La recherche médicale dans les archives du CNRS

    Pour la période 1934-1949, versement AN 80-284 (sauf autres indications)
    Pour la période 1950-1968, rapports d’activité annuels du CNRS, versement AN 94-035 (d°)
    A partir de 1969, archives du Comité national, PV du Directoire du CNRS, versements AN 79-243, 82-433, 83-008 (d°)

    1934

    Commission des Offices, Coordination des services de la recherche scientifique, rapport De Calan, octobre 1934.
    Activités de la 1ère section de la Caisse des recherches scientifiques. Recherches biologiques, 123 subventions, 635 000 F. Tuberculose et cancer, 14 subventions, 100 000 F (loi du 30 avril 1921). Epuration des eaux, 7 subventions, 145 000 F Sur un budget total de 1,8 MF pour la Caisse. "Le rapport annuel de la Caisse permet de constater que les subventions sont en majorité attribuées à des membres de l'Enseignement supérieur. Mais les laboratoires subventionnés dépendent d'autres administrations que du Ministère de l'Instruction publique. Par exemple l'ancien Institut d'hydrologie et de climatologie est rattaché au Collège de France ou le Laboratoire de l'Office national d'hygiène sociale".

    1938

    Avril. Réunion du Conseil supérieur de la recherche scientifique.
    Discours de Jean Perrin : "Début 1937, nous avons créé une section de 'médecine expérimentale' au CSRS pour laquelle nous avons exprès choisi le titre qu'avait au Collège de France la chaire de Claude Bernard.../ Ainsi nous allons enfin pouvoir utiliser pour l'un des groupes de recherche où s'attache le plus notre espérance, ces jeunes travailleurs enthousiastes des facultés de médecine et de pharmacie qui comprennent que la guérison de nos maux résultera le plus souvent d'études poursuivies sans buts immédiatement utilitaires et devant être classées parmi les recherches de science pure. La nouvelle section est organisée par le doyen Gustave Roussy".

    André Mayer annonce l'ouverture d'un Institut de la nutrition et des enquêtes sur l'alimentation qui regroupe les labos d'énergétique de Société d'hygiène alimentaire, physiologie de la nutrition de l'EPHE et les enquêtes sur la nutrition de Lucie Randoin, une entreprise lancée en 1935 sous l'égide de la SDN qui a permis de réunir les premières statistiques fiables sur les habitudes alimentaires des français.

    Composition de la nouvelle section de médecine expérimentale du CSRS (6 sur 11)
    Achard, Charles, Ac sc, Ac méd Med, pdt.
    Baudouin, Alphonse, F méd Paris
    Brumpt, Emile , fac méd Paris
    Bugnard, Louis, fac méd Toulouse
    Collin, Rémy, fac méd Nancy
    Cornil, Lucien, fac méd Marseille
    Debré, Robert, fac méd Paris
    Flessinger, Noel, fac méd Paris
    Gosset, Antonin, Ac sc
    Leriche, René, Coll de France
    Mouriquand, Georges, fac méd Lyon
    Nicloux, Maurice, fac med Strasbourg
    Roche, Jean, fac méd Marseille
    Soula, Camille, fac méd Toulouse, CNAM
    Tiffeneau, Marc, fac méd Lyon
    (Membre Hors sect Florent E. Terroine)
    (AN 80-284, l. 42)

    29 juin
    Maris présente à Jean Perrin les recherches d'un certain Louis Bugnard qui engendre de monstrueux protozaires à sacs folliculaires rhopaliques par induction magnétique /80284 l 52/

    5 novembre
    Discours du recteur Roussy à la séance de rentrée de l'Université de Paris : "Il nous faut des séminaires de travail avec des laboratoires et des bibliothèques assez amples pourrépondre à l'appel de toutes les curiosités intellectuelles. Et notre ami Jean Perrin l'a compris dont l'effort de persuasion vient d'aboutir à la création d'un vaste organisme de recherche scientifique (le CNRS). Ainsi ne verrons nous plus comme au siècle dernier un Claude Bernard agé de trente ans et qu'ont déjà rendu notoire de retentissantes découvertes, s'arrêter décourgagé par la situation faite aux hommes de science et se demander s'il n'abandonnera pas la recherche désintéressée pour la pratqiue médicale".

    10 novembre
    Note Delbos, L'institut de biologie du CNRS (créé le 21 mai 1937) comprend trois sections : l'Institut du travail rattaché au CNAM (1936), l'Institut de la nutrition et l'Institut de Biométrie humaine de Henri Laugier. Les collaborateurs techniques sont : Mlle Charretier, M. Grandjian, Mme Meired-Devals, M. Krauss, Mme Lipschitz (bio hum), Mlles André, Chevalier, Hueber, Pesnel et Surget (nutr.) Enquetes sur l'alimentation : Mlle Blanchard, Mlle Caillot, M Dusseaux, Mlle Flammarion, M Gero, Mlle Gramond, Mlle Huguet, M Le Gallic, Mlle Leguiller, Marc, Mme Pelleau, mlle Perraud, Mlle Rey, Mlle Sosson.


    1939

    Haut comité de coordination de la recherche scientifique et technique. Rapport général (80 284 liasse 30) Rapports annexes par la Commission de l'hygiène, travail humain, alimentation et culture (n°13, 14 et 16) Laugier rapporteur. Les recherches en biométrie, profils biologiques. Aviateurs. Etude des populations de l'Empire. n° 15 Plan de recherches scientifiques appliquées à l'agriculture et à l'horticulture (Chouard)

    Inventaire des laboratoires pharmaceutiques réalisé dans le cadre d'une éventuelle mobilisation (80 284 liasse 21)
    - Laboratoire de biochimie médicale, 19 rue Van Loo Paris 16/ arsénobenzols collutoires/ dir Pierre Jacquemin Fred Lehnhoff, Cherles Desgrez, dr en pharmacie/ 11 personnes/ 1 frigidaire 1 cenrifugeuse, 1 microscope
    - Laboratoire du dr A. Grimberg, analyses médicales, 4 chercheurs
    - Laboratoire d'ananlyse des substances alimentaires dr Gaston Sellier (propriétaire des murs), travaille seul, Paris (14)
    -Laboratoire biologique André Pâris/ préparation de solutions hypodermiques en ampoules/ 2 chercheurs, Paris (15)
    - Laboratoire du bactériophage/ Théodore Mazure pharmacien/ 3 chercheurs yougoslaves
    - Laboratoire homéopathiques modernes/ René Baudry/ Levallois / étant donné la spécialisation de nos labos ceux ci sont peut aptes à servir à des fabrications de guerre.
    - Laboratoire de biologie appliquée Carrion / Louis Cuny/ analyse méd./ Paris
    - Laboratoire d'analyses médicales Cazes/ Saint Georges Chaumet
    - Spécialités pharmaceutiques Cordial/ André Guilhard/ Paris
    - Laboratoires Dausse, pharmacie galénique
    - Laboratoires Louis Deglande
    - Produits de stomatologie et dentifrices scientifiques/ Serge Kostritsky
    - Laboratoire E Ferré, J. Leroy, fabrication de comprimés effervescents
    - Laboratoires Fournier Frères, dr Joseph Albert Fournier, dr en médecine, lic es sciences, né 1870/ préparation de produits pharmaceutiques/ A Fournier ancien préparateur en Sorbonne, s'occupe à l'heure actuelle de gaz de combat/ 10 collab.
    - Laboratoires Licardy Neuilly, conditionnement de produits pharmaceutiques, dir Jacques George, ils sont deux.
    - Produits pharmaceutiques Lumière et clinique Lumière Lyon, labo phamraco construit en 1900 à Lyon, 19 chercheurs, une dizaine de coll techn., 20 ouvriers, recherche de nouveaux produits pharmaceutiques et toutes analyses requises par la clinique
    - Laboratoire de médecine légale de la faculté de médecine de Paris, dir pr. Balthazard, fac de méd, pl. Mazas. 3 cherc. 2 coll.
    - Laboratoire Mativell, dir Marcel Billat, 75015, glucides et alcaloïdes, un cherc.
    - Laboratoire de l'usine Grimault, contrôle des spécialités pharmaceutiques, un cherc. Ed. Reynoult
    - Laboratoire de l'usine des produits pharmaceutiques Robin, Antony, controle des matières premières, dr. Bourquert.
    - Laboratoire de recherche de l'hopital Saint Michel/ dr Hubens-Dubal préparation des protéines extraites des cancers, laboratoire de Mlle Lebert, examen clinique, 75015
    - Laboratoires Sauba, fabrication de 500 spécialités pharmaceutiques dont la variété constitue un véritable arsenal thérapeutique, 3 cherc. Montreuil
    - Laboratoires Crinex Paris, chimie et physiologie/ 500 rats
    - Laboratoire La Vasicine, dir Cesar Derbecq, 75009 la Vasicine est un produit pour la circulation du sang, atelier de conditionnement
    - Laboratoires Midy, Marcel et Robert Midy, traitement des rhumatismes, Paris
    - Laboratoires Astier, dr. Pierre Astier, Paris (16), fabrication et vente de produits pharmaceutiques
    - Laboratoires Pierre Aubry ampoules pharmaceutiques, Paris (16)
    - Laboratoire Rasetti (dr. en pharmacie), atomisation évaporation dans le vide
    - S.A. pansements brevetés Corbière, dir Gaston Auger, pharm., préparation d'ampoules hypodermiques. Paris (17)
    - Laboratoires du dr. Coirre, Paris, fabrication de produits pharmaceutiques, deux laborantines juives.
    - Laboratoire de la liposeptine, Lille, fabrication de sirops et d'elexirs, Jean Lemoine pharmacien.
    - Laboratoire Eugène Isuard, pharm., Paris, essais sommaires des produits pharmaceutiques
    - Etablissements Roques, laboratoire de chimie minérale
    - Laboratoire d'analyses biologiques du dr. Vagram, Paris, dir. Echilinguirian dit Wagram, bactériologie, autovaccins, bactériophages, diagnostic biologique de la grossesse
    - Laboratoire de recherches biologiques de préparation de sérums et vaccins à usage vétérinaire,
    Cuvillier, Gisors, Eure
    - Labo Cooper, Paris, Coopération pharmaceutique française, analyses médicales, Georges Francke.
    - Laboratoire biologique Jean Lepeut, Paris, fermé pour cause de maladie
    - L'armanite, Paris, fabrication de permenganate d'argent pour la pharmacie, Victor Chauvette
    - Laboratoire d'analyses médicales Oliviéro et Dumartras, paris, analyse méd.
    - Laboratoire du dr. Payot, Paris, produits de beauté
    - Laboratoire du dr. Mialhe, fabrication de digitaline
    -Laboratoires de la SARL J. Bengue et fils, Paris, fabrication de spécialités pharmaceutiques, Alexandre Lesparre.
    - Insitut de sérothérapie hémopoiétique à Romainville, mise en ampoule de sérums, laboratoire de bactériologie, cheveaux lapins, douze autoclaves, fabrication de sérums, de vaccins, Gaston Gallo, dor vétérinaire
    - Laboratoires Georges Tixier, dr. en pharmacie, à Pantin, opothérapie, biologie, chimie biologique, centrifugeuse, pas de bête, Théodore Spengler du Polytechnikum de Zûrich
    - Laboratoires de la parfumerie Bourgeois à Pantin, 2 cherc.
    - Laboratoire F. Hoffmann-La Roche et Cie à Fontenay s/Bois, synthèse de petites quantités de produits organiques, analyses, essais biochimiques. dir le suisse Jean Jeannerat
    - Laboratoire l'organotchnic, Joseph Badreau, dr en pharmacie, Aubervilliers, produits physiologiques
    - Etablissements Nyco, Aubervilliers, synthèse organique d'excipients pharmaceutiques, dir Lafage
    - Laboratoire de la compagnie générale de radiologie (tubes à vide, lampes triodes, pompes à vide) usine d'Asnière, directeur F Gauttier du Parc, Marcel Matricon ing. ESE
    - Parfumerie Jean Patou, St Ouen, dir Yvonne Baby
    - Laboratoires Péloille (pharmacien), Champigny s Marne, fabrication de sparadraps et bandes adhésives
    - Laboratoires Charles Roux, dr en pharmacie, Malakoff, fabrication de spécialités pharmaceutiques
    - Laboratoires Elizabath Arden, toute la recherche se fait à New York
    - Parfumerie SA Coty, dir Raymond Goéry, analyse des matières premières entrant dans la parfumerie
    - Parfumerie Croll, Suresne
    - Laboratoires Substantia à Suresne, fabrication de produits pharmaceutiques, mr. Scheidel-Buchet
    - Lancome SA, Courbevoie, travaux d'émulsions
    - Etablissements Léopold Baserom, parfumerie, Bois Colombe, un ing. diplomé de l'U. de Riga
    - Laboratoire de chimiothérapie et de syphillis expérimentale de l'I. Alfred Fournier, Paris, 200 lapins, 2000 souris, labos très outillé, installation complète de filtration bactériologique, dir lab Constantin Levaditi.

    12 juillet
    CNRSA, Comité spécialisé pour l'étude des problèmes de l'alimentation
    (Mayer, Mouriquand, C. Richet, Schaeffer, Terroine, Chevallier, mme Randoin. Longchambon confie la présidence à André Mayer)
    Enquête sur l'alimentation a montré que les besoins de la population métropolitaine sont à peu près couverts par la production. Pour certains aliments indispensables et en particulier pour les vitamines, la marge de sécurité est très étroite. Au cas où une partie du territoire viendrait à être envahie ou bien si la main d'œuvre agricole était trop réduite la production deviendrait inférieure aux besoins. Production de lait, il semble que les laits écrémés soit trop pauvres en vitamines Mayer demande à Mouriquand de bien vouloir remettre un rapport sur la valeur diététique des différents procédés de conservation du lait, spécialement en pédiatrie. Vitamines Levures alimentaires. Vitamine A et huiles de foies de poissons, Mayer propose de charger AC d'un rapport sur le stockage et la conservation, Cheftel et Machebeuf chargés d'un rapport sur la collecte des foies de poisson. Fabrication artificielle de vitamines, Aubel fait remarquer que la pluspart des procédés actuels sont brevetés par les Allemands. Restriction alimentaires en temps de guerre, Question posée par Charles Richet. Mayer fait remarquer que cette question est particulièrement importante pour les adolescents. Richet chargé d'un rapport. Soja dans l'alimentation humaine, rapport Demolon.Conservation de vitamines dans les légumes secs, Mayer demande un rapport.

    11 septembre
    Note Terroine au président de la commission de chimie du CSRS. "On me prive de René Wurmser, mon spécialiste de la spectrographie. Puis je utiliser les moyens du laboratoire de Claude Fromageot à la factulté des sciences de Lyon?"

    1940

    15 mars
    Note Ghilardi l'Institut biologique du froid (Meudon Bellevue) s'occupe de physiologie humaine, de cryothérapie, de l'action du froid sur l'homme (aviateurs), de la microbiologie du froid. Il comporte quatre sections où viendraient travailler chimistes et médecins. Projet de construction d'un caisson 4,5/2,5, -75°c, 7 cm mercure. (réunion 13 février 1940) (80284, l-52)


    Comité spécialisé pour l'étude des problèmes scientifiques de la cicatrisation
    28 mars
    E Fourneau, laboratoire de chimie thérapeutique de l'IP, signale un rapport du pr. Chevallier du Museum sur les Gommes-Resines. "Je ne sais s'il y une bonne technique pour l'étude sur les animaux, mr. Carrel s'est occupé de la question, sa méthode parait un peu barbare, mais elle pourrait être modifiée..../ Enfin l'antisepsie est essentielle.."

    6 avril, première réunion du comité
    (Abeloos, Aubel, Binet, dr. Chevallier (pr. Marseille), Chouard, Courrier, Ephrussi, Faure-Frémiet, Fourneau, Giroud, Jolly, Lambret, Leroux, R. Levy, Millot, Marquis, May, Maher, dr Jacques Mawas (EPHE), Moricard, Policard, Randoin, rey, Ing. de Rudder, Roche, Vlès, Verne, Wurmser).
    Communication de Fauré Frémiet et May, action chimiothérapique dans la cicatrisation : Wurmser. M. Lacassagne reste à la disposition du comité, mais ses occupations ne lui permettent pas d'en faire partie. pdt. élu, M. Jolly. Wurmser, rapport sur le potentiel d'oxydo réduction et la cicatrisation des plaies. Mayer : le rapport phosphore calcium est très mauvais dans la ration (alimentaire) française, des laboratoires de culture des tissus sont à équiper à nouveau. Rapport Fauré Frémiet : mécanismes histogéniques de la cicatrisation (11 mai 1940) mécanisme cellulaire (cellules mobiles véhiculées par tissus conjonctif et constitution d'une charpente cellulaire), multiplication et division (différenciation) cellulaires, travaux de Rapkine; cristallisation fibrilaire du collagène. Concl : mesure de rapidités de cicatrisation. Rapport sur le rôle des vitamines dans les processus de cicatrisation, role des vitamines B et A (huile de foie de morue). Rapport sur le rôle des vitamines dans le processus de cicatrisation A. Giroud. Action des agents chimiques sur la cicatrisation des plaies, E Aubel. Rapport sur le rôle des agents oxydants et reducteurs sur la cicatrisation, R. Wurmser. L'importance du glutathion évoqué par Rapkine. Mais il n'est pas possible de se faire actuellement une idée précise sur la question. Action des agents physiques sur la cicatrisation des plaies, rapport Vlès (25 4 40), les notions que nous possédons à l'heure actuelle relatives à l'action des agents physiques sur la cicatrisation des plaie sont sensiblement toutes d'origine clinique. Pour une physique de la plaie. Héliothérapie de guerre. Utilisation des rayons UV v/ IR. Sur le rôle des hormones dans la cicatrisation, Courrier, influence de la thyroîde sur la croissance et la regénération osseuse. Role de l'insuline (Ambard) dans la nutrition locale. On sait l'action des extraits embryonnaires ou tréphones de Carrel dans les cultures in vitro.
    Rapport sur la cicatrisation nerveuse Raoul May (6 4 40). Rapport sur la physiologie des réparations osseuses, Jean Roche. Rapport sur la cicatrisation des plaies de l'œil. Proposition de programme d'expérimentation des vitamines (B1) sur la cicatrisation.

    12 avril : programme R. Courrier : étude de l'action des hormones dans la regénération des tissus détruits (prolifération cellulaire) en collaboration avec Boris Ephrussi. Ce travail serait effectué dans mon labo du Collège de France

    19 avril : Gautheret : proposition de programme d'expérimentation des vitamines sur la cicatrisation

    24 avril : F. Vlès demande travailler sur cicatrisation (il est attaché à poudrerie du Bouchet)

    26 avril : Longchambon demande mutation de Moricard au Val de Grace
    Note 'Brit. med.' en 1925 A. Carrel a montré que l'extrait embryonnaire accélère la cicatrisation


    Comité spécialisé pour l'étude des problèmes de la transfusion sanquine
    16 mars, première réunion officieuse (Roussy, Jammes, Jolly, Leblond (coll de F) Gosset, Tzanck (97 bd Malesherbes, Paris 17) girard, Wurmser, Fauré Frémiet, Mayer).
    Roussy : il n'y a pas en ce moment de problème important en matière de transfusion sanguine. La première question à envisager consiste à reconnaitre quel est le type d'hémorragie dont a souffert le patient, afin d'avoir si poissible un test qui permette de savoir s'il suffit de lui ingecter du sérum physiologique ou s'il faut lui injecter du sang, et quelle quantité. La seconde question concerne les tests qui permettent de juger de la valeur d'un sang conservé. Enfin on discute des procédés de conservation. C'est le problème de la contradiction entre les tests cliniques et les examens microscopiques... Nous savons à quel point les veines tantôt tolèrent n'importe quoi et tantôt font les accidents les plus graves pour les choses les plus anodines.../ Est ce que nous sommes surs qu'en injectant du sang conservé nous pratiquons une greffe véritable? Injection à une femme de groupe O génotype M du sang O, mais génotype L est restée pendant trente jours de type MN pour redevenir M.
    Jammes : le problème la conservation, les ampoules n'eccède pas 12 jours de durée pratique, peut on doubler ce temps? (proposition Wurmser, dr. Briault, de modifier le pH du sang)
    Tzanck : oui mais cette méthode doit être validée par des tests. Le procédé actuel de conservation du sang est le citrate de soude.
    Girard : c'est probablement le plus mauvais. Il faut utiliser l'héparine, ce que l'on ne fait pas en France. J'ai fait des tests de préparation industrielle, moins chers que les Américains. L'héparine, c'est le procédé de la nature.
    Wurmser : utilisation acide citrique et soude. Expérimentations sur les animaux.
    Gosset : problème du temps de transport (quatre jours de province à Paris). On a employé du sang vieux, mais si on le fait systèmatiquement on aura des malheurs.
    Tzanck : problème de la double coagulation (la seconde au bout de 48 h, rejettant les globules rouges)
    Gosset : les Anglais prennent 500 gr. ils sont plus généreux que les français (250gr). Espoir : les sérums sanguins.
    Mayer : la transfusion immédiate de donneur à récepteur est impossible militairement.
    Gosset : nos ampoules ne font que 250 gr. Mais si vous voulez vraiment remonter un homme il faut 1 kg.(de même pour la femme en couche).
    Mayer : à 1 kg on donne effectivement au transfusé une capacité respiratoire réelle.
    Gosset : toutes les transfusions militaires devront être d'au moins un litre.
    Mayer : il y a aussi l'effet d'une petite transfusion pour réveiller un homme à plat . A t'on des indications sur l'utilisation par les Anglais de sangs ou de sérums séchés?
    Tzanck : En réalité, il y a trois raisons de transfuser : hémorragie rapide et arrêt de la circulation sanguine, l'injection d'une petite quantité de sang et d'une grande quantité de liquide (sérum polycitraté de Normet) remet la circulation en route. Mais le sérum n'a pas d'effet physiologique.
    Wurmser : une hémorragie sévère n'épuise pas pas la réserve de globules rouges chez l'homme
    Tzanck : question qualité, il faut refuser les sangs hémolysés (examen microscopique), mais avec des petites quantités (10 cc) on n'a jamais d'accident. On peut injecter de l'eau distillée jusqu'à 50 cc mais en allant lentement. Il faut aussi rejeter les sangs avec des globules crénelés... Nous sommes actuellement dans une situation terrible, si nous utilisions les techniques indiquées, sur 200 ampoules, nous en trouverions 190 d'inutilisables.
    Girard : la crénelure est due à la vitesse de déplacement des globules dans un champ électrique.
    Jolly : la forme normale du globule est discoïde...
    Mayer : Tzanck a l'air de dire qu'il faut transfuser du sang sans hémoglobine
    Tzanck : pas à moins de 5% en tout cas. Le sang est bon tant qu'il y a des empilements de cellules discoïdes. D'autre part je vous présenterai une méthode de conservation sous oxygène (possibilité d'injection sous 20 jours). Nous avons à l'heure actuelle plus de 1000 transfusions pratiquées à Paris.
    Roussy : une question à Mayer, considérez vous comme important la conservation des globules blancs et des plaquettes?
    Tzanck : les avis sont discordants sur la conservation des plaquettes. Quant au globules blancs on les voit diminuer, mais peut être est ce parceque les globules rouges se chargent de l'hémoglobine.
    Jolly : j'ai fait des expériences sur des cobayes sur la pycnose, la disparition des polynucléaires par dessication
    Tzanck : je commence à ne pas avoir de réaction par demi cc d'hématie dilué dans le double d'eau distillée
    Girard : En matière de conservation je ferai toujours passer les polysulfonés après l'héparine (mais son cout de fabrication est élevé, 350/400 F les 100 grammes).
    Wurmser : doit se rancarder sur les procédés d'anticoagulation physique. Nous avons travaillé sur des sangs chargés d'antiseptique.
    Tzanck : demande d'inclure Hamburger dans la commission.
    Chouard propose Chevallier et Genevois
    Mayer : si la question des vitamines devient intéressante, on les mettra.
    Wurmser : question matériel, si nous voulons faire du travail scientifique, il faut des animaux de laboratoires.
    Gosset : le service de santé des armées vient prendre le sang à Saint Antoine. Puis il y a une série de centres régionnaux : Marseille, Lyon, Caen. mais nous n'avons pas assez de donneurs (les Anglais en ont 80000); le budget du Centre Saint Antoine de Paris (Finances) est de 13 MF (décision Paul Reynaud)
    Si on arrive à conserver le sang 20 jours on triple notre stock. Le sang conservé n'a pas bonne presse dans les armées, on aime mieux la transfusion sur le tas.... Mais les jours de grande attaque, le sang frais n'existera pas...
    Rapport sur la teneur en vitamine A du sang des donneurs de centre de transfusion de Paris (A. Chevallier, M. Sureau). 23% des sujets sont carencés. L'injection de Vit. A parmet dans 73% des cas un relèvement des taux. Concl : on doit surveiller l'alimentation des donneurs. Quant au tranfusé cette voie d'administration absolument physiologique peut être utilisée pour apporter au malade les vitamines, les hormones et certains agents dont il peut avoir besoin.

    3 avril
    Rapport Pierre Girard sur les moyens chimiques de conserver la fluidité du sang, plaidoyer pour la fabrication d'héparine. Traitement des hémorragies, test permettant de reconnaitre la quantité de sang à injecter, rapport A. Tzanck." Lors d'une perte sanguine, les symptomes observés traduisent les troubles d'automatises régulateurs (collapsus, choc) bien plus que l'hémorragie elle-même. La perturbation de ces automatismes peut entrainer la mort avant même que l'anémie ne soit incompatible avec la vie. A condition que l'hémostase soit assurée, tout liquide de remplacement peut être aussi efficace que la transfusion sanguine...et c'est cette efficacité qui fit attribuer à des substances diverses des propriétés mystérieuses"
    Rapport de René Wurmser, le problème de la stabilisation du sang. Dans le laboratoire de Pierre Girard, préparation d'anticoagulants polysulfonés du type de l'héparine. "C'est la seule solution à retenir actuellement, mais en attendant améliortion du citrate" (réalisé dans mon labo avec laboratoire central de l'Armée du médecin colonel Jame)

    6 avril
    Première réunion du Comité au CNRS
    Test permettant de reconnaitre la quantité nécessaire de sang à injecter (Tzanck)
    Tzanck : objection contre l'héparine, rendre incoabulable le sang transfusé.
    Girard prend en charge l'apprentissage de la fabrication de l'héparine
    Pagnez souligne le danger de l'hémolyse quand on réchauffe trop vite le sang
    Tzanck expériences sur animaux, en cas d'ulitilisation des mêmes génotypes, il est possible d'affirmer la valeur de greffe vivante;
    Jame : tests d'innocuité du sang conservé au Val de Grace
    Tzanck : tests de conservation S Antoine
    Girard : tests sur l'héparine (avec Tzanck)

    26 avril
    La transfusion sanguine dans les intoxications par le pr. Léon Binet, (transfusion sanguine et intoxication alimentaire, ingestion d'amanite phalloide) Claude Bernard avait raison (leçon sur les anesthésiques et l'asphyxie), la transfusion combinée à la saignée amène la désintoxication de l'animal. Index du taux de l'hémolyse (travaux menés avec Wurmser) "On suspecte la toxicité possible de l'hémoglobine libérée, Cannon et Bayliss ont établi le poids moléculaire de l'hémoglobine en 1933. Fontes, Thivolle, le Sang 1934 ont confirmé le role toxique de l'hémoglobine hétérogène. Delaunay et Gnoinski congrès international de la transfusion Paris 1937 Le Sang, insistent sur le role d'une hémolyse partielle pour l'excitation des centres hématopoiétiques et respiratoires.. Après avoir pris connaissance des nombreuses communications concernant les transfusions de sang conservé en Russie au cours de la guerre d'Espagne, on ne peut que rallier l'opinion du pr Jeanneney qui conclut à l'utilisation du sang conservé jusqu'au 15ème jour". Rapport du pr Wangermez (Bordeaux) transmis au CNRS en mars 1940 sur l'étude du sang conservé à la glacière poursuivie depuis le mois d'octobre 1939. Jeanneney, Carrel suggère de rechercher la pression sesmotique, le pH et la capacité respiratoire du sang conservé.
    Rapport sur la teneur en vitamine A du sang des donneurs du centre de la transfusion de Paris, A Chevallier et M Sureau.

    4 mai : rapport Binet sur la transfusion sanguine dans les intoxications par le gaz. Note du dr. Briault exposée au comité spécialisé pour l'étude des problèmes de la transfusion sanguine. "Au cours d'une mission dont j'ai été chargé par le laboratoire central de l'armée, j'ai eu l'occasion de pratiquer en compagnie de mon confrère Henri Olivier des transfusions de sang de blanc à nègre". Deuxième rapport de René Wurmser exposé au Comité spécialisé de la transfusion. Influence de la température sur la conservation du sang (la temparature la plus favorable est -0,5° c.)

    8 mai : Note Longchambon. Questions à aborder avec les Brits : Emploi du sang dilué dans la transfusion, emploi de l'héparine dans la conservation du sang, emploi du plasma humain dans la transfusion

    9 mai : Pierre Girard à CNRS. Les anglais utilsent ils l'héparine? Les anglais ont ils des informations sur les effets hématopoiétiques de l'hémolyse du sang?

    11 mai : Dir. CNRS à mr. Montel, dir. de la mission scientifique franco-britannique, désignation des membres : James, Jeanneney, Binet, Tzanck, Wurmser, Bazy, Justin-Besançon, Cordier Ajouter : Binet et Bugnard, départ mission CNRS en G-B le dimanche 2 juin 1940, Bugnard pourrait prendre des contacts à Londres.

    15 juin : La transfusion de sang dilué, pr. Léon Binet, M.V. Strumza. (séance du 15 juin 1940) Intérêt de combiner utilisation de sérums artificiels et transfusion de sang frais en médecine de guerre. Expérience sur les chiens (par centaines)


    Comité spécialisé pour l'étude des problèmes physiologiques du choc
    17 avril, première réunion ( pr Gosset fac sc de Paris (président du comité), Pierre Duval, med cel Bazy, med cel Jeanneney, pr Levœuf, méd lt Jean Gosset, Ameline chirurgie hop Paris, André Mayer, med cdt L Binet, Justin Besançon, Delarue, Roussy, méd cne Cordier (véto), Leblond du laboratoire de synthèse atomique).
    Jeanneney : les voies qui conduisent au choc. Justin Besançon : préparation d'une fiche d'interrogation sur les observations faites ou à faire sur le choc. La pathogénie du choc. Cordier : la thérapeutique du choc Justin Besançon expose les difficultés qui résultent du fait que depuis la dernière guerre, les clinciens et les physiologistes ont manqué de liaison.

    8 mai : Les bases thérapeutiques du choc par M D Cordier. Physio pathologie du choc : l'atonie, l'anoxie tissulaire, traitement préventif local : hémostase, amputation, réchauffement, traitement de la douleur , prudence avec la morphine (anoxie), moyens mécaniques (respiration artificielle), moyens médicaux (pas d'adrénaline, un vasoconstricteur, mais un toni cardiaque (pitressine, strychnine ou caféine) hormone cortico-surrénale (cortine), oxygénothérapie et carbothérapie, histaminase et antihistaminase, restauratin du volume sanguin (sérum lyophile).
    Pathogénie des états de choc traumatique par L. Jutin-Besançon. Pendant la guerre précédente, le Medical Research Committee tirèrent les leçons de la chirurgie de guerre, le livre de W.B. Cannon (1923) expose ces faits. Un choc n'est pas une syncope, mais un épuisement endocrinien des surrénales. Cannon donne comme première raison du collapsus la chute de la pression sanguine (Tzanck). Nécessité d'augmenter la perméabilité de la paroi capillaire. La résoption des produits de l'attrition musculaire, des brulures cutanées ou des pullulations microbiennes est accusée par les cliniciens et les biologistes de conduire à l'état de choc (la levée du garrot facteur toxique). En fait tout ceci devrait être controlé. La pathogénie des états de choc est complexe et les facteurs traumatiques multiples. Plusieurs sont insuffisement connus, il existe des documents physiologiques qui s'adaptent mal à la réalité clinique, ou des impressions cliniques dépourvues de l'appui expérimental. Il convient donc de reprendre le travail de laboratoire en liaison étroite avec la chirurgie de guerre, comme l'a fait en 1917-1918 le comité anglo américain présidé par Starling pour tirer des directives thérapeutiques.
    Rapport de G. Jeanneney, Les voies qui conduisent au choc. Ecole française de la guerre de 14, Quénu et Duval ont établi que le choc était un sydrome depressif avec toxénie. Oui à la thèse de l'intoxication par autolyse des tissus broyés, ces remarques montrent l'importance du système nerveux dans le choc et apportent confirmation d'une vision quasi prophétique de Claude Bernard sur la manipulation des organes nerveux (endocrinologie).
    L'oxygénothérapie au cours du choc L. Binet, J. Gosset. Le traitement de l'état de choc par les sérums artificiels, A Gosset, L Binet.

    14 mai : Laugier assiste à la séance ainsi que MM Bugnard, Chouard et Roy. La fiche Jeanneney Justin Besançon est trop complexe pour pouvoir etre utilisée aux armées (Etats de choc, fiche clinique et thérapeutique, La presse médicale, n°36 17 avril 40). Difficulté de prévoir des "centres de choqués" dans la guerre de mouvement. Le blocage anesthésique des nerfs dans la thérapeutique du choc, orientation de recherches, P. Wertheimer. Les centres vasomoteurs ne répondent plus aux sollicitations périphériques (Cushing). La paralysie vasomotrice est elle un phénomène d'ordre physiologique? Quel est le rôle des mécanismes endocriniens? Les excitations douloureuses sont elles la seule origine des chocs? Le choc lié à la levée du garrot (et cocaïnisation).

    Session du CSRS de mai 1940.
    Demande des sections (publications). Maths : 97 000, mécanique : 210 000, physique : 300 000, chimie : 210 000, biologie : 270 000, médecine : 120 000, sc nat : 450 000, hist géo : 630 000, philologie : 370 000, philosophie : 130 000, sciences sociales : 120 000 (total 3 000 000)

    23 juillet
    Fabrication de vitamine A à partir de foie de thon, A. Chevallier demande facilité Commission armistice pour pêche au thon et acheminement des organes à usine Byla de Gentilly (procédé Chevallier) (AN F60 609)
    Michel Macheboeuf rapport à Charles Jacob. « Des les lendemains de la défaite, il m'est apparu que l'emploi d'ersatz alimentaires serait à envisager pour l'alimentation des populations. Il conviendrait de ne pas chercher des succédanés synthétiques, mais au contraire le moyen de faire consommer par l'homme des produits habituellement dédaignés et que nous possédons en France». Propose l'utilisation des tourteaux d'arachides pour des crèmes-sandwich sans viande ou d'huile et de sucre fabriqués à partir des pépins de raisin. Réalise des produits charcutiers grâce à la récupération du sang dans les abattoirs, il déplore que la firme Olida de Lyon ne puisse en assurer la commercialisation, faute de fer blanc pour fabriquer les boites. (80284-36).

    Décembre
    Rapport à M le Ministre de l'Instruction publique sur le CNRS par Charles Jacob de l'Ac. des Sc. prof. à la Fac des Sciences de Paris
    L'Institut de biométrie humaine trouve son origine dans laboratoire de Viroflay de la Cie des Chemins de fer de l'Etat. En 1936 H. Laugier songe à étendre et à rendre plus scientifiques les méthodes (de tests psychométriques). Ontient crédits de la CNRS. Institution se régularise par un arrété du 5 octobre 1937, Laugier directeur, Mme Weinberg, secrétaire gale. Cet institut reste à Viroflay jusqu'en mai 1940 ou il est transféré à l'INOP rue Gay Lussac, dirigé par M Piéron. Objet mesures et statistiques sur l'homme. Ont collaboré MM G. Darmois et Delaporte. On pense arriver ainsi à définir scientifiquement des groupes humains, en vue des applications, sociologie, orientation professionnelle, voire la médecine (préventive), mais aussi la recherche théorique : connaissance des races et classification à adopter pour l'humanité. En 1940, dir Mlle Weinberg + 5 aides techniques. Crédits 540 000 F de 1936 à 39, pour 1940 : personnel : 129 000 , matos : 125 000 F.

    L'Institut de la nutrition et les enquetes sur l'alimentation.L'idée en revient à André Mayer qui voulait non un établissement nouveau mais un regroupement des efforts. Il existait auparavent, une société d'hygiène alimentaire (16 r de l'Estrapade à Paris), un laboratoire d'énergétique (Gasnier, assistant au Coll de Fce.), la seule installation calorimétrique de France pour l'étude de l'homme. C'est autour de ce dernier que s'est greffé l'I de la nutrition créé par la CNRS le 15 juin 1937. Budget annuel : 130 000 F Puis le CNRSA a installe le Comité spécialisé de l'Alimentation présidé par A Mayer. Celui ci a travaillé, quoique de façon un peu désordonnée, sur les vitamines et les aliments de remplacement (Macheboeuf, Chevalier, Genevois, Chouard, Jacquot). J'ai désigné Chevalier et Jacquot pour la liaison avec Vichy. Les enquetes sur l'alimentation ont pour directeur théorique, A Mayer, en pratique le travail est effectué par Mme Randoin dont on connait les beaux travaux sur les vitamines.
    Conférence SDN de 1935, sur l'alimentation populaire à l'instar de ce qui avait été fait dans les états totalitaires, All, Italie, Japon, URSS. En France l'enquête a démaré avec des crédits pris sur le fond de chomage. Trois enquêtes : production et importations de matières alimentaires (enq. publiée en 1937, L. Randoin)/ ensuite enquete sur l'alimentation dans les diverses collectivités (terminée)/ alimentation dans les familles (1937/38), enquête à terminer, faut-il le faire? Valeur scientifique est contestée par certains spécialistes dit Jacob. Une vingtaine de personnes rue de l'Estrapade. Cout 1,5 million de F.
    L. Randoin dirige le Laboratoire de physiologie de la nutrition rattaché à la 3ème section des Hautes Etudes; il s'agit d'un labo de recherche pour les questions d'alimentation. C'est aussi un labo de contrôle biologique des vitamines, expériences sur animaux, financement par industrie pharmaceutique. Souhait d'une coordination interministérielle.


    1941

    15 novembre
    Inventaire des labos universitaires 1941-42, enquête diligentée par Charles Jacob (dir. CNRS)
    Toulouse, 14 labos soutenus par le CNRS dont celui de Bugnard (médecine)

    24 juin
    Laboratoire de physiologie de la nutrition, rapport Randoin, justificaction d'utilisation des subventions, liste de tirés à part, demande de budget pour 1941, 120 000 F (7 personnes), 60 000 de matos total, 180 000 F. Alimentation collective des familles, travaux suivis par Secrétariat gal à la jeunesse (Lamirand), secours à la famille des prisonniers de guerre (Huntzinger), Secours national. Dosage de la vitamine C dans les confitures d'écorce d'orange. Etude de la valeur nutritive du rutabaga. Etude des biscuits à la caséïne. Etude de la valeur antiscorbutique de juits de fruits, rosa canina, kumquats,... (80 284 l.49)


    1942

    février
    Composition du Conseil supérieur de la recherche scientifique, section Médecine et physiologie humaine médecine (JO du 1 fav. 1942, AN F60 609)
    Schaeffer, Georges, fac méd Strasbourg
    Roche, Jean, fac méd Marseille
    Collin, Rémy, fac méd Nancy
    Fiessinger, Noel, fac. méd Paris
    Baudouin, Alphonse, fac med Paris (doyen)
    Leriche, René, Coll de France
    Mouriquand, Georges (Lyon)
    Chevallier, André (dir. Institut national d'hygiène)


    1943

    19 janvier
    Note par laquelle C. Jacob évoque le cas où le CNRS met un labo et des subventions à la disposition d'une personne ou d'un organisme extérieur en prenant l'exemple de la Fondation française pour l'étude des problèmes humains du dr. A. Carrel

    1944

    8 décembre
    Correspondance 'US Information Service' à dir. CNRS à propos du soutien en papier pour publications : Dopter, Sacquepée, Baillière edit, "précis de bactériologie" (9 t.), Calmette, Negre, Boquet "Manuel technique de microbiologie" Masson (4 t.), Tapernaux "Le Lait" Vigot (2,5 t.). Bull. Ac. médecine (400 kg), Annales pharmaceutiques (Jeannot) (300 kg).

    13 décembre
    Création d'une Commission des produits antibiotiques (Aubel, Heim, Lwoff, Prevot, Reilly, Rivière, Wurmser)
    Cpte rendu visite par Terroine du Centre Cabanel et les résultats obtenus. Le cdt. Broch présente les travaux sur l'industrialisation de la tyrothricine (le cdt Broch demande à ce que le centre de production militaire de la pénicilline le premier en France ne soit pas frustré de ses résultats par une entreprise privée de Lyon (licenciée de Park et Davis). Lwoff s'intéresse à la question des milieux de culture et suggère la diminution de peptone. Applications cliniques envisagées : chirurgie, ORL, métrites en gynéco, pleurésies purulentes en pneumo.
    Les expériences en clinique humaine sont en cours à l'hop. Claude Bernard (dr Reilly). Exposé se M. de Saint Rat sur la subtilisine, évocation des travaux du pasteurien G. Ramon. Scepticisme de Lwoff. Broch aborde la problème de la streptomycine (des communications journalières des travaux américains parviennent en France) il existe une usine de production aux States (Feldman a présenté à Oxford huit cas de méningites tuberculeuses guéries par ce produit). La souche française de straptomycine au centre Cabanel n'est pas excellente et pénalise nos travaux dit Broch. Heim doit contacter un mycologiste pour s'occuper de sélection. Broch demande à Reilly de lui fournir une souche étalon de streptomycine US

    19 décembre
    Frédéric Joliot-Curie (nouveau dir. du CNRS) est favorable au rattachement de la Fondation Carrel au CNRS. Elle a cherché les moyens d'utiliser les déchets de poisson à des fins alimentaires . CNRS, PV du Conseil d'administration, 19 décembre 1944.

    Décembre
    Note d'André Lwoff à dir. CNRS. Arguments plaidant pour la création d'une section ou d'une commission de microbiologie au Comité national de la recherche scientifique.
    "En plus de l'étude des bactéries, des champignons et des protozoaires, la microbiologie groupe l'étude des virus longtemps considérés comme des formes infravisibles de bactéries mais que certains considèrent comme apparentés aux gènes, facteurs de l'hérédité mendélienne. Il pourrait sembler normal de rattacher chacune des branches de la microbiologie à la discipline correspondante par exemple, botanique, biochimie, etc., mais il ne saurait etre question pour des raisons pratiques de considérer l'étude scientifique des agents des maladies infectieuses humines comme une branche de la médecine, pas plus que de classer dans la technologie les recherches sur la foramtion lactique ou de rattacher à la mycologie les travaux sur la pénicilline ou encore à l'entomologie les recheches sur la lutte bactérienne conte les insectes. La microbiologie ne se développe efficacement que dans les laboratoires ou même des instituts spécialisés. Ce qui prouve son identité et sa fécondité, c'est son rayonnement et le fait que de nombreuses disciplines particulières ont été groupées par le microbiologiste. Nous citerons par exemple 1/ l'immunochimie née de l'étude de la formation des anticorps bactériens par l'organisme animal et qui vint d'aboutir à la synthèse in vitro des anticorps. 2/ L'étude des virus née des recherches sur les principes lysogènes et sur les maladies de végétaux qui a ouvert un chaptire nouveau de la biologie et de la bichimie. La microbiologie a ainsi conduit par des voies diverses à la solution des problèmes relatifs à la structure des protéines (anticorps artificiels) et à conduit à rejoindre la pathologie infectieurs et la génétique (virus). Le fait que la microbiologie n'est pas enseignée dans les fac de sciences, mais dans celles de médecine par des professeurs qui ne sont pas des spécialistes, a conduit la microbiolgie française vers une crise très grave. Il faut créer une section ou une commission de microbiologie destinée à rassembler les disciplines"
    Proposition de nominations : Tréfouël, Jacques (dir. I. Pasteur), Aubel, Eugène, fac. Sc. Paris, Fromageot, Claude, fac sc. Lyon, Lemoigne Maurice (chef service fermentation IP), Lwoff André, I. Pasteur , Magrou Joseph, I. Pasteur, Lisbonne Marcel, Ac. Médecine, Boivin André, fac sc. Strasbourg, Grabar Pierre, (I.P.) /80284 l 212/


    Les Groupes de recherche opérationnelle suscités par Louis Rapkine et Pierre Auger deviennent la mission scientifique française du CNRS à Londres (80/284 L. 57 à 60. GRO Londres)


    1945

    Mission Rapkine (Londres).
    Francis Perrin, Kastler, Ephrussi travaillent avec le groupe de RO du Group Captain Drury sur les effets des bombardements. Mission de recherche opérationnelle relative à l'évaluation des résultats des bombardements aériens des chemins de fer français (Ephrussi)
    Memorendum on biological warfare intelligence up to 1 sept. 1944 demandé par André Lwoff. (Les japs et les bombes bactériologiques).
    Mission d'information sur l'effet des gaz toxiques et lacrymogènes sur les diastases A. Lwoff, F. Nitti, L. Rapkine.
    Mission d'information sur la production de la pénicilline. J. et T. Tréfouël, Marguerite Lwoff, met cdt Broch, I. Marszak (CNRS). Fabrication de pénicilline sous l'égide de l'Institut Pasteur et du service de santé de l'Armée. Rapkine à Sir Percival Hartley (Nat. Instit. of Medical Res.) demandes de souches pour Tréfouël (Pasteur)
    Mission Pénicilline (rapport Marszak). Centre d'étude et de fabrication de la pénicilline du min. Guerre (med. cdt. Broch)

    16 janvier
    Projet d'un plan général d'activité pour favoriser, en France, le développement de la recherche scientifique dans le domaine de la recherche expérimentale présenté au Comité Directeur de sciences médicales (Léon Binet, André Boivin (Pdt), Robert Debré, Justin-Besançon, André Lacassagne, Gustave Roussy, Camille Soula). /L205/
    "Le clinicien auquel s'intéresse le CNRS est celui qui se montre vraiment imbu de l'esprit scientifique. Dans son observation des malades, il voit des choses qui n'avaient pas été vues avant lui.../ Il faut entourer un "chef d'orchestre" de techniciens spécialisés dans différentes disciplines... Le CNRS fournit du matos, mais de plus doit pousser à "une politique active". La recherche extra-clinique : progrès de la science, utilisation d'isotopes, ultracentrifugation (appareillage lourd) nécessite effort. Les labos de rec extra clinique doivent etre indépendants en fait des hopitaux et des facultés. Projet de créer un Institut de Médecine expérimentale (ou Institut des Hautes recherches médicales, cf. Rockefeller). Dont les grands services de recherche seraient dirigés par des médecins, de préférence".

    7 février
    Exposé Wurmser. Reprise des recherches sur la conservation du sang lancée en 1940, un procédé qui a été appliqué par le CNTS. Demande de mise en place d'une unité pilote pour préparation de protéines natives devenus d'usage courant à l'étranger et nécessaires à la plupart des recherches modernes en biologie (fibrogène, thrombine) et pour la chirurgie de guerre (traitement de choc).

    6 mars
    Réponse au rapport Boivin par André Lacassagne. 'Comment développer en France la recherche scientifique dans le domaine de la médecine expérimentale?'. Désaccord avec Boivin. Médecine clinique, "on ne peut partir de ce qui n'existe pas. Déclin de la médecine française. Impossibilité de trouver les "chefs d'orchestre" de Boivin". Retard adaptation faculté et hopitaux à méd moderne tournée vers la recherche. (Aux Etats-unis: l'hopital: un laboratoire avec des lits autour). Mais archaïsme de l'organisation hospitalière. (cf. ce que dit Lacassagne des pratiques de la dissection:le prélèvement d'organe n'est enfin autorisé que lorsque ceux-ci sont rendus inutilisables par la putréfaction). Tout établissement devrait aussi fonctionner comme centre d'enseignement et de recherche. Contre le grand Institut unique à la Boivin (il y a déja Pasteur), Lacassagne prone des Instituts par secteurs de la recherche.

    Raoul Kourilsky : "la situtation actuelle de la recherche en médecine" note pour l'Association des travailleurs scientifiques (ATS). Retard organisation rec méd française. Obligation au jeune médecin en début de carrière (statut du 18 fructidor an VIII) de gagner sa vie en clientèle privée et de faire un surcroit de service hospitalier (organisation caritative de la médecine). Les causes essentielles qui s'opposent au développement de la recherche hospitalière sont donc avant tout le statu hospitalier des médecins qui fait de l'activité hospitalière une activité pratiquement bénévole compensée par la clientèle privée.../ D'autre part : "l'Assistance publique s'est jusqu'ici soustraite à toute conception impliquant une activité" de recherche à l'intérieur des hopitaux. Craignant les réactions hostiles des malades et de l'opinion... Elle redoute la recherche... celle ci se fait en fraude". Pour Kourilsky, le médecin désireux de faire de la recherche, devra supprimer toute clientèle extérieure.

    14 Avril
    Centre de chirurgie reconstructive
    Intervention du cabinet du gal de Gaulle pour l'installation d'un CCR du médecin capitaire John Marquis Converse of the US Army (Hop Bellan) au CNRS. Converse vient d'un hopital britannique où il a soigné les petits gars de la RAF et des FNFL. Mis à disposition du gvrt français à demande de De Gaulle par gal. Eisenhower. Il a fait des centaines de reconstruction faciales à Bellan, technique encore peu connue en France. Il travaille avec le Gal Arène, sous l'égide du Service de Santé militaire

    20 avril
    Note Joliot. Il s'agirait d'étendre le centre déjà existant dirigé par Merle D'Aubigné et qui dépend de la Défense nationale (Hop Léopold Bellan). Et de récupérer une clinique du nom de "Sanatorium de la Malmaison" sise à Rueil et réquisitionnée par le min. de l'Air qui ne l'utilise pas. Elle servirait à la chirurgie faciale (Bellan restant pour la chirurgie osseuse). Merle voudrait appliquer des méthodes de rééducation moderne pratiquées en G-B. Donc demande transfert réquisition Air à min Def natle…/
    Projet de création d'un centre de chirurgie osseuse et orthopédique et de rééducation motrice. Retard français. Beaucoup d'enfants qui jouissent d'une intelligence suffisante trainent des les hopitaux où ils prennent des habitudes de paresse... L'Etat français, qui a le souci de l'enfance, a laissé à l'abandon presque complet les infirmes de l'appareil moteur…/
    Projet de création et d'organisation d'un centre national de chirurgie reconstructive. Reconstruire les blessés, notamment les brulés, si fréquents dans cette guerre de machine. C'est une erreur de vouloir séparer la recherche scientifique de la pratique clinique, le laboatoire est l'âme de l'hôpital ouvert aux trois armes et aux FFI

    Rapport de la municipalité de Suresne au sujet de la réquisition de l'Hopital Poincaré-Foch. Avant guerre : fondation privée, hop. conçu pour classes moyennes. Sa situation financière était catastrophique et on peut dire que les réquisitions, d'abord allemandes, puis celle de l'Assistance publique l'ont sauvé financièrement parlant. Comporte un service pour tuberculeux (400 lits), un service de vieillards (400 lits à Garche), un service de phtisiologie, centre de triage, 150 lits. Article de Jean Marin dans 'Les Nouvelles' du 11 nov. 1944 met en cause l'inertie de l'AP et les disputes entre divers services de la Santé publique.... Non à la demande de réquisition par les armées pour installer la chirurgie réparatrice. D'aileurs Merle d'Aubigné et d'accord avec le Conseil municipal de Suresne.

    Nominations dans le groupe 'sciences médicales' du Comité national
    Baudouin, Alphonse (Paris).
    Benard, H.
    Besançon Justin
    Boivin, André (Strasbourg)
    Bugnard, Louis ( Toulouse)
    Cachera, L.
    Debré, Robert
    Lacassagne, André (Coll de F)
    Lamy, Maurice (fac med Paris)
    Leveuf
    Lisbonne, C.
    Oberling, Charles, (fac med . Strasbourg)
    Policard, Albert (fac méd Lyon)
    Roussy, Gustave (Ac sc)
    Soula, Camille (CNAM)
    (conseillers)
    (Chavallier, André)
    (Cornil, Lucien)
    (Reilly, J.)

    24 avril 1945
    Lacassagne dépéché par Joliot pour suivre travaux du Comité du min de la Santé sur la réforme hopitaux et hospices publics. Projet d'ordonnance: libéralisation pratique des autopsies. Création de postes de directeurs de laboratoires d'hopitaux. Le Comité directeur préconise de développer des labos dans les hostos de l'AP. Le personnel en serait payé par le CNRS et serai attaché à une personne, non à un service.

    Mai
    Mission en Allemagne, Cagniard succède à A. Lwoff. Services français avec lesquels la mission CNRS en Allemagne est en rapport. Santé publique, leservice Santé publique de Baden-Baden, dirigé par le Dr. Ameur pour la section médecine et par le cel. Brun pour la section de pharmacie est en rapport avec nous pour échanges de renseignements concernant soir les savants, soit les recherches, soit les médicaments. Relations avec des laboratoires allemands : Labo de biochimie de Tubingen (Butenandt) ou travaille Fouché, fait des recherches sur les hormones (métamorphose des insectes), le labo de biologie deTubingen (dr pr. Kuhn) des recherches de génétique sont faites en liaison avec le précédent.

    Projets de soutien de la part du CNRS : Centre coordination des questions de nutrition (Terroine), Labo de bio chimie de la nutrition (Jacquot, Bellevue), Labo de physiologie de la nutrition (Randoin)

    1 mai
    Comité Directeur. Démarche de Debré et de Bénard auprès de l'Assistance Publique pour créations de labos: physio pathologie du muscle aux Enfants malades, physio pathologie du nourisson à Hérold, chimie biologique à la maternité de Port Royal, physio pathologie de la nutrition fac médecine Strasbourg, physio pathologie du rein et du foie à l'Hotel-Dieu.

    14 mai
    Ou loger le dr. Converse? Au lycée Marie Curie de Sceaux, refus de l'Educ. Nationale. C'est le gal De Gaulle qui a choisi Suresne. Entretien G. Palewski avec médecin gal Arène, FJC, dr Aujaleu min santé publique et dr. Converse. Décision d'évacuer les malades de l'AP vers la Normandie. Converse ramène d'Allemagne un important lot de matériel prise de guerre, mais Foch est toujours occupé par l'AP qui refuse de s'en dessaisir.

    19 mai
    Min Santé publique (Billoux) demande à dir. CNRS d'assurer la subvention du dr. Gounelle (pr agr Val de Grace)

    13 juin
    Equipement d'un labo pour la recherche sur le plasma sanguin à Bellevue (2 MF)

    5 juillet
    Mise en place d'un service d'information d'hygiène coloniale, maintenant que les relations avec l'Empire sont rétablies.
    Eventualité récupération de l'infrastructure de la Fondation française pour l'étude des problèmes humains.
    Projet de réforme de l'office public d'hygiène sociale du département de la Seine présenté par le dr. Robert Monod (Chirurgien chef des sanatoriums) constatation surprenante alors que l'OPHS devrait être confié à un hygièniste il l'est à un chirurgien. Que suis je allé faire dans cette galère? La biologie dans la mesure où elle intéresse l'organisme humain assure à la médecine sociale l'unité doctrinale. un laboratoire de biologie est donc nécessaire à l'office.

    6 juillet
    Le Comité directeur sollicite le soutien du Min. Santé pour démarche auprès de la Fondation Rockefeller.

    20 juillet
    Lettre de François Billoux (min santé) à Mal. A. Juin, chef d'Etat Major. D'accord pour évacuer Foch à condition que le min. de la Santé récupérèe les hopitaux d'Eaubonne et San Salvador occupés par les armées US et française. Service de santé de l'US Army évacue Eaubonne en aout, mais en oct. il sera toujours innoccupé. Quant à San Salvador, l'AP signifie qu'elle s'en désintéresse. Elle accepte juste de partager Foch (grands blessés militaires et tuberculeux).

    Juillet -Aout
    Rapkine. Deux missions de neurochirurgie (dr Jacques Lebeau, la Pitié).
    Missions sollicitées par l'Institut Pasteur (dr Georges Stéfanopoulo, dr Pierre Lépine, , dr Bernard Sureau)
    Deux missions sur les questions de nutrition (Schaeffer, Roche à Marseille)

    27 aout
    Lacassagne à Joliot-Curie. Le projet du min de la Santé envisage quatre réformes que j'avais suggéré au CNRS
    - la pratique des autopsies (prélèvement d'organes frais)
    - création d'un service central d'archives médicales (CHR)
    - facilité aux médecins d'accorder plus de temps au labo
    - création d'un poste de directeurs de laboratoires d'hopitaux. C'est le plus important. Offrirait un débouché aux médecins, trop peu nombreux en France, qui désirent se consacrer au laboratoire. Mais il est regrettable qu'on envisage de nommer à ces postes des médecins des hopitaux qui n'ont pas la responsabilité d'un service. Ceux qui ont rédigé le projet ne se sont pas reconnus que le métier de chef de laboratoire est un métier difficile.

    30 sept
    Note du dr. Geneviève Delahaye. On ne saurait considérer la Sté. d'anesthésie créée en 1945 que comme une société savante et pas un organisme de recherche. L'anesthésie est confiée dans les hopitaux à des auxiliaires non médecins plus ou moins entrainés ce qui entraine chaque année un certain nombre de décès imputables à l'anesthésie. Les membres du centre devraient obligatoirement être assistants dans un service hospitalier. Ils seraient la liaison idéale entre la clinique et la laboratoire...

    Octobre
    Compte rendu de l'activité du CNRS de sept. 1944 à oct. 1945
    Commission d'étude sur la nutrition (Terroine) a commencé son activité en mai 1944. Conservation du lait (suroxygénation). Pain calcique, fréquence de plus en plus croissante des ostéopathies et l'existance de déficits staturaux très marqués chez les enfants, déficience de calcium (abus de céréales). Enrichissement du pain en vitamine B1 (matières amylacées)
    Recherche scientifique de guerre. Transfusion sanguine : A la demance du service de santé militaire le CNRS étudie à la station du froid de Bellevue un nouveau procédé de fabrication du plasma sec. Mise au point de frigos portatifs pour le transport de sang sur le front Ouest (poches de l'Atlantique).

    10 novembre
    Ouverture du laboratoire de microanalyse organique (rue Vauquelin, dir. E. Kahane)

    28 novembre
    Création d'un centre national de chirurgie reconstructive

    Décembre
    Mission d'information sur la dessication du plasma sanguin (Lablond, Rapkine, Wurmser et Mme Tréfouel). Demandée par Conseil supérieur de la transfusion sanguine au min de la Guerre. CNRS met à disposition matériel de l'insitut du froid de Bellevue (Lainé). Mission auprès du MRC Leblond, Meyer-May.

    Rapport sur l'activité de la mission scientifique française en Grande Bretagne
    (fin aout 1944, fin déc. 1945) par Louis Rapkine
    "Durant les quatre années de guerre, les Anglais ont trouvé la structure chimique de la pénicilline et mis sur pied son utilisation, ils ont développé l'utilisation des sulfamides et du plasma, ils ont pu établir un système de ravitaillement qui a fait l'adminration du monde entier, système non seulement équitable, mais physiologiquement sain. Les recherchs sur les vitamines, tant au point de vue biologique que chimique, ont été à la base, en partie du moins, de leur système de ravitaillement.../ Le CNRS devrait comporter cinq sous directions : recherche agronomique, recherches médicales, recherches biologiques, recherches physiques et chimiques, recherches mathématiques…/ Une remarque finale concernant la section des recherches médicales : l'expérience anglaise est basée sur la conception que les vrais progrès en médecine expérimentale sont dus aux hommes de science et aux savants de laboratoire. C'est ainsi que les comités du MRC sont toujours constitués par trois quarts de scientifiques et un quart de médecins. C'est la méthode scientifique et non pas la méthode clinique qui est prédominante. En France, où l'art clinique est si développé, il serait sans doute bon que la recherche médicale scientifique ne s'écarte pas trop de la tradition clinique afin que celle-ci puisse faire profiter la médecine scientifique des résultats auxquels la clinique arrive, mais par d'autres moyens". /L80 284 l 183/

    Note du Bureau scientifique de Londres. La recherche scientifique et ses applications en Grande-Bretagne (traduc.)
    "Le comité du conseil privé pour la rec méd et le Conseil de la recherche médicale (MRC) créé en 1920 pour remplacer l'ancien comité pour la rec médic. Le conseil comprend 12 membres nommés par le comité du conseil privé dont trois sont choisis pour leur valeur générale plutot que scientifique. Les neuf autres sont choisis dans les différentes branches de la médecine curative et préventive et des sciences fondamentales (nommés sur avis du pdt de la Royal Society). Budget, le MRC est budgété annuellement au chapitre "estimations civiles pour la recherche scientifique" Le MRC 1/ entretien certaines institutions peuplées de personnel contractuel 2/ il fait travailler des scientifiques dans les hopitaux 3/ octroie des subventions à des travailleurs indépendants Le principal établissement du MRC est l'Institut national pour la rec. médic. qui comprend des laboratoires de physiologie, pharmaco, biochimie, pathologie, bactério. D'autres établissements comprennent des labos de rec sur la nutriton, six depts pour la rech chimique rattachés aux hopitaux Le MRC controle ses propres chercheurs et désigne son propre secrétaire. Le MRC utilise la fonction d'experts extérieurs, hygiène industrielle, maladies professionnelles, il reçoit l'aide d'un bureau de recherche d'hygiène industrielle". /80 284 l. 2/183/

    27 décembre
    Commission des antibiotiques
    (Aubel, Fernand Besançon, Bocquel, Boivin, R. Fabre, P.Grassé, R. Heim, Jeanne Lévy, G. Teissier, E. Terroine, J. Tréfouel, Vavon, R. Wurmser).
    Présentation par R. Courrier à Ac des Sc et dans le Monde du 27 déc. 1945. Pétition des malades du sanatorium de Fenaille Aveyron à la suite d'une conf du pr. Charles Hollande, inventeur de la Clitobicine (?) les informant que la bacille de Koch était virtuellement vaincu.

    1946

    4 janvier
    Création du Centre d'études scientifiques de l'homme de C. Soula prend la suite de l’Institut national d’orientation professionnelle (INOP).

    5 janvier
    Rapport concernant visite et décision du min. de la Population (René Prigent MRP) lors de sa visite à la Fondation Foch (H. Gounelle de Constans). L'AP s'est installée à Foch quand les Allemands ont réquisitionné Garches, elle a évacué les restes de la fondation sauf les pr. Kourilsky et Rouques. Kourilsky dirige le centre de tri des tuberculeux. Proposition de le réinstaller à l'hop. Piccini à Paris près de l'Etoile Le pdt. De la fondation (dr Justin Godard) semble d'accord pour héberger le CNRS. Lettre de Terroine à Teissier. L'idée du dr. Cavaillon est que la fondation Foch pourrait revenir au CNRS pour y installer un centre de recherches thérapeutiques. Rapport du dr. Converse à min. Population (14 1) sur le projet de centre chirurgical et d'un institut de rec biologique (CNRS). Coopération chercheurs cliniciens, centre de rééducation et de réhabilitation, ecole d'infirmières.

    20 janvier
    Commission des antibiotiques
    Note Boivin à Teissier. La streptomycine découverte récemment en Amérique par Schatz, Bugie et Waksman. Action in vitro et in vivo contre le bacille de Koch. Permet sinon de stériliser l'organisme du moins de faire régresser la tuberculose chez le cobaye. A essayer éventuellement chez l'homme. La clitocybine, ne semble avoir d'effets qu'in vitro. A la suite de la campagne lancée par le journal 'Midi Libre', il convient de signaler les inconvénient qui résultent de la propagation dans le public de l'idée que la découverte de clitocybine apporte dès maintenant une soulution au problème de la guérison de la tuberculose (28 1).

    1 février
    Commission des antibiotiques
    Question de la clitocybine, Fernand Besançon confirme qu'il n'y a aucune application clinique possible actuellement, Heim insiste sur l'intérêt mycologique de la sporule et propose d' aider le laboratoire Hollande.

    15 février
    Télégramme Juin à mission militaire à Washington. La Fondation Rockefeller discutera en avril les propositions de Rapkine pour l'octroi de crédits à la recherche française.

    23 mars
    Le CNRS décide de ne pas soutenir 'psycho', revue de psychanalyse

    12 avril
    Dr Cavaillon Secrétaire gal de la Santé, Min de la santé publique et de la population à dir. CNRS. Accord pour un service national (recherche fondamentale) piloté par le CNRS. Oui à projet de taxe de 10% sur les médicaments pour financer recherche en laboratoires (mais blocage immédiat cause pol. controle des prix du Gvrt.). Note pour le min santé publique sur la constitution d'un corps de chercheurs médicaux et de collaborateurs techniques. Au cours de l'année 1946 des conversations ont eu lieu entre le directeur du CNRS un représentant des finances (Mr de Grièges), le dir gal de la Santé et le dir de l'Institut National d'Hygiène. Il a été décidé que toute l'organisation et le financement de la recherche scientifique médicale seraient transférés à l'INH. Le Comité directeur de médecine du CNRS a été transformé en comité directeur de médecine expérimentale et les crédits affectés aux chercheurs médicaux du CNRS doivent être passés à l'INH dès l'entrée en vigueur du budget 1947.

    16 avril
    Terroine à mme Mineur. Pour mandater Fromageot et Rapkine délégués du CNRS en G-B pour étudier les procédes de fabrication de la pénicilline

    23 avril
    Terroine, note aux meuniers contre la fabrication de pain blanc (amande farineuse), la vitamine B1 est dans l'enveloppe (scutellum). Préconise la fabrication de pain calcique.

    4 mai
    Commission des antibiotiques.
    Exposé Ungar : en mars, deux industriels sont envoyés par Nitti à Londres voir Raistrick. Mais les brits. ne veulent traiter qu'avec le Gouvernement français. D'autres part, point capital, les brits. ne veulent pas céder les brevets de fabrication de la panicilline (d'origine US) en culture profonde. En fait le problème est celui des souches (susceptibles de marcher en profondeur). Ungar propose des recherches en France. Broch dit qu'on n'a pas assez de cuves. Lwoff pense que la question des souches est plus importante que l'aération, se propose de voir avec Ephrussi lors d'une mission prévue aux States à l'été. La question est trop importante pour qu'on reste à la remorque de l'étranger. Ephrussi et Lwoff proposent de mettre des ingénieurs sur les cuves tout en lançant la sélection de souches Teissier leur demande de s'occuper de la question. Lwoff propose de réaliser les tests d'activité de la pénicilline à l'ENS. Wurmser propose un appareil importé d'amérique pour dessiquer la pénicilline. Aubel propose d'installer au Boucher unité fabrication de la subtilisine . Terroine signale que la clytocibine est accueillie au centre Cabanel par Broch.

    23 mai
    Création de la société des produits biochimiques (S P B C)

    24 mai
    Note Naegelin. Création d'un Service nationale de recherches thérapeutiques confié au CNRS (lettre Dr Cavaillon au dir gen de la Santé pour lui suggérer d'affecter une taxe de 10% (dont la moitié laissée aux fabricants) sur les médicaments au profit de la recherche.

    18 juin
    Note Terroine à Teissier à propos de m. Lessiau, un chercheur du labo Machebœuf à l'I. Pasteur qui aurait travaillé sur culture de pénicillium. Pasteur ne réussissant pas à doser les cultures, F. Nitti lui aurait interdit de continuer dans cette voie pour ne pas déconsidérer l'Institut

    20 juin
    Commission des antibiotiques.
    Exposé du cdt. Broch, il est d'une nécessité absolue de réaliser en France la production de la pénicilline d'état pour de multiples raisons, indépendance de la production étrangère, l'intérêt est tel qu'il dépasse les considérations économiques sur le prix de revient. Question d'indépendance nationale (poudrerie de Ripault) négliger les considérations de cout. Ne pas adopter procédé de culture en surface, actuellement développé par le Centre Cabanel (abandonné par Welcome en G-B) c'est ce que nous conseillent les brits.
    en attendant elle peut en acquérie aux States à des conditions économiques plus favorables (40 francs les 100 000 unités) que ne le permettront avant longtemps les fabrications d'Etat.
    Projet d'usine pour démarrage produciton en avril 1947 (sur modèle usine de Liverpool)
    Prévoir des labos :
    - préciser méthode de controle thérapeutique des antibiotiques
    - poursuivre la recherche sur les autres antibiotiques que la pénicilline, subtilysine, clytocibine, streptomycine...

    4 juillet
    Exposé Terroine : le min de l'armement a maintenu la décision de conserver le procédé de fabrication en surface (mais le chef du cabinet du ministre Quénec a promis des crédits pour la fabrication en profondeur)
    Wurmser, Pruvost, Fromageot s'opposent à un conseil qui maintiendrait le principe de la culture en surface. Déclinent toute responsabilité en cas d'échec économique ou thérapeutique. Le cdt Bouissou dit qu'il a à peine les moyens nécessaires pour faire les cultures en surface. Wurmser signale qu'avant longtemps que seule la pénicilline de culture en profondeurs sera habilitée à usage thérapeutique
    Le cel Fauveau va à Liverpool visiter l'usine anglaise

    10 novembre
    Création par E. F. Terroine du Centre national d’études et de recherche sur la nutrition et l’alimentation (CNERNA)

    19 novembre
    Le directeur de la Fondation Foch (Bd Raspail à Paris), H. Gounelle transmet son R.A. au CNRS. Il s’agit d’un important centre de recherches sur la nutrition qui travaille avec Terroine, fondé à l'initiative de la Fondation Rockefeller (le 15 décembre 1940). Gounelle a publié sur les œdèmes des carences alimentaires et sur l'état de dénutrition des déportés à leur retour des camps). « Au point de vue théorique et pratique il importe de ne pas laisser passer la prédiode exceptionnelle que nous traversons sans recueillir les documents permettant plus tard de mieux juger. On ne fait d'ailleurs que ratraper le retard dont souffre notre pays ou ce type de recherches est largement utilisé actuellement pour l'alimentation rationnelle des armées en campagne et des populations civiles ». Il est prévu de ramener le laboratoire de la fondation Foch au Val de Grace.


    1947

    Budget prévisionnel 1947, chap. 32/34, en MF courants

    Etudes scientifiques de l'homme 0.10
    Morphologie expérimentale 0.25
    Nutrition 1.00
    Labo physio respiration (fac méd, projet) 1.80

    (sur un budget total ttes. disciplines confondues de 40 MF (15.9 matériel, 24.85 personnel)


    15 février
    Création de l'Institut de recherche scientifique sur le cancer (IRSC, Pr. C. Oberling, Mlle Le Breton)

    Ouverture du laboratoire de biochimie de la nutrition (Jacquot à Meudon-Bellevue)

    Avril
    Note pour Mr. le Ministre de la Santé publique sur la constitution d'un corps de chercheurs médicaux et de collaborateurs techniques…/ Il a été décidé que toute l'organisation et le financement de la recherche scientifique médicale seraient transférés à l'INH. Le Comité Directeur de Médecine du CNRS a été transformé en Comité directeur de médecine expérimentale et les crédits affectés aux chercherus médicaux du CNRS doivent être passés à l'INH dès l'entrée en vigueur du budget de 1947". Le décret du 8 avril 1947 crée un corps de chercheurs, aligné sur hiérarchie du CNRS (art.3). /L284/

    Rapport préliminaire des travaux de la Commission interministérielle de la recherche. La commission se divisait en 12 groupes, dont un sur les recherches médicales et thérapeutiques (pdt. pr. E. Terroine). Constat du manque d'organisation et du faible développement de la recherche technique et des recherches médicales dans notre pays. Aux Etats-Unis, un budget de 500 MF pour la rec. med., en France une trentaine de MF (Note et Etude doc n°608, 25.04.47, la Doc Fçse, ‘le CNRS’)

    ‘Sur un oubli dans le plan Monnet’, Comité d'action pour la défense de la recherche scientifique et de l'enseignement scientifique. "Au point de vue psychologique, la carrière de chercheur et de technicien n'a pas en France l'auréole romantique qui l'entoure aux E-U ou en URSS. Il n'existe guère chez nous cette mystique de la découverte qui attire tant de jeunes gens dans les laboratoires de ces pays. Ni l'enseignement secondaire, ni même l'enseignement supérieur, ne sont organisés pour le créer. Habitué à des exposés trop cartésiens de chapitres momentanéments achevés et morts de la science, l'étudiant ne voit guère comment il pourrait, lui, faire avancer nos connaissances. Et nous voici ramené au problème : préparation insuffisante des chercheurs débutants. Les programmes de l'Enseignement supérieur ont été établis vers 1900 et à peine révisés depuis, or depuis 35 ans nous assistons à un développement explosif de la science... ». Signataires du texte, pour l’. Pasteur : J. Trefouël, R Dujarric de la Rivière, C Abt, Beraud, P Brechot, Brety, Delsey, G Dumas, P Giroud, , P Grabar, M Guillaumie, R Laborte, A Lepine, Lemoigne, J Levaditi, A et M. Lwoff, Macheboeuf, P. Mollaret, J. Monod, P. Nicolle, J Houdin, D Prevot, L Rapkine, J Vieuchange. Pour la fac de médecine de Paris : Binet (doyen), E Brumpt, C Champy, H Galliard, P Castinel, G Lavier, A Lemaire, R Leroux, P Moulonguet, E Olivier, J Verne. Etc.

    21 juillet
    Création du Centre d'étude de physiologie nerveuse et d'électro-physiologie (Alfred Fessard, Coll de France)

    25 novembre
    Création du laboratoire de chimiothérapie et de pharmacodynamie (Jeanne Levy, Bianca Tchoubar). Travaux sur les neuroleptiques (Bentyl).


    1948

    Lettre A. Lwoff à propos de la collection nationale des protistes (protozoaires), créée par arrété du 5 janvier 1948 (dir. Edouard Chatton). Ensemble transféré au labo de zoologie du muséum.


    1949

    Budget matériel prévu pour la recherche médicale : I. du Cancer (Oberling), 15 000 F, CNERNA, 3000 F, I. de biométrie humaine, 500 F.

    7 janvier
    Réunion de la commission de l'organisation des colloques (Terroine, Bauer, Coulomb, Ephrussi, Laffitte, Lwoff, Rivière, Wurmser).
    Lwoff s'enquiert de ce qui est prévu en endocrinologie sexuelle. Ephrussi dit que le projet initial est abandonné, le troisième colloque serait "morphogénèse chez les animaux et les plantes".Au point de vue Physiologie, Wurmser interrogé se dit mal informé. Il demande en réponse à Lwoff s'il n'est pas prévu un débat concernant les enzymes. Non dit Terroine. Il envisage alors une réunion sur la fermentation et la respiration, sujets cher au laboratoire Aubel et pense que Fromageot s'en chargerait. Lwoff souligne l'intéret du sujet qui peut s'attacher à certains aspects du métabolisme microbien. Il existe des travaux en France dit Wurmser. Wurmser s'intéresserait volontier aux applications de la mécanique quantique en biologie, mais il y a peu de spécialistes en France, de plus ils ne sont pas d'accord.. Un colloque sur la photosynthèse? Ephrussi observe que si les personnalités françaises font défaut, un colloque va à l'encontre du but. Wurmser consultera Lwoff, Aubel et Fromageot pour colloque sur la respiration. (pas mal de travaux sont déjà prêts en France). E. Bauer demande s'il n'est pas un peu prématuré de traiter de la chimie théorique appliquée à la biologie. Dans ce domaine, les français sont des personnalités modestes, Maguy, Pulmann, Daudel. Selon Wurmser, Delbruck et Stern ont beaucoup à dire dans une discussion sur la théorie des enzymes, mais la contribution française est assez pauvre et périmée. Wurmser choisirait volontiers un sujet sur les enzymes adaptatifs. Lwoff objecte que le spécialiste, Monod, a déjà été mis à contribution, il semblerait plus intéressant de se tourner vers la biosynthèse. Dans le domaine de la pharmacodynamie, Terroine transmet la proposition à Jeanne Lévy d'un colloque sur les anesthésiques et les analgésiques, mais limitée aux aspects scientifiques des protéïnes, à l'exclusion des utilisateurs... /80 284 l 148-5/

    11 mai
    Ouverture de la station centrale d'ultracentrifugation de Institut de Biologie Physico chimique grâce à l’achat d’une centrifugeuse Spinco commandée aux Etats-Unis (Wurmser)

    1950

    Février
    Rapport scientifique du Bureau CNRS de Londres. Créé en 1920 le MRC avait en 1948, un budget de 1,1 million de £, soit, 1,2 milliard de francs (le budget total du CNRS: un milliard). Reçoit en plus des subventions Rockefeller. Le MRC chercheurs aux techniques nouvelles: spectrographie de masse, électrophorèse, etc.

    11 février
    L. Bugnard à doyen Chatelet à propos des élections au Comité national. « Mon nom ne figure pas sur les listes alors que je suis inscrit dans groupe ‘médecine’ du CNRS. Je suis directeur de l’ INH, c'est la raison pour laquelle j'ai demandé à etre classé dans le groupe médecine où je pensais pouvoir rendre des services en assurant une collaboration efficace entre le CNRS et l'INH. Je suis d'autant plus frappé que j'appartiens depuis 1938 au Comité de médecine expérimentale du CNRS ». Réponse Chatelet désolé de cette omission, « il importe en effet à mon avis que des rapports beaucoup plus étoits que par le passé existent entre les divers organismes et le CNRS ».

    11 juin
    Décret 49-7721 réorganisation le Comité national de la recherche scientifique en 31 sections (section 19 : Pathologie expérimentale, pharmacodynamique et thérapeutique expérimentale)

    Juin
    Préparation du Plan quinquennal du CNRS. Note Gaston Dupouy (nouveau dir. CNRS) : « le budget du Medical Research Council britannique est dix fois supérieur à celui de l'Institut National d’Hygiène. En zone d’occupation française en Allemagne, la recherche reçoit trois milliards de F, supérieur à la somme affectée en France aux mêmes buts ». Se réjouit des liens INH-CNRS qui a conduit le directeur de l'institut à être élu président du comité de médecine du CNRS, et à entrer à son Directoire comme suppléant (840284-101).

    10 septembre
    R Debré à L. Bugnard , « je reçois une lettre du directeur du CNRS qui m'impressionne beaucoup. Il s’agit de l’établissement d'un plan de cinq ans dans cet organisme. Je ne sais que répondre. Concerne t'elle la pédiatrie, la médecine expérimentale, la médecine en général? Ne faudrait-il pas coordonner nos suggestions ? ».


    1951-55

    17 mai 1951
    Convention CNRS-I. Pasteur pour la création d'un centre de recherches sur les virus (inscrit au plan quinquennal du CNRS) Prof. J. Lépine, première convention passée entre les deux organismes. Bugnard soutient le projet et rappelle le partage des compétences : au CNRS la recherche fondamentale, à l'INH la recherche clinique.

    15 juin 1953
    Bugnard (INH) à CNRS: l'aide du CNRS est surtout individuelle. Il faudrait des groupes plus stables. Trois domaines à privilégier: les radiations, l'électro-physiologie et les virus.
    Note du pr. L. Pasteur Valléry Radot, plaidoyer pour un centre d'études sur l'allergie (B. Halpern).

    20 décembre1954
    L Bugnard à G. Champetier (Dir. Adjoint du CNRS), « Pourquoi la disposition prévue par le Commissariat général au Plan pour le financement de l'INH par une taxe sur les médicaments a-t-elle disparu? »

    Janvier 1955
    B. Halpern à G. Dupouy. Demande d’un colloque sur le système réticulo-endothélial. Le CNRS répond que la section Pathologie expérimentale, pharmacodynamique et thérapeutique expérimentale n’a pas statué.

    Juillet 1955
    Colloque Fessard à Gif sur Yvette, la microphysiologie

    Rapports d’activité des laboratoires
    (AN 94-035)
    Centre d'études de physiologie nerveuse et d'électrophysiologie (dir. A. Fessard). Installation d'un laboratoire d'histologie à l'Institut Marey. Thèse sur les propriétés du lobe optique des vertébrés. El. ectromyographie des muscles de l'homme dans le cas des réflexes tandinaux. Réalisation de micro-électrodes, étude de la torpille, isolement de la réaction d'une seule cellule au cours du réfelxe provoquant la chécharge électrique. Réflexes tandineux chez l'homme, fonctionement des voies optiques, microélectrodes implantée dans un neurone chez le chat, activation de l'écorce cérébrale du chat. Etude des mouvements réflexes de la rumination.
    Institut de recherches scientifiques sur le Cancer (C. Oberling). Les travaux de surélévation et d'installation du batiment des laboratoires ainsi que la construction du pavillon des animaux sont terminés. Variation des stgructures basophiles des cellules glandulaires, état rubanné du nucléole, intervention d'un facteur alimentaire dans la transformation d'un myélome du rat leucémique, microscopie électronique. L'institut assure la liaison avec les centres anticancéreux notamment celui de Villejuif, logé dans le même groupe de batiments. Biomorphologie: role des virus dans la genèse des tumeurs. Physiologie cellulaire, hépatome expérimental du rat induit par le jaune de beurre. Isolemement des noyaux cellulaires. Le microcope électronique RCA récemment acquis permet l’observation de la structure glandulaire des cellules des ganglions lymphatiques.
    CNERNA (E. Terroine). Officialisation du résultat de l'enquête de la commission des méthodes analytiques du lait. La réunion annuelle d'étude a porté sur nutrition et fonctions de la reproduction. Commission digestion des ruminants. Création commission pathologie physiologie, chimie et cytologie des foies gras. Elle intéresse un public évidemmnet plus restreint et plus médical que ne l'ont fait les années précédentes le "pain", les "corps gras", etc. et que ne le feront en décembre les problèmes de la volaille et de l'œuf. Lancement d’enquêtes sur le lait stérilisé, l’alimentation en Algérie (RA 53/54).
    Laboratoire de physiologie de la nutrition (L. Randoin). Effet des carences alimentaires. Facultés anabolisantes des femelles gestantes: effets de la gestation , rétention d'azote, définition du besoin nutritif de la femelle gravide. Action d'épargne des antibiotiques pour quelques vitamines du groupe A. Etude d' l'appartion de malformations embryonnaires chez le rat, action de catalyseurs (cuprothiamine), utilisation du calcium au cours de la lactation (RA 53/54)
    Laboratoire de biochimie de la nutrition (Jacquot). Aspects ntritionnels de la gestation, signification du rôle nutritionnel des antibiotiques, études de la carence en biotine, effets du cholestérol (RA 53/54)
    Centre d'études scientifiques de l'homme (C. Soula). Etude des corrélations fonctionnelles portant sur 1000 sujets. Etat de la jeune génération (20-22 ans) : rôle des influences sociales et professionnelles sur l'état physique. Physiologie du travail, physiologie musculaire, mouvement volontaire, enregistrement, détection piezoélectrique. Le Laboratoire de physiologie du travail sert de conseil à GDF et EDF.
    Service des Brevets (Volkringer). Accord avec la société financière de placements du Luxembourg pour l'expoloitation de produits chimiques susceptibles d'applications en médecine humaine et vétérinaire. L'Esprit, un appareil pour l'exploitation endoscopique.


    1956 - 57

    24 juin 1956
    Laugier, mémorendum au S. d’Etat à la recherche. « Dans un domaine très étudié à travers le monde, les antibiotiques, la France est scandaleusement en retard. A part quelques chercheurs à Pasteur, toute la recherche est entre les mains de l'industrie des produits pharmaceutiques ». Relance idée d'un Institut International de recherche médicale à Paris, composé de trois grands départements: cerveau, cancer, antibiotiques. Prévoir un budget d'équipement de 500MF.

    24 octobre 1956
    Dr. Candiotti à C. Oberling, à propos inauguration de la nouvelle section du service de microscopie électronique créée grace au soutien du CNRS et de la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN).

    24 octobre 1956
    A propos du colloque de Caen. Note du pr. Schmitt à pr. R. Debré à propos de la pharmacologie. Le CNRS a fait de louables efforts (labos Lévy, Janot à Gif), mais il est maintenant nécessaire de créer labos dans les centres hospitaliers.

    1 octobre 1957
    Bugner à Volkringer (dir. Service des brevets du CNRS) pour transmettre une demande de renseignement de l'Ambassade d'Italie sur les effets du ‘Stalinon’ (affaire déclanchée en 1954)

    Rapports d’activité des laboratoires
    (AN 94-035)
    Institut de recherches scientifiques sur le cancer (C. Oberling, Villejuif). Services de bio morphologie (études des virus cancérigènes). Département de physiologie et biochimie cellulaire (Mme Harel, P May, M Charlot, Mlle Jacob, M Clément, Frayssinet, Szabo).
    Laboratoire de biochimie de la nutrition (dir M. Jacquot, EPHE). Nutrition et gestation, rôle nutritionel des antibiotiques (dr. C. Calet, synthèse des vitamines chez les ruminants (A. Rerat), physiologie des vitamines B (Th. Terroine), métabolisme du tryptophane (F Charconnet), métabolisme lipidique (G et J Clément), transfert des vitamines B de la poule à l'œuf, nutrition de la drosophile, nutrition appliquée (protides de l'Afrique noire).
    Laboratoire de physiologie de la nutrition (Mme L Randoin, Ac de méd.). Influence de la vitaminose maternelle sur le développement de l'embryon, étude biochimiques et physiologiques de l'acide ascorbique et des facteurs vitaminiques C2, étude des propriétés physiologiques des glucides.
    Centre d'Etudes de physiologie nerveuse de d'électrophysiologie (Fessard Coll de Fce, sous dir P. Buser fac sc Paris). Physiologie cérébrale, biophysique de l'électrogenèse (décharge du poisson torpille), microphysiologie des cellules ganglionnaires
    Centre d'Etudes scientifiques de l'homme (Soula). Physiologie du travail, oxymétrie, technique de mesure des échanges gazeux, recherches sur la fatique, bio-chimie de la fatique musculaire, fonctions visuelles et fatigue, etc.
    Laboratoire de biométrie (H. Laugier). Liaison entre le nombre d'enfants dans une famille et les résultats de tests mentaux


    1958

    30 avril
    Bugnard à doyen Morin. Il est surpris d'apprendre que le CNRS a décidé la création d'un centre de recherches de neurophysiologie pour Henri Gastaud à Marseille. « Je ne comprend pas très bien dans ces conditions comment l'INH a été sollicité de son coté pour créer l'unité de Gastaud. Il me semble qu'il y a la un manque de coordination que l'on ne manquera pas de nous repprocher. Bugnard à Gastaud « J'ai été très étonné d'apprendre hier qu’en même temps que vous aviez obtenu la création d'une unité de recherche INH vous aviez fait une demande analogue au CNRS, avec le même succès. Je que vous puissiez me dire exactement comment seront réparties vos activités entre les deux organismes, question qui me cause assez d'ennuis ».

    1959

    2 juin
    Commission de reforme administrative, Rapport n°4 (Education nationale) /Fonds DGRST liasses 660 à 662/ Suggestion de fondre l’Institut national d’hygiène (INH) au sein du CNRS. /Fonds DGRST liasses 660 à 662/
    La commission dénonce les couts de fonctionnement exagérés de l’INH. Frais d'administration: 70 MF (soit 14% du budget alors qu’il n’est que de 2% dans le budget du CNRS) et le problème des chercheurs. Ainsi, sur les 350 chercheurs passés à l'INH de 1946 à 1955, 300 étaient des médecins qui ensuite passés à l’Enseignement supérieur et à la mécecine de ville, car l’Institut, contrairement au CNRS, admet le cumul avec des rémunérations hospitalières, mais pas en médecine privée. D'ou de nombreuses fraudes. Ainsi, une enquête effectuée auprès des directions départementales des contributions directes révèle que le tiers des chercheurs INH, ont une clientèle privée (cite le cas de Minkowski, du pr. Ribstein qui tire 3MF de la gestion de la Clinique Sophas à Nïmes). "Un tiers de ces chercheurs consacrent le plus clair de leur temps non point à la recherche, mais à l'exercice pur et simple de la médecine". En outre, l’INH est victime de la petite taille de ses unités de recherche, d’ou des difficultés de coordinations, pas de possibilités d'économies d'échelles pour l'achat de matériel. La commission souhaite donc le rattachement de la recherche fondamentale au CNRS, une mesure d'autant plus facile à prendre que le Directeur de l'INH (Bugnard) est également président de la commission de médecine du CNRS. En cas de suppression de l'INH, la récupération de son siège social rue Louis Bonnat dans le 16ème ardt. de Paris, permettrait une économie de 100 MF au profit de la recherche médicale.

    23 juillet
    Min. de la santé. La propositions de la commission est innacceptables. Le ministère ne saurait admettre de renoncer à son autorité sur la recherche médicale. Cette proposition est fondée sur une vision fausse: la recherche medicale appliquée ne peut se cantonner au laboratoire. Elle nécessite l'accès constant du médecin au lit du malade. D'autre part, les recommendations du CCRST préconisent la création d'un Fonds de la recherche, mais elles laissent subsister le responsabilité de chaque ministère dans son domaine propre. Au CNRS, la recherche fondamentale, à l'INH, la recherche appliquée. Si on veut rassembler l’une et l’autre le min. de la Santé propose d'envisager, afin d’éviter d'éventuels doubles emplois, le rattachement à l'INH de la section médicale du CNRS. Enfin, est ce le moment de réduire de 100 MF le budget de la recherche médicale française, compte tenu du retard de notre pays dans ce domaine ? La Santé est d’accord pour exiger médecins chercheurs INH, un certificat de non imposition au titre des bénéfices non commerciaux.

    7 aout
    Note du min. Education nationale (DES). D’accord si d'accord si le budget INH imputé au titre du min Santé est reversé au CNRS.

    Septembre
    Note du Service d'Etudes Economiques et Financières du Min Fin transmise au CNRS. « La recherche médicale fondamentale peut être rattachée au CNRS, c'est une science de laboratoire qui n'a que de très lointains rapports avec les soins à donner aux malades. Quant au service des enquêtes statistiques, cela ne justifie pas un établissement public autonome et pourrait être rattaché à la Santé » (20.09).
    Avis de la DGRST. « Certes l’ INH n'a pas atteint taille normale, mais il ne serait pas plus logique de le faire absorber par le CNRS, que l'INRA par exemple. La DGRST reconnaît la responsabilité de fraudes dans le manque efficience de la recherche médicale due à la sous administration de l'INH. Il est donc nécessaire de développer la coordination de ces recherche. Par exemple, il devrait y avoir un accord de coopération entre l'INH et le ministère de l’Education nationale, qui réserve un budget de 30 MF pour la recherche médicale ».


    1960-64

    1960
    Réorganisation du Comité national qui comporte désormais 32 sections, dont la section 19 ‘Pathologie expérimentale, pharmacodynamique et thérapeutique expérimentale’

    Janvier 1961
    Fermeture du Laboratoire de physiologie de la nutrition. Notice nécro de Lucien Randoin in ‘La presse médicale’ (n°54, 3 déc. 1960)

    Juin 1961
    Les commissions de Physiologie et de Biologie cellulaire du Comité national dénonce la risque que la réforme hospitalo universitaire de 1958 et l’organisation trop laxiste des cumuls font courir à la recherche fondamentale, au risque de décourager les chercheurs de faire carrière dans ces disciplines. /L108/

    1963
    Installation du Laboratoire d'immunologie des leucémies" (CNRS LA 47) au Centre Georges Hayem de l’hôpital Saint-Louis. (Dir J. Bernard, vingt chercheurs dont six CNRS, M. Boiron, J. Dausset, Ch. Larsen, Pr. J.C. Leclerc, J.P. Lévy, J. Péries).

    1964
    Publication du décret du 18 juillet 1964 qui crée l’INSERM sous la tutelle du min. de la Santé.
    Commission CNRS pour le suivi de la mise en place de l’INSERM (R. Debré, J. Bernard, P. Drach). Le projet d’INSERM répond à l’éparpillement de la recherche médicale au CNRS. On devra aboutir au partage théorique suivant : à l’INSERM la recherche clinique, au CNRS la recherche fondamentale.


    1965

    5 juin
    Le professeur R. Debré intervient au conseil d’administration du CNRS pour exprimer le souhait que le CNRS puisse faire appel à des compétences externes, savants étrangers au courant des développements de la science dans le monde, etc.

    5 juillet
    A propos subvention CNRS de 700 000 F à l'I. Pasteur, P. Jacquinot (DG CNRS) rappelle au conseil d’administration les liens entre les deux organismes. Sur 49 équipes de l’I. Pasteur, 14 sont dirigées par des chercheurs CNRS. En outre, 72 chercheurs et 83 techniciens CNRS travaillent à l'Institut. La contribution totale du CNRS à Pasteur s’élève à 4 MF.


    1966

    31 mars
    Décrêt portant réforme du CNRS : création des départements scientifiques, création du dispositif de laboratoires associés. En tant que directeur du nouveau departement scientifique de Chimie au CNRS, F. Gallais demande qu'on lui rattache la médecine. « Je n'ai jamais obtenu qu'on définisse clairement le rôle respectif du CNRS et de l'INSERM en matière de recherche médicale, ce dont il résulte des empiètements regrettables. Il est clair que la recherche clinique doit aller à l'INSERM et la biologie moleculaire au CNRS ».


    1967

    Le découpage du Comité national ne relève plus désormais que d'un arrété d'administration publique. La direction du CNRS ayant été ventilée en six départements scientifiques, le département des sciences de la vie (C. Lévi) se voit attribuer les sections suivantes :
    17 Biologie cellulaire
    18 Biologie et physiologie végétale
    19 Biologie animale
    20 Physiologie
    21 Psychophysiologie et psychologie
    22 Pathologie expérimentale et pharmacodynamie


    1968

    12 janvier
    A. Lwoff nommé directeur de l'Institut du Cancer (Villejuif), retraite de Mlle Le Breton. Protestation de Mathé au Directoire du CNRS contre le fait de nommer un non-cancérologue,même pas médecin (erreur, Lwoff est docteur en médecine, NDE) à la tête de l’IRSC.

    1969

    8 octobre
    Mathé au comité consultatif du CNRS, « les ATP (Actions thématiques programmées) doivent pouvoir servir à des créations de labos ».

    Laboratoires propres du CNRS dans le domaine de la médecine
    Centre de biochimie et de biologie moléculaire (P Desnuelle, Marseille)
    Institut de biologie moléculaire (R Dedonder, Paris)
    Laboratoire de biométrie humaine (E. Schreider)
    Institut de recherche scientifique sur le cancer (A. Lwoff)
    Institut d'embryologie et de tératologie expérimentale (Nogent, E. Wolff)
    Laboratoire de microscopie électronique appliquée à la biologie (Paris, R. Couteaux)
    Insitut de neurophysiologie et de psychophysiologie (Marseille, J. Paillard)
    Centre de recherches sur la nutrition (Bellevue, R. Jacquot)
    CNERNA (Terroine)
    Centre d'étude de physiologie nerveuse (A. Fessard)
    Laboratoire de physiologie du travail (J. Scherrer)
    Centre d'études des techniques chirurgicales (F. Caujolle)

    Recherche coopératives sur programmes de la section ‘pathologie expérimentale’
    Centrifugation analytique (R. Cohen)
    Neurotoxines des venins (S. Lissitzky)
    Antigénicité du tissu artériel (L. Scebat)
    Relations entre le virus de la drosophile et les virus du groupe de la rage (L'Héritier)
    Métabolisme et mode d'action des hormones (Mme L. Cédard)
    Biologie des forets équatoriales (P. Grassé)
    Etudes chromosomiques et pathologie humaine (J. Lejeune)
    Stimulations antigénétiques multiples (P. Liacoupoulos)
    Mécanisme de l'information visuelle (Y. Legrand)
    Pathologie de la grossesse (G. Mayer)

    Laboratoires associés
    Labo de biophysique (M. Berger)
    Immunologie des leucémies (J. Bernard)
    Laboratoire René Leriche (R. Fontaine)
    Labo de recherche sur la greffe du rein (J. Hamburger)
    Recherches de chirurgie thoracique (J. Mathey)
    Labo de chrirurgie expérimentale (R. Merle d'Aubigné)

    Equipes de recherches associées
    Recherches odonto-stomatologiques (R. Franck)
    Métabolisme et encéphalopathies (B. Gaudier)
    Pathologie chromosomique humaine (J. Lejeune)
    Labo des isotopes (G. Milhaud)
    Labo de rech sur l'hypertension artérielle (P. Milliez)
    Labo de pharmacologie vasculaire et rénale (J. Schwartz)
    Immuno pathologie expérimantale (A. Voisin)
    Institut d'hématologie (R. Waitz)
    Service de physio-pathologie cellulaire (R. Robineaux)

    Comité national - Section 20, physiologie
    LP (laboratoire propre) de physiologie respiratoire créé Vème Plan à Strasbourg (Dejours)
    ERA (équipe de recherche associée) 186 physiologie sensorielle Lyon Chanel
    ERA 187 dévelop syst nerveux des mamif Montpellier Marty
    ERA 188 physio du panoréas Mialhe Strasbourg
    ERA 189 thermorégulation Lyon Chatonnet
    Recherches coopératives sur programmes (RCP)
    RCP 201 étude du débit sanguin Mlle Planiol
    RCP 206 neurones Jouvet
    Physiologie cellulaire, endocrinologie, physiologie de la reproduction (labo histologie fac méd Bordeaux) , pharmacodynamie (LA 91 Montpellier), physio de la nutrition, physio respiratoire (labo fac med Lyon), physiologie cardio-vasculaire (LA 89, cent etud des techniques chirurgicales Hôpital Broussais, Paris), physiologie rénale, physiologie écologique, neurophysiologie (Marseille, Paillard), physiologie du travail

    Comité national - Section 22 Pathologie expérimentale et pharmacodynamique
    Charles Gernez-Rieux, dir I. Pasteur Lille, 266 chercheurs sur total de 5323
    Biochimie pathologique, labo biochimie médical fac sc Marseille, labo de rec biochimique, Paris, labo de biochimie du tissu conjonctif, Paris, Unité enzymologique médialce, CHU Necker, labo chim biologique fac méd Lyon, labo microscopie électronique, Salpétrière, centre d'hémotypologie de Toulouse, Institut de pathologie moléculaire, CHU Cochin
    Cancérologie Institut de cancérologie et d'immuno-génétique, Villejuif Labo de biophysique fac méd Nancy, ER CNRS de l'Institut G. Roussy.
    Endocrinologie Labo génétique de la Fondation Curie, labo de neurophysio de Bordeaux, ER hématologie Orléans, labo des radioisotopes Necker, UR métabolisme moléculaire Bicêtre
    Pédiatrie et génétique, ERA 47 Paris UR génétique médicale Paris, GR Hépatologie infantile, Paris, UR maladies du métabolisme chez l'enfant, Paris.
    Immunologie IP Garches immuno génétique, Institut d'immuno-biologie, Broussais, immunologie cellulaire Instit de rec sur le cancer de Villejuif.
    Hématologie, immunologie du cancer, Instit de rech sur les leucémies, Saint Louis, Labo central Hop Beaujon, service d'hémato de l'hop franco musulman de Bobigny, centre regionnal de transfusion sanguine, Saint Antoine
    Neurologie UR de rech biologiques néonatales Paris, labo d'électro encéphalo Broussais Paris
    d° Lyon, Labo de physio et psycho neurochirurgicales EPHE, labo pharmacodynamie fac méd Lyon, d° Paris, I. Pasteur, labo de physiologie appliquée à la pharmaco fac méd Toulouse, Institut de pharmacologie, fac méd Paris, Unité de neuro pharmaco du Coll de Fce.
    Rhumatologie, labo d'enzymologie de l'Hopital des enfants malades, Labo d'exploration par les isotopes Cochin
    Bactériologie et virologie, LA 36 IP Lille, ET et GR de l'I Gustave Roussy, Instit de rec cancer Villejuit, Labo Pasteur de l'Institut du radium à Orsay, Labo de pharmaco moléc G. Roussy


    1970

    Le Comité national comporte 41 Sections (Arrêté du 19 février 1970) dont onze en Sciences de la vie : (la scission de la recherche médicale en deux sections 23 et 24 ne semble avoir été effective qu’à partir de 1976)
    18 Chimie organique, biologique et chimie thérapeutique
    19 Physico-chimie des polymères et des molécules biologiques
    20 Biochimie
    21 Biologie cellulaire
    22 Biologie des interactions cellulaires
    23 Pathologie expérimentale et comparée
    24 Thérapeutique expérimentale, pharmacologie
    25 Physiologie
    26 Psychophysiologie et psychologie
    27 Biologie et physiologie végétales
    28 Biologie animale
    29 Ecologie


    1971

    Comité national - Section 23. pathologie exp. automne.
    Président : M Delbarre
    Débat général:
    M. Gallais explique qu'il y a hausse du budget du CNRS mais des charges croissantes pour certaines activités (Institut de physique des particules, Réacteur à haut flux de neutrons de Grenoble) et des dépenses accrues de personnel. La recherche universitaire souffre plus que le CNRS des restrictions
    Le cas de l'Institut de recherches scientifiques sur le cancer (IRSC) offre une bonne représentation du virage pris par le Comité national. Il s'agit d'un laboratoire prore installé en 1946 à l'hôpital de Villejuif et destiné à prendre la suite de l'institut fondé avant guerre par G. Roussy (C. Oberling). L'IRSC se développe dans les années 1950 pour apparaître comme un pôle français de l'oncovirologie. Mais des problèmes de succession des directeurs (C. Oberling, Mlle. Le Breton) se posent à la fin des années 1960 et l'institut est confié au pasteurien A. Lwoff, malgré les réticences de certains cliniciens qui s’étonnent de voir un biologiste, même prix Nobel, aux commandes d'un institut du cancérologie. Néanmoins, en 1971, lorsque la question de la succession de Lwoff se pose à son tour, un avis de reconduction est donné par le Comité national à l'IRSC
    F. Gallais : fusion des deux Instituts du cancer: Institut de recherche scientifique sur le cancer (P. Grabar de l'Institut Pasteur) et Centre de Recherches sur la cellule normale et cancéreuse de Mlle Le Breton (Crozemarie). Evoque ses difficultés avec Mathé (sans le nommer). Difficultés succession Oberling. Refus de fusionner les animaleries (les chimpanzés)..

    ATP Pharmacodynamie et Chimiothérapie: les fonds viennent des "autorisations de programme".
    ATP Physiologie et Pathologie de l'Oeil: en cours de constitution.
    ATP Physiologie et Pathologie du tissu calcifié: en cours de constitution.
    ATP Action des hormones et des médiateurs au niveau cellulaire
    ATP Physiologie oncologique.

    Centre des toxicités de Toulouse: activité scientifique importante. Problème de la sucession du directeur actuel.
    Centre d'études Bioclimatiques de Strasbourg: activité très satisfaisante. M Gallais souligne la possibilité d'utiliser cet institut comme un service, en particulier en ce qui concerne la physiologie du travail.
    Centre de sélection des animaux (Orléans), pas assez de lignées sélectionnées (ex pas de hamster).
    Institut de physiologie du travail: avis très favorable, c'est plus un institut de neurophysio.
    Centre d'études des techniques chirurgicales: avis très favorable.
    Centre d'hémotypologie de Toulouse: avis très favorable
    Centre de Neurochimie de Strasbourg: Avis très favorable, manque de techniciens et crédits de fonctionnement insuffisants.
    Institut de recherches scientifiques sur le cancer: Avis très favorable, pb avec succession de M Lwoff.

    Comité national - Section 22. Physiologie.
    La section doit dégager une philosophie générale de la physiologie et chercher à donner à celle-ci une image de marque. Elle doit jouer un rôle essentiel dans le recrutement et dans le contrôle de l'activité des chercheurs. Les moyens financiers de la section sont réduits. Il faut attacher un soin particulier pour ne maintenir au CNRS que les gens valables et determiner précocement si un attachéé sera digne de devenir chargé.


    1972

    Janvier
    Les relations entre l’AP-HP et le CNRS, le cas Halpern /Entretien avec B. Halpern /le Courrier n°3/

    Avril
    A. Lwoff "Le cancer". La recherche sur le cancer est une chose trop sérieuse pour être confiée aux cancérologues. /Le Courrier du CNRS, n°4/.

    29 juin
    Directoire P.V.. Reconduction du Centre de recherches sur les toxicités de Toulouse (Prof. Paoletti). Il importe d'y faire participer l'INSERM. La France est en retard en matière de pharmacologie, manque de chercheurs. Il existe un Comité de coordination de la rec médicale ou siègent le CNRS et l'INSERM.

    Comité national - Section 22. Physiologie.
    Propositions de colloques:
    Les phénomènes cycliques, structuraux et métaboliques et leus blocages chez les Eugléniens, notamment en culture synchrone, la Prédiction quantitative des effets physiologiques des ambiances thermiques, la physicochimie et la cristallographie des apatites d'interêt biologique, aspects moteurs du comportement et activités nerveuses programmées.
    Revues éditées par le CNRS, Annales de la Nutrition et de l'Alimentation, Archives des Sciences Physiologiques. Subventions externes : Archives d'anatomie, de Microscopie et de Morphologie expérimentale, pas de subvention en 1972., Biotypologie, subvention légérement en hausse, Comptes-rendus de la Société de Biologie, subvention supprimée, Journal de la physiologie, reconduction de subvention antérieure et peut-être une subvention complémentaire en juin 1972.


    1973

    18-19 Janvier
    Directoire, P.V. Morel : le problème de la pharmacologie, c'est l'isolement du à un mauvais découpage des sections du CN.

    Mars
    "L'Institut de Cancérologie et d'immunogénétique" G. Mathé. /Le Courrier n°7 /
    Un LA CNRS couplé à INSERM et Association Claude Bernard de l'Assistance Publique (Bernard Halpern). "On a parfois opposé la recherche sur le cancer (la RF) à la recherche contre le cancer (RA)".

    Equipe de recherche ‘Etude du conrôle de l'expression génétique et de la division cellulaire dans un système de cellules transformés par un virus oncogène’ (Montagnier, Inst. Pasteur). Relation génome proviral et céllulaire et contrôle de l'expression des gènes viraux Nature et rôle des modifications de la surface cellulaire dans la transformation viro-induite. Avis favorable.


    1974

    Comité national, section 22. physiologie
    Le VII plan va être mis en place et la DGRST va envoyer une esquisse sur la programmation de ce plan pour la partie recherche. Un groupe "Sciences de la vie" être constitué avec trois sous-groupes santé, agriculture, et biologie. Opérations retenues en juin 1974 : Création d'un labo de physiologie sensorielle et neuro-comportementale en province (peut-être à Lyon). Extension des laboratoires de Gif et de Marseille par la création de départements de neurochimie. Financement de types d'équipement particuliers (blocs bioclimatiques, camionnettes-laboratoires) et de bureaux d'études techniques à la disposition de la communauté scientifique (biotélémétrie…)
    Avis favorable de la section pour la réalisation par le SERDAV et l'ERA d'un film de 20 minutes intitulé "Reconstitution stéréologique des centres respiratoires" (Hugelin).
    Souci des membres de la section sur la place de la physiologie des fonctions, inquiétude pour l'avenir de la recherche universitaire et questions sur le rôle du Comité National.
    Réponse du Directeur: "la recherche fondamentale peut trouver sa place, à condition que le CNRS fasse l'effort de justification des contributions apportées aux applications par la recherche fondmentale. Si l'on veut être écouté par les instances gopuvernementales, il faut reconnaître que tous les universitaires ne font pas de la recherche. Le Comité National, vis-à-vis du public, doit défendre le rôle de la science, dont l'image de marque n'est pas très bonne actuellement. Il ne doit pas apparaître comme une groupe de pression défendant des intérêts catégoriels. Vis-à-vis de la direction du CNRS, le Comité National doit aider cette dernière à bâtir des choix défendables à l'extérieur; la discussion entre Comité National et Direction doit être franche et le Comité national doit savoir prendre ses responsabilités."
    Laboratoires propres
    Ils ont atteint un nombre à ne pas dépasser dans les Sciences de la Vie. Mention d'existence des E.R., G.R., L.A., E.R.A., R.C.P., G.I.S., aides individuelles renforcées ou Actions spécifiques qui sont autant de situations existant au CNRS. Les Laboratoires propres: il n'existe pas dans le milieu universitaire de possibilité de développement de la discipline, il faut constituer une formation de recherche massive, beaucoup plus grande qu'un laboratoire associé. Il faut soutenir la rechercvhe dans un milieu où la recherche n'est pas favorisée, ou protéger des noyaux de recherche parfois multiformes.

    Le Laboratoire des Hormones Polypeptidiques est renouvelable au 1 janvier 1977, son renouvellement sera soumis au directoire en 1976, le DSDV (Berkaloffaloff) annonce qu'il envisage sa transformation en groupe de recherches.
    Le Centre d'Etudes Bioclimatiques: volonté d'un encadrement plus important pour améliorer le rendement scientifique de ses équipements.
    Centre de Recherches sur la Nutrition : nécessité d'une réflexion sur ses orientations.

    ATP
    Mécanisme d'action des hormones et médiateurs Physiologie et pathologie du tissu calcifié Physiologie et pathologie de l'oeil Physiologie écologique, puis Ecophysiologie comparée Génétique et développement d'un mammifère Pharmacodynamie et chimiothérapie Ontogenèse des processus psycl-hologiques .La part des ATP dans les crédits de formations atteint actuellement environ 30%, ce qui constitue un plafond à ne pas dépasser.


    Comité national - Section 24 Pathologie expérimentale (printemps)
    B. Grégory (DG CNRS) aborde la question de la place de la médecine au CNRS. Proposition de scission de la sect de médecine. Depuis que l'INSERM existe son existance pourrait être remise en question, mais pluridisciplinarité du CNRS (la médecine et phyisique, chimie, biologie, sociologie). Certainse sections créées il y a cinq ans étaient plus thémtiques que sectorielles, ex l'océanographie. La pharmacologie devrait être représentée au sein d'un comité thématique.
    Le problème posé par la section de médecine est sa pléthore actuelle, 300 chercheurs, c'est trop. Grégory conclut en disant qu'il faudra découper la sect 24 en deux.La sect 24 remarque qu'elle n'est pas la section la plus nombreuse du CNRS, 300 chercheurs contre 360 en biologie cellulaire. Delbarre parle des difficultés pratiques de ce découpage. Milhaud insiste sur les avantages d'une section unique : c'est un traitement de faveur du aux besoins importants représentés par cette discipline : l'intéret porté par le CNRS à la médecine n'a rien à voir avec le découpage proposé. Mathieu "supplique" que la physiologie des relations ne soit pas coupé de la physiologie cellulaire. Bader pense que la seule justification du maintien de la médecine au CNRS est la création de nombreuses ATP (interidiscipl.) Favorable à deux sect de médecine au CNRS. Funck Brentano pas de division, préserver la vocation médicale spécifique au CNRS. Funck Brentaton et Milhaud sont contre la scission. Mathé se soucie des problèmes de l'environnement chimique (de la médecin) qui font qu'à l'heure actuelle la toxicologie est très insuffisamment développée. Peut être le comité thématique de pharmacologie pourra-t-il jouer le rôle demandé. Mathé propose "pathologie générale et comparée" et "pharmacologie et écologie chimique". La section estime que les avantages du maintien d'une section unique l'emportent sur les inconvénients, mais se rallie à la proposition Mathé. Motion "ayant pour but la connaissance ar tous les moyens multdisciplinaires offerts par le CNRS de l'organisme humain, de ses dérèglements, et des moyens de les pallier, la commission estime indispensable de rester une pour appréhender l'ensemble du problème".Mathé souligne les problèmes de l'environnement chimique qui font qu'à l'heure actuelle la toxicologie est insuffisamment développée. Evoque ATP Pharmaco, déjà quatre vingt demandes

    ( Automne)
    Problème de la régionalisation (=INSERM) préparation d'une carte de France des labos pour 1980. Mathé demande que soient davantage étudiées les relations INSERM-CNRS, par exemple par la création d'un groupe de réflexion. Discussion sur le redécoupage du CN, le problème de la pharmacologie revient au centre du débat. Funck Brantation pense que la pharmaco doit être équitablement répartie entre les deux futures commissions. Proteste contre la "blocage" de la pharmaco dans une seule d'entre elles. Soutenu par certais mbs. de la commission qui demandent que l'on divise la 24 entre "fondamentalistes" et "cliniciens". Pour Mayniel, l'important est le développement de la pharmaco, qu'elle soit fondamentale ou appliquée.
    Les ATP
    Mécanisme d'action des hormones : Milhaud ne formule qu'un regret, elle a été assez peu médicale (elle relevait du domaine des fac. de sciences). Economie de la Santé: cpte rendu de Lhermitte.
    Labo de pharmacologie et de toxicologie fondamentales. Milhaud fait un rapport très négatif sur le fonctionnement du labo dont le directeur (Paoletti) est défendu néanmoins par Mathé; Pour sauver une équipe Institut du radium (Rudali), la commission accepte un vote favorable étant entendu que le projet d'équipe de recherche sera présenté au DS hors classement.


    1975

    17 février
    Comité des sciences de la vie
    C. Paoletti soulève le pro blème des laboratoires que l'on ne ferme pas et qui sont donc maintenus, mais sans augmentation de leurs effectis: comment faire pour éviter un vieillissement de leurs corps de chercheurs? Lévi propose d'afficher certains thèmes ce qui permettrait aux sections de faire une politique cohérente, ex la physiologie sensorielle.
    Les sections de biologie cellulaire, de biochimie et de pathologie expérimentale ont soutenu le lancement d'un grand laboratoire mixte (CNRS-INSERM) d'immunologie à Marseille Luminy (Fougereau, Delage, Kourilsky). Les procès verbaux des sessions d'automne montrent comment s'appréhende maintenant la recherche collective. La biologie cellulaire évoque : «l'activité scientifique de premier ordre du Centre de neurochimie de Mandel à Strasbourg», mais en revanche note que «la productivité scientifique de l'Institut de neurophysiologie et de psychologie de Marseille pourrait être améliorée». Le rapporteur mandaté auprès du Centre de toxicologie et de pharmacologie fondamentales se dit «frappé par l'enthousiasme du personnel dû à la reprise en main intelligente et efficace de C. Paoletti.

    Juin
    Directoire
    "il y a en France 27 chercheurs pour 10 000 habitants contre 47 en Allemagne et 60 aux USA, mais eux ont atteint la saturation (croissance de 3% chez nous...). LP : il faut se poser la question de la finalité des LP. Curien a précisé la finalité des LP. Soutien à la rec. dans un milieu universitaire où la recherche n'est pas favorisée. Donner brièvement à une petite équipe les moyens de "décoller". Mais tout ceci ne doit pas être pérennisé. Notamment on doit se poser la question le LP peut il revenir au sein des formations du Comité national?
    Labo d'étude des techniques chirurgicales. Berkaloff (DSDV) il n'est plus question de maintenir un LP qui nous ridiculise à l'extérieur. C'est l'heure de la vérité.
    Labo de pharmaco et de toxicologie fondamentale, Loubatières déplore que trop de trop de gens se soient déclarés pharmacologues parce que la pharmacologie avait le vent en poupe. Il faudrait voir ce qu'est réellement la pharmacologie...
    Centre d'études du système nerveux. Equipe Szabo a réussi à élever des poissons torpilles
    Publication de l’ouvrage de Pierre Roubertoux "Genes et comportements. Analyse, génétique des comportements". les éditions Masson lui proposent d'abandonner ses droits d'auteur et de lui acorder en échange un "contrat". La commission donne un avis favorable à cette publication à condition que l’auteur refuse cette clause, si besoin est, intervention de la direction du C.N.R.S. auprès du syndicat de l'édition pour que ce genre de situation ne se reproduise pas.

    Comité national section 22, biologie cell. Printemps
    Propositions de colloques
    "La biologie cellulaire des cellules hypothélamiques neurosecrétoires" présenté par J D Vincent U Bordeaux II, les neurones hypothalamiques possèdent à la fois les propriétés d'un neurone et celles d'une cellule endocrine, ils offrent un modèle privilégié pour l'étude de ces deux fonctions
    "Mécanismes d'altération et de réparation du DNA, relations avec la mutagénèse et la concérolgénèse chimiques" P Daudel et Y Moule CNRS (club de cancérogénèse chimique fondé en mars 1973)
    "Les hormones stéroidiennes et hypophysaires pendant la vie fœtale", J R Pasqualini CNRS
    "L'assistance cardio respiratoire" J P Cachera CHU Henri Mondor. Résultats actuels au cours de l'infarctus aigu
    "La formation des anticorps : synthèse cellulaire et controle génétique" Avrameas, Fougereau fac sc Marseille. Problème de la synthèse des anticorps.

    Comité national, section 23, pathologie expérimentale (printemps)
    Il y a afflux record de demande d'entrées dans le cadre des chercheurs. Protestation contre politique de restriction. Protestation de M. Benarous: la commission devrait faire ses propositions sur la seule valeur scientifique, et l'administration pourrait ajuster ensuite. Expérimentation d'un comité pour juger la carrière des chercheurs ayant des fonctions d'interêt général. Incendie du CHU st Antoine dans le labo du prof Milhaud, aide spéciale au labo.

    Automne
    Informations sur le 7° Plan fournies par le DSDV. Demande à la section d'essayer d'introduire de la recherche fondamentale telle qu'elle est pratiquée au CNRS. Benarous demande si les nouveaux accords de type Rhone Poulenc vont se multiplier. Réponse : l'intéret de l'accord réside dans la protection des labos et chercheurs du CNRS. Meyniel pense que ce type d'accord peut aider à supprimer de mauvaises habitudes. Berkaloffaloff : interrogation sur l'importance des troisièmes cycles? Le risque n'est il pas que la recherche médicale se fasse dans les facultés de sciences au détriment des fac de médecine? La recherche médicale ne peut se faire sans la fac de médecine, ce qui ne signifie pas qu'elle doive doive en avoir l'exclusivité.
    Les labos de province : priorité de l'affichage. Berkaloff : il faut éviter la médiocratisation du recrutement, Berkaloff. est donc attaché à la liberté de recrutement pour les bons candidats. Budget 1976 : l'augmentation des salaires absorbe l'essentiel des augmentations du budg. 80% nouveaux postes de chercheurs devront être affectés à des labos de province. Souhait de structures inter-commissions pour le matériel.

    ATP
    mécanismes de la différenciation, difficultés posées par la répartition Paris-province.Ecophysiologie comparée : discipline pas assez développée en France. Economie de la santé : manque de coordination entre instituts (Maryse Gadreau, B. Majnoni, les ATP "Economie de la Santé". A propos colloque de Dijon, 7 mars 75). Physio du tissus calcifié : Mathé pense que l'épidémiologie des maladies dentaires devrait être développée en France. Pharmaco dynamique : pour Mathé, cette ATP est un succès. Deux problèmes, les difficultés du screening, le cout des animaux de laboratoire.

    Examen des laboratoires propres
    Centre de neurochimie: très important, transfert dans des locaux CNRS? Ce labo effectue des recherches de pointe sur le plan mondial dit Berkaloff. D'où risque du départ de l'université de cette "usine de recherche". A propos du recrutement d'une électrophysiologiste, Mathé proteste contre la technique du fléchage qui lui parait absurde. Labo de pharmaco et de toxicologie fondamentale. Il faudrait intéresser des biologistes à la pharmacologie. Mais Milhaud n'est toujours pas là. Centre de sélection des animaux de labo. Mathé s'inquiète de la contamination des animaux. Les souris venant de Grande Bretagne s'enrhument pendant le voyage, on ne peut donc pas les importer d'Angleterre ou les élevages sont pourtant excellents. Mathé propose la constitution d'un service central d'immunogénétique que Motta pourrait monter en collaboration avec l'INSERM.


    1976

    14-15 janvier
    Directoire, P.V. Création d'un labo d'immunologie à Marseille, convention avec INSERM. François Kourilsky et Michel Fougereau critiquent les compétences scientifiques du CA du CNRS et demandent de participer à la rédaction de la convention. Grégory: cette convention engage les crédits des deux organismes (CNRS et INSERM). Plaidoyer de Jean Bernard pour l’opération Marseille Luminy.

    Comité national, Section 21 biologie cellulaire
    Les biologistes souhaitent que l'Institut de recherche scientifique sur le cancer (IRSC), l'un des plus importants instituts du CNRS avec 81 chercheurs et 119 ITA, puisse développer l'immunologie fondamentale. Mais ils commencent à déplorer certains dysfonctionnements : une direction difficile à exercer, l'absence de rotation des chercheurs, le peu de rendement d’un institut qu’il apparaît difficile de scinder en plusieurs laboratoires, un administrateur (J. Crozemarie) mis en cause, etc. Tandis qu’on demande la création d'un comité spécial pour réduire les dépenses, La section de pathologie dénonce de son côté : «le peu de rendement de l'IRSC.../ son gigantisme qui ne permet plus au chercheurs de communiquer entre eux, pour ne pas parler des "mauvaises équipes".../ des laboratoires vétustes, mais une singerie de luxe...». L'IRSC sera restructuré. D'autres laboratoires propres sont supprimés, comme celui des techniques chirurgicales dont on estime qu’il n'a plus de raison d'être dans un organisme de recherche.

    Comité national, section 23 pathologie expérimentale et comparée (printemps)
    Président: Jean Samaille (Lille II)
    Secrétaire scientifique: Edmond Malaise (Villejuif).
    la section 23 n’a plus à gérer qu'environ 150 chercheurs, tous grades confondus. Au printemps 1976, elle va traiter de 35 dossiers de candidatures extérieures (12 seront retenus), de 22 dossiers d'AR (dont 13 candidats au passage AR-CR), de 19 de CR (dont 16 candidats CR-MR) et de 6 de MR (dont 5 candidats MR-CR).
    Le procès-verbal souligne le temps consacré aux chercheurs "à problèmes". S'ils ne représentent qu'environ un dossier traité sur dix, en revanche ils mobilisent neuf dixième des débats (en nombre de pages dans les P.V. par exemple). « X..., AR candidat CR, est un docteur en médecine qui ne publie pas, ce qui est déconcertant [sic]. Une lettre lui sera envoyée pour lui suggérer de se reconvertir». En attendant, il est prolongé pour deux ans. Jugement plus sévère pour un CR qui a deux publications à son actif, en vingt ans, mais dont il est vrai la section incrimine l'absence d'encadrement : «un directeur de recherche redoutablement absent», éternel problème du patron de thèse défaillant. «Y... est un CR de 61 ans (!), un cas désespéré [sic] dont on demande la radiation pour cause d'inaptitude à la recherche». A quelques mois de la retraite, il était temps de s'en rendre compte. «Quant à Z..., le rapporteur relève une nomenclature de travaux - "soi-disant" articles - ce qui dénote un cas qui relève de la psychose». Un autre relève lui de «la psychiatrie» et son passage, suggéré dans le cadre des ingénieurs (ITA) est refusé au mobile que «le corps des techniciens ne saurait souffrir ni de médiocrité ni d'indigence». Le chercheur en question sera donc lui aussi reconduit, etc.
    Autant d'inscriptions sur la liste d'aptitude à la maîtrise que de postes de maîtres de rechreche : donc il faut considérer cette inscription comme une possibilité sérieuse de candidature à la maîtrise. Mais discussion sur ce point, il est décidé que l'inscription sur la liste d'aptitude = signification scientifique et non une prime de consolation pour un chercheur qui n'obtient pas la maîtrise. La promotion accélérée permet d'accélérer la carrière d'un chargé, le grade de maître rend en principe indépendant (plus de directeur de recherche). Les débats du Comité national doivent rester secrets, mais il importe que le nom des rapporteurs soit connu. Le rapporteur doit pouvoir prendre contact avec le candidat. Mode de scrutin: liste alphabétique des chercheurs et vote successif pour classer les chercheurs ; vote à la majorité absolue ou relative si il faut attendre le troisième tour. L'administration communique uniquement le nom de celui qui est en tête.
    Paillard regrette que le vote se fasse plus à l'ancienneté qu'en tenant compte de la valeur scientifique des candidats. Vergnaud insiste sur la nécessité de faire passer en priorité les AR de 7/8 ans.
    ATP : Substances antimitotiques. Génétique des petits mammifères. Hormones et médiateurs chimiques. Mitose et cycle cellulaire.

    Automne
    Berkaloff : Le CNRS doit prendre le train en marche. Si de nouvelles voies se développent en pharmacologie cellulaire, c'est maintenant qu'il faut prendre le train, ce qui ne signifie pas qu'il faille abandonner la pharmaco traditionnelle.
    Centre d'étude des techniques chirurgicales La place de la recherche dans le domaine cardio-vasculaire s'est amenuisé. Le soutien devrait plutot venir de l'INSERM. Suppression.
    Centre d'hémotypologie Le comité de don. ne s'étant pas réuni aucun rapport n'a été fait. De toutes façons, la section ne s'estime pas concernée par ce centre et ne désire pas l'examiner.
    Centre de recherche sur la nutrition L'encadrement technique est très important, mais il n'y a pas de véritable direction de recherche. Il faudrait absolument que ce centre soit coordonné avec l'INRA et l'INSERM (auprès duquel il pourrait jouer le rôle de conseiller).
    Mise en place des GRECO (groupes de recherche coopératifs) et des Actions Incitatives, Berkaloff : tout faire pour que les isolés s'intègrent à des équipes existantes. Problème de la difficulté d'évaluer les grosses formations LP et LA. Berkaloff dit que la section n'a qu'à donner son avis sur la partie du labo qui la concerne. Bouteille regrette que la plupart des labos doivent faire leur demande de crédit à six ministères différents. Berkaloff estime que le nombre de chercheurs idéal pour une équipe est de 6 à 7. A propos de la restriction de crédit pour la jouvence du matos : Bouteille : demande que les microscopes électroniques comme les chercheurs soient évalués sur leur productivité - Berkaloff : nous aideront ceux qui s'aident.
    A propos des vacations : on se plaint beaucoup du DR du Val de Marne (motion au DG).

    ATP, les priorités : microbiolgie, immunologie, neurobiologie. Berkaloff : demande d'éviter, dans la mesure du possible, l'autodistribution. Devoret souligne le retard de la France sur les molécules de DNA (approuvé par Berkaloff). Biologie spatiale? Berkaloff insiste sur la nécessité de préserver la génétique classique.

    I. de recherche scientifique sur le cancer : Bouteille déplore le gigantisme de cet institut qui ne permet plus au chercheurs de communiquer entre eux. Demande intervention du CNRS pour re répartir les moyens à l'intérieur de l'IRC. Reconduction votée à majo. abs.
    Recherche coopérative sur programmes ‘Anthropobiologie des populations andines, analyse du stock héréditaire et des phénomènes d'adaptation physiologique la haute altitude’ (J. Ruffié Jacques, Hôp Purpan Toulouse). Une autre RCP (87) a permis de faire une revue générale de différents échantillons de population sud-américaines et a démontré qu'il y aurait lieu de pousser désormais des investigations plus approfondies d'une manière séléctive. La situation de Ruffié est anormale, il fait de la médecine, mais refuse que son LP soit examiné par les médecins (Ruffié appartient à la sect. d'anthropologie).
    Equipe de recherche L. Montagnier. Malaise regrette qu'on reproche aux chefs de groupes de ne pas savoir garder leurs élèves quand ils leur conseillent d'abandonner la recherche, faute de postes. Bouteille pense qu'une intégration ne peut se faire qu'au détriment d'une autre. Renouvellément.
    Labo Halpern : le directeur prend sa retraite, solution mixte CNRS-INSERM est envisagée.Tubiana : dans le secteur de la médecine il n'y a que deux équipes dignes de ce nom dans le labo.
    RCP Mathé : rapport favorable, mais Samaille pense que cette RCP est une industrie pharmaceutique qui ne veut pas dire son nom.

    Comité national, nouvelle section 24 thérapeutique expérimentale et pharmacologie (printemps)
    Président : M Meyniel Secrétaire scientifique : M Chedid
    Colloques : Vote favorable (23o 1n) pour MM Mathé, Seligmann, Tubiana sur "les hématosarcomes non hodgkiniens : étude morphologique, immunologique et topographique"
    Recrutement des chercheurs : protestations (Manuel) sur le faible nombre de mécdecins recrutés par le CNRS. Le chargé de mission (Fries) déclare que la direction a un souci constant de recruter des médecins, en plus des bologistes ou pharmaciens. A l'INSERM, seuls 50% des chercheurs ont une formation médicale (Mathieu).
    Examen des AR : P… ne fait rien, un cas qui relève de la psychiatrie selon ce que dit le dir de l'unité. Faut il le faire passer ITA? Non les techniciens ne souffrent ni de médiocrité ni d'indigence", donc on le reconduit.Examen des CR, la déficience de l’encadrement des jeunes chercheurs est dénoncée par la section. Classement des candidats : Paoletti proteste car il estime que la pharmacologie a été très mal servie (un seul condidat, mais classé second).

    (automne)
    Informations générales : l’examen des formations devra être très soigné; explication du fléchage. Les chercheurs isolés doivent être aidés dit Berkaloff. : 15 à 23% du budget pour les aides individuelles. Mais la commission doit être extrêmement sévère pour l'attribution de crédits aux MR/DR qui ne doivent pas être aidés au détriment des équipes. Les relations avec la DGRST posent de multiples problèmes.
    Questions des ITA : manque de postes, auquel il faut répondre par une redistribution des postes et non par une création selon le DSDV.
    Relations CNRS/INSERM : une concurrence stupide. Les gros laboratoires peuvent avoir les deux labels mais les petites ERA qui se présentent devant plusieurs sections posent un problème. La chirurgie expérimentale pose des problèmes : faut-il conforter les secteurs déjà couverts ou développer d'autres thèmes de recherches ?
    Le Président apprécie le découpage de l'ex section 24 mais regrette le manque de soutien de la recherche en biologie médicale. Problème de l'appareillage lourd : le nbre de microscopes électroniques va passer de 5 à 1, des spectroscopes vont être supprimés. Il faut un cofinancement université - CNRS. La pharmacologie : Inquiétude quant à l'avenir de cette discipline. C'est une science de transfert (entre fondamental et appliqué) et on ne doit négliger ni la pharmacologie classique ni la pharmacologie moléculaire.La situation est mûre pour une collaboration avec l'Industrie selon Berkaloff. Un questionnaire établi par M Lechat va être envoyé aux groupes CNRS et INSERM.
    Les matériaux bio-compatibles : Il faut créer des réseaux en bio-mécaniques. L'Hormonologie : domaine vaste qu'il faut relancer et développer. L'odontologie : Peu de possibilités en France et enseignement de mauvaise qualité. La dermatologie : Il faut constituer des réseaux et utiliser les structures existantes. La biologie spatiale : discipline qui soulève des doutes (sérieux scientifique, coût...).

    Examen des labos
    - Laboratoire de physiologie du travail, problème avec les locaux dont une partie est restée au CNAM (crainte de voir s'opposer deux laboratoires s'il y a relogement) et difficulté avec le responsable depuis un certain temps à la retraite (nécessité de nommer un nouveau responsable).
    - Centre d'études des techniques chirurgicales, renouvellement (Lockhart), la structure actuelle est à modifier (polymorphisme gênant), il faut une meilleur répartition chercheurs-ITA. Etude à réaliser sur l’ insertion des chirurgiens
    - Centre de sélection et d'élevage d'animaux de laboratoire, problème de réorientation et de gestion : souhait d'une analyse financière.
    - Centre d'études bioclimatiques (M Pocidalo) Renouvellement pour un an accepté (22o/24)
    - Laboratoire de toxicologie et pharmacologie fondamentales (Lechat) : rapporteur frappé par l'enthousiasme du personnel, reprise en main intelligente et efficace de Paoletti.
    - ERA Crabbe : cette formation jamais encore présentée devant la section 24 et appartenant à la section 22 se presente cette année aux sections 18, 22 et 24. La comission l'accuse de "manger à tous les rateliers" et refuse d’examiner ce dossier à l'avenir.
    - RA Loubatières ne semble pas avoir résolu les problèmes de relation entre recherche et industrie pharmaceutique.
    Propositions d'ATP : les drogues agissant sur les membranes, la toxicité des métaux lourds, les neuromédiateurs


    1977

    Comité thématique médecine
    Berkaloff souligne la difficulté actuelle de faire faire de la recherche aux médecins faisant carrière dans le cadre universitaire. Trois difficultés pour les postes d'accueil : excellence nécessaire des candidats (éviter le substitut du service militaire), concours ouvert toutes sections confondues, retour dans l'enseignement supérieur ou recrutement définitif ? La règle est le retour dans l’Enseignement supérieur. Quel statut donner à ces candidats intégrés ? Salomon souhaite la création de postes au niveau AR-6 et non CR. Bouteille parle d'assimilation aux allocations de recherche

    Comité national, section 23. Pathologie expérimentale et comparée.
    (Semaille, Malaise)
    Proposition de la section de créations de LP en milieu hospitalier (Necker, Saint Louis, Lyon).
    Berkaloff : le CNRS veut développer sa précence dans le milieu médical. Les GRECO en sont à la phase préparatoire et plusieurs projets sont envisagés (dont la restructuration du LA Jean Bernard). Le CNRS préfère un GRECO plutot que de faire un pénultième LA. Mais au sujet des crédits, des questions sont posés pour que les chercheurs paricipants au GRECO ou autre réseau aient des avantages sur le plan financier.
    Comité sectoriel indispensable pense DSDV car la biologie ext extrêmement étendue et il faut qu'il y ait des infos inter-sections. C'est peu satisfaisant car les idées ne fusent pas entre gens qui ne se connaissent pas.
    ATP : Berkaloff. se déclare déçu par le manque d'imagination des chercheurs concernés par l'ATP microbiologie. Colloques : faut-il soutenir un coll. les virus entériques? (intestinaux) oui dit la commission car cela permet d'aider l'épidémiologie en France.

    Automne
    - Berkaloff : relations INSERM et CNRS : ne doivent pas copier leurs formules. Si les petites équipes du genre INSERM présentent des avantages, le manque de contact inhérant à ce genre de struture est cependant un inconvénient certain. Le CNRS est prêt à soutenir les petites equipes de l'INSERM, mais condition que soient données des responsabilités à l'un des adjoints du leader (problème des directeurs d'UR INSERM). Il ne faut pas désarticuler l'INSERM mais créer un réseau localisé avec conseil scientifique commun.
    Manque de LP en milieu hospitalier : on a prévu d'en créer 3 (Necker, Saint Louis et Lyon)
    Thèmes importants : cancérogénèse chimique (toxicologie), Boiron et Devoret chargé d'un rapport sur les voies à développer. Malaise plaide la cause de la thérapeutique expérimentale, problèmes de nutrition (à aborder au niveau cellulaire), instrumentation bio-médicale en France.
    - LP centre d'immunologie, Marseille. M Fougereau remplace M Kourilsky (22o). Berkaloff. indique que tous labo doivent avoir un "DR de rechange".
    - LA 47 la création d'un LP est prévue à terme pour le centre Hayem (l'équipe J.-P. Lévy est renouvelée).
    Colloques : Images et signaux en médecine : avis favorable. Problème des enquêtes auprès des équipes. Le DSDV est reservé quant à ce type d'action. Pour les enquêtes de commissaires, il faut un mandat de la section et une acceptation du département.scientifique. Problème des réseaux et des contacts extérieurs : Berkaloff pense que les congrés "favorisent les jeunes quand il y a quelque chose à apprendre et les plus agés quand il faut faire comprendre". Janiaud (SNCS) soulève le problème de l'intégration des hors statut. Salomon montre que la situation des universitaires, qui peuvent ne rien faire, vu que leur emploi est garanti, génère des tensions.
    On observe un manque de LP en milieu hospitalier : création prévue de 3 LP : L'un à Necker, l'autre à l'hôpital St Louis et le troisième à Lyon (permettant un effort en épidémiologie). Il s'agit de créer un réseau localisé avec un conseil scientifique commun et non de désarticuler les unités de l'INSERM.

    Section 24. Thérapeutique expérimentale & pharmacologie
    Exposé du DSDV : Il est possible de faire une politique de promotion des jeunes. La proportion des Docteurs d'Etat parmi les AR est inférieure pour cette section à celle des autres sections. Or c'est un très mauvais pronostic de promouvoir des chercheurs qui n'ont ni thèse ou équivalent (publications, diplôme). Il faut pousser les soutenances et publications.
    Problèmes du mode de restructuration de la recherche médicale : nécessité d'avoir recours à une politique de réseaux (exposé du projet du Pr Jerome). Il faut s'orienter vers une formule souple dérivée des RCP ou des GRECO pour pallier la dispersion scientifique et géographique de certaines équipes, tout en favorisant le développement de certains thèmes pouvant faire l'objet d'ATP.
    Le recrutement tournera autour de 3%, mais c'est peut-être la dernière année. La situation budgétaire est mauvaise.Le passage AR-CR nécessite impérativement l'obtention d'un doctorat d'Etat ou, à défaut, une activité scientifique de qualité équivalente.
    Colloques : biochimie et la pathologie des tissus conjonctifs . VIIème congrès international de pharmacologie (subvention proposée de 40000 francs).
    Le Pr Jerome présente un projet où il expose la politique de réseaux : formule souple, dérivée des RCP ou de GRECO, qui permettrait de pallier la dispersion scientifique et géeographique de certaines équipes ou chercheurs, tout en favorisant le développement de certains thèmes de recherche qui pourraient faire par exemple l'objet d'ATP, et trouver un mode de financement adapté.

    Section 26 psyscho
    C. Herzlich est autorisée à rejoindre la section de sociologie (SHS).


    1978

    16 janvier, 23 février
    Directoire. Le problème de la recherche médicale déja évoqué il y a un an. Le CNRS doit-il maintenir une action dans un secteur déja largement couvert par l'INSERM, l'Université et Pasteur? Après enquête dans la communauté scientifique, la réponse est affirmative. Raison de principe: la recherche médicale relève des sciences de transfert et le CNRS a pour mission de veiller à ce qu’elle soit irriguée par la recherche fondamentale. Raison de fait: le CNRS dispose d'un millier de chercheurs dans ce domaine. Comment agir? Renforcer la fonction évaluative du CNRS. Le nombre de LP est trés faible (alors qu'en biologie, discipline voisinne il représente le 1/3). Manque de structure de concertation. Propositions : créer Comité thématique ‘médecine’ avec un conseiller scientifique auprés du DSDV (Lucien Hartmann). Créer des LP et des LM avec l'INSERM. Soutenir petites équipes (ERA) en les regroupant in GIS (Groupements d’intérêt scientifique). Lancer des ATP. Ainsi l'INSERM verrait bien ce dernier passer la main dans ce qu'il estime être son domaine prioritaire et fermer ses sections de pathologie expérimentale ou de pharmocodynamie. Cette perspective évoquée par le DG CNRS, R. Chabbal, est soutenue par Delbarre et F. Gros qui demandent la mise en place d'une structure de concertation nationale). La DGRST devrait avoir ce rôle dit Chabbal. Exemple des difficultés renctontrées dans le management commun (CNRS-INSERM) d'un labo, le "Centre de recherches néphrologiques de Necker-Enfants malades".

    Lancement du PIRMED (Progr. Interdisciplinaire de recherche sur les médics.) Coordination des labos publics qui travaillent en pharmacodynamie. /Le Courrier n°47 sept. 82/

    10 juillet.
    Conseil d’administration. Le partage des compétences entre l'ISNERM et le CNRS. Création du Laboratoire d'oncologie et d'immunohématologie (pour stabiliser la prestigieuse équipe du Professeur Jean Bernard sur le point de prendre sa retraite). Il est normal que le CNRS prenne l'affaire en chage car il peut fournir à la recherche médicale des contact avec la recherche fondamentale en biologie et en chimie.

    Section 23, Biologie des interactions cellulaires
    P. Chambon (Strasbourg) : « le CNRS ne peut pas laisser le monopole de la recherche médicale à l'INSERM, (ce qui) reviendrait à l'abandonner aux mandarins ». P. Chambon et E. Wollman (I. Pasteur) «...tant que les concours (3° cycle médical) ne seront pas supprimés au profit d'un recrutement sur titre, rien ne sera possible.../ La biologie a plus fait pour la médecine que la médecine elle-même.../ le CNRS n'a pas à aider au double jeu médical...»

    Comité nationale, section 24. Thérapeutique expérimentale & pharmacologie
    Colloques : "Substances naturelles d'intérêt biologique" MM Potier, Barton et Sevenet, Nouméa, prévu sept 1979. Subvention demandée de 80000 francs.
    Publication de la thèse "Les essais des nouveaux medicaments chez l'homme" par JM Rouzioux. Publication de l'ouvrage : "Les mycotoxines, les champignons". Recrutement des chercheurs : aucune répartition au préalable des nombres de postes nouveaux entre les diverses sections des Sciences de la Vie ne fut effectuée.
    Promotions des chercheurs : le prorata du nombre de promotion attribué à chaque section n'est pas défini au préalable. Chaque section se prononce sur la qualité des chercheurs désireux d'accéder à une promotion et à les classer par ordre de valeur scientifique, sur une liste non limitative. De la confrontation ultérieure des listes résultera la répartition des postes entre les sections.


    1980

    Nobel de médecine à Jean Dausset, Dir. du LP d'oncologie pour ses travaux sur les incompatibilités des tissus, le facteur HLA. /Courrier n°38, octobre 80/


    1982

    Arrété du 30 juin
    Redécoupage du Comité national : 45 Sections (), regroupées selon les 7 départments installés en 1976, soit pour les sciences de la vie (SDV) :
    22 Structure biosynthèses et interactions des macromolécules biologiques
    23 Biologie et physicochimie des systèmes macromoléculaires intégrés
    24 Génétique et biologie cellulaire, microbiologie
    25 Biologie des intéractions cellulaires
    26 Biochimie et biologie végétales
    27 Pharmacologie et thérapeutique expérimentale
    28 Physiopathologie expérimentale et humaine
    29 Physiologie animale
    30 Psychophysiologie et psychologie
    31 Biologie des organismes et biologie du développement
    32 Biologie des populations et des écosystèmes


    1984

    Convergeance physiologie et biologie moléculaire. R. Monier: "Un fossé profond a longtemps séparé l'étude physiologique du cerveau et celle de ses activités les plus intégrées. Un heureux rapprochement est en train de s'amorcer. " J. P. Changeux: une révolution. /Le Courrier n°55-56 spécial/

    Interview de Pierre Joliot. « La recherche: art, liberté, individualisme. Mon père m'a dit, fait de la biologie. La physique devient une science trop lourde. /Le Courrier n°54 janvier 84/


    1991-92
    Comité national, le clivage de la médecine en deux sections est finalement résorbé. Soit sur 40 sections, pour les SDV :
    20 Biomolécules: structure et mécanismes d'action
    21 Biomolécules: relations structures-fonctions
    22 Thérapeutiqu et médicaments: concepts et moyens
    23 Génomes-structures, fonctions et régulations
    24 Biologie cellulaire, virus et parasites
    25 Intéractions cellulaires
    26 Fonctions du vivant et régulation
    27 Biologie végétale
    28 Biologie du développement de la reproduction
    29 Fonctions mentales, neurosciences intégratives, comportements
    30 Diversité biologique, populations, écosystèmes et évolution