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Centre d’immunologie de Marseille Luminy (CIML)

source : http://histoire.inserm.fr/les-lieux/centre-d-immunologie-de-marseille-luminy

Créé en 1976 par l’Inserm et le CNRS, le CIML avait pour objectif de créer un pôle d’immunologie de haut niveau dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en lien étroit avec l’enseignement supérieur et la recherche clinique.

Cela a été une véritable opération de "délocalisation avant l'heure", impliquant des chercheurs de laboratoires parisiens qui ont rejoint des collègues marseillais, sur un site en train de se développer dans la garrigue, entre Marseille et Cassis.

C’est sous l'impulsion de deux chercheurs, François Kourilsky à l’Inserm et Michel Fougereau au CNRS que ce projet voit le jour au début des années 1970. François Kourilsky était directeur de l’unité de recherche Inserm 136 sur l’immunologie des cancers, à l’hôpital Saint-Louis à Paris ; Michel Fougereau était sous-directeur du centre de biochimie et de biologie moléculaire du CNRS, à Marseille, sur le site de Luminy.

1974 voit la construction d’un premier bâtiment de 2 000 m2, qui va accueillir l’unité de recherche de François Kourilsky délocalisée à Marseille. Celui-ci est accompagné de chercheurs dont Claude Mawas, Pierre Golstein, Michel Pierres…, rejoignant à Marseille l’équipe de Michel Fougereau.

C’est cette structure qui deviendra le CIML, avec 31 chercheurs et 24 techniciens venus de Paris, Lyon et Strasbourg et de Marseille. Le CIML sera abrité dans deux bâtiments, l’un construit par l’Inserm en 1976 et l’autre par le CNRS (1978-1980), occupant 5 000 m2. Kourilsky et Fougereau avaient bâti ce projet, en se fixant, dès l’origine, des principes de fonctionnement que l'on peut résumer comme "élitistes dans leurs objectifs et mutualistes dans leurs moyens". Ils étaient guidés par trois impératifs expliqués par François Kourilsky dans une interview accordée en 1977 à un quotidien marseillais : “Regrouper les techniques, réu­nir une ‘masse critique’ de chercheurs, diffuser un enseignement. L'immunologie fait appel à de nombreuses techniques et, selon qu'il s'agit de biochi­mie, de radio-immunologie ou d'immunochimie, les outils de travail sont très différents.”

Hébergé d’abord dans un bâtiment de l’Inserm de 1 500 m², le CIML va asseoir son développement grâce à la mise à disposition par le CNRS, en 1979, de 3 000 m² situés à 800 mètres de là.

Chercheurs, ingénieurs, techniciens et étudiants travaillent à l’élucidation des mécanismes fondamentaux de la réponse immunitaire autour de trois grands axes : l’immunologie fondamentale, utilisant des approches de la biologie moléculaire et cellulaire, la génétique et la biochimie. Viendront ensuite l’immuno-parasitologie, la neurobiologie et la génétique humaine. Un des objectifs principaux de l’activité du CIML consiste à articuler les produits de ses recherches avec les attentes du secteur industriel dans le domaine du transfert de technologies (sociétés Immunotech, Innate Pharma, Ipsogen) et en liaison avec des entreprises pharmaceutiques (Roussel - Uclaf, Sanofi recherche, Boehringer - Mannheim, Zenaca).

Au regard de l’esprit initial du CIML, qui entendait favoriser échanges et collaborations entre équipes de tailles et de durées limitées, et de son mode d’organisation centralisé et mutualisé, la séparation des bâtiments constituait un handicap. Le projet CIML 2000 voit donc le jour, dans l’objectif de construire un institut intégré, pour répondre aux défis modernes de la biologie :

  • regrouper les activités scientifiques autour des plateaux techniques ;
  • développer la communication scientifique et les échanges entre équipes ;
  • créer des modules d’accueil pour permettre l’arrivée de nouveaux groupes ;
  • réaliser des économies d’échelles, en évitant la duplication des équipements ;
  • rationaliser l’activité des personnels.
  • Ce projet mobilisera l’Inserm et le CNRS, avec la participation de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et du département des Bouches-du-Rhône, dans le cadre du contrat de Plan Etat Région, ainsi que celle de la ville de Marseille. En novembre 2004, le centre est inauguré ; il dispose désormais d’un bâtiment de 6 000 m² sur cinq niveaux.

Les travaux des équipes de recherche du CIML portent sur la compréhension des bases moléculaires et cellulaires de l’immunité innée et adaptative, en s’ouvrant à d’autres disciplines telles que la biologie cellulaire, la microbiologie, la virologie, l’oncologie et les nanotechnologies.

La présence de chefs d’équipe de nationalités étrangères souligne la dimension internationale du CIML, l’un des principaux instituts de recherche en immunologie d’Europe.

CIML

Directeurs

Directeurs adjoints

1976 - 1977

François Kourilsky

Michel Fougereau

1978 - 1980

Michel Fougereau

Pierre Golstein

1981 - 1984

François Kourilsky

Claude Mawas - Hélène Cailla

1985 – 1987

Pierre Golstein

Bertrand Jordan - Christo Goridis

1989 – 1990

Bertrand Jordan

Michel Pierres

1991 - 1994

Michel Pierres

Anne-Marie Schmitt - VerhulsT - Bernard Malissen

1995 - 1998

Bernard Malissen

Bertrand Jordan - Jean-Pierre Gorvel

1999 - 2005

Bernard malissen

Pierre Ferrier - Philippe Naquet - Eric Vivier - Jean-Pierre Gorvel

2006 - 2008

Jean-Pierre Gorvel

Philippe Pierre - Bertrand Nadel

2008

Eric Vivier

Bertrand Nadel - Didier Marguet

Pdt. R. M. Nixon National Cancer Program (1971)

Legislative History of the National Cancer Program
Source : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/bv.fcgi?rid=cmed6.section.19481

The mission of the NIH, an agency in the Department of Health and Human Services (DHHS), is to develop and apply fundamental knowledge about the nature and behavior of living systems to extend healthy lives and reduce the burden of illness and disability. The NIH, which began as a one-room Laboratory of Hygiene in 1887, today has over 27 institutes and centers and a 2002 budget of $23.3 billion (US). It stands as an unparalleled national (and international) resource and is the focal point for nearly all federally sponsored health research. It was within this context of improving the health of the nation, through research and application of knowledge, that the National Cancer Act was envisioned in the years between the establishment of the NCI in 1937 and the development of this unprecedented legislation in 1971.

An Act of Congress in 19376 made the conquest of cancer a national goal and set the stage for the formation of the NCI in 1939 from two existing laboratories.7 The Office of Cancer Investigations at Harvard merged with a pharmacology division of NIH and the NCI was relocated to Bethesda, MD. This legislation also established the National Cancer Advisory Cancer Council, and directed the Surgeon General to "provide for, foster, and aid in coordinating research related to cancer within the NCI and among other agencies and organizations." It would be 34 years before President Richard Nixon would sign bold legislation that would elevate the conquest of cancer to a national crusade.

President Nixon signed the National Cancer Act on December 23, 1971, and declared a "war" on cancer. This unprecedented legislation8 was the outgrowth of an equally unprecedented research advocacy effort led by philanthropist Mary Lasker that prompted the Senate to adopt a resolution in 1970 calling for a study of cancer in America. The subsequent report from the Yarborough Commission, headed by Texas Senator John Yarborough, provided the details for a legislative plan that would become the National Cancer Act. It is interesting that this legislation never fully defined the concept of a national cancer program, which remains a topic of individual interpretation to this day.

The major goals of the National Cancer Act were to create a national cancer program that significantly expanded the authorities and responsibilities of the NCI, while maintaining it as an institute within the NIH. The most unique aspect of the National Cancer Act was that it provided the NCI director with direct access to the president of the United States. The act specifically mandated that the NCI develop its programs with the advice of a new National Cancer Advisory Board (NCAB); and submit an annual budget, termed the "bypass budget," directly to the president, bypassing the approval of the NIH director. In addition, the act established a threemember panel, the President's Cancer Panel (PCP), which was specifically required to submit an annual report to the President. The NCI Director and members of both the NCAB and PCP became presidential appointees. This sweeping legislation granted to the Director of the NCI broad authority to plan and develop an expanded, intensified and coordinated National Cancer Program that included the NCI and related programs, other research institutes and federal and nonfederal programs. The National Cancer Act also authorized the first 15 cancer centers and mandated cancer control programs. As shown in Table 81-1, the 1971 legislation was amended in 1974 (P.L. 93–352) to further broaden the authorities of the NCI to include award of construction grants and information collection, analysis and dissemination responsibilities.

Although the Mary Lasker-led advocacy movement of the 1970s led to the National Cancer Act, the broad scientific community voiced concerns about singling out one institute and granting it such sweeping authorities. There were also concerns that the NCI would subsume funding from other institutes and that the increased investment in cancer research would undermine the quality of research across the NIH. In fact the national focus on defeating cancer over the past 31 years has only served to attract additional funding for nearly all of the Institutes of the NIH. Moreover, the relatively small number of approved individual investigator-initiated grants funded in 2002, approximately 22%, indicates that far too many good ideas still go unfunded. Therefore, the concern expressed in the 1970s that increased support for cancer research would result in "blanket funding" of mediocre science has never emerged as a problem. In fact, the ever-increasing size, scope and complexity of the National Cancer Program serves to keep the relative level of funding for new ideas and new investigators significantly below where it was in 1971.

Legislation passed in 1978, P.L. 95-622, recodified the National Cancer Act and further consolidated and expanded the authorities of the NCI director (Table 81-1). Interestingly, the language describing the National Cancer Program dropped the phrase "including other federal and nonfederal programs." This legislation significantly expanded the mission of cancer centers to include basic research and prevention and called for an overall expanded and intensified research program focused in cancer prevention. Perhaps the most important aspect of the changes mandated in this act was the significant emphasis on environmental carcinogenesis and prevention.

Although some additional laws were passed between 1978 and 1993 that further strengthened some aspect of the National Cancer Program, or mandated a specific emphasis area, it was not until 1993 that patient advocacy would once again have a profound effect on the National Cancer Program. In June of 1993, the NIH Revitalization Amendments9 specifically required the NCI to intensify and expand research on breast and prostate cancer. Further, the legislation mandated a case control study of elevated breast cancer rates on Long Island and mandated a set-aside for cancer control activities at 7%, 9%, and 10% for 1994, 1995, and 1996, respectively. The period of "earmarking" for specific cancers had arrived.

The legislative history of the NCI and the National Cancer Program parallels the focus and effectiveness of cancer survivors and advocates over the years, beginning in 1971 with the group led by Mary Lasker. Today cancer has evolved beyond a health problem into a sociopolitical issue of enormous scope and impact. Interestingly, another concern expressed by the scientific community at the time of the enactment of the National Cancer Act was well founded—the unrealistic expectation of a quick cure for cancer. Many would argue that the lack of such a dramatic cure during the past 31 years has led to an increasing overall sense of apathy (and/or denial) among the public at large.

VIRUSES AND CANCER
source : http://www.smokershistory.com/NCA1971.htm

The Congress took special recognition of the increasing pace of research on cancer viruses with the initiation of the special virus leukemia program in 1964. The previous decade had seen the revival of cancer virus research and, with several findings becoming available in late 1963 and early 1964, the state-of-the-art reached the stage where a special program appeared warranted. By that time it had been clearly demonstrated that several cancers in animals were caused by viruses and some could be prevented by vaccination. A number of preliminary findings in man indicated similarities to the animal situation. The way to produce certain key reagents had been developed and ways to scale up to sizable required quantities could be visualized. Needed animal systems were available and the means for developing others-- for example, monkeys--were foreseen. Crucial laboratory tests were well along--though many others later proved to be necessary.

Good progress has been made since the special virus leukemia program was initiated, and the name has been changed to the special virus cancer program to indicate results and opportunities enlarging beyond leukemia.

We have made continual evaluations of the program and continually modify the program to take this into account. More than 80 viruses are now known to produce cancers in many different animal species, including subhuman primates, man's closest relatives--about 20 viruses discovered in the past 3 years. With some types of virus, we have attained pilot plant scale production, a critical step for the early stages of vaccine development and safety testing. Production of animals, including monkeys, and animal and human tissue culture systems is now scaled up to meet program needs. We can now produce requisite quantities of key reagents, have management capability to handle necessary logistics, and have required laboratory tests to determine within populations whether particular viruses may be related to particular cancers. Preliminary findings indicate strong association between Burkitt's lymphoma patients and a herpes type virus known as the EB-type virus. Similar association exists for nasopharyngeal cancers--that is, cancers in the back part of the mouth and the back part of the nasal area, and also in the upper throat. Also this association exists with infectious mononucleosis. Other studies are underway. Now, as you know, finding something in association with a disease does not in itself mean that that something necessarily causes the disease. We must determine quantitative relations on the association and systematically collect additional information. If it all hangs together, circumstantial evidence mounts, and causation may look more and more likely; but the causative significance is demonstrated after the disease is reduced or eliminated upon removal, reduction, or blocking action of the causative agent. We have completed this sequence in several animal cancers, but we are in the midst of the process with human cancers and have not yet established the virus causation of any cancers in man.

The circumstantial evidence continues to point to viral causation of several kinds of cancers, however. One important negative finding was attained last year: there appears to be no relationship between human cancers and the 31 adenoviruses, several of which can cause disease in man; that is, diseases of the respiratory tract or GI tract. There appears to be no association between any of these 31 adenoviruses and cancers in man, though many of these adenoviruses are known to produce cancers in hamsters. The capability of the special program allowed us to pin down this critical answer in only 9 months' time, during which we actually examined 300 cancer patients in terms of their serum specimens. We ran laboratory tests against all 31 adenoviruses and found no correlation between any of the types of adenoviruses and the types of human cancers.

We have checked this out with more critical and sensitive techniques and the same findings hold; so this has led to a marked shift of priorities in this area of adenoviruses and cancer. We put it pretty much on the back burner now.

The stages of development varies with different kinds of tumors. In some, such as Burkitt's lymphoma, we appear to be well along in determining the relationship between the disease and the EB virus and may be close to starting vaccine development. In others, such as lung cancer, only very preliminary findings are available. From the knowledge gained in the special program, however, we can now determine critical relations more rapidly.

TUMORS ASSOCIATED WITH VIRUSES

It is important to group different kinds of tumors together in relation to certain kinds of viruses; so I will discuss three groups of tumors.

TUMORS ASSOCIATED WITH HERPES-TYPE VIRUSES

The first group are the tumors associated with the herpes-type viruses. Several important tumors are associated with these herpes-type viruses. These are DNA viruses related to those causing fever blisters and shingles. Yet they are not the same viruses that cause those diseases. Tumors associated with these viruses each year causes in the United States about 30,000 deaths and 70,000 new cases. These are the Burkitt and other ]ymphomas, nasopharyngeal cancers, cancers of the penis and uterine cervix, chronic myeloid leukemia, and suggestively certain other tumors, and certainly in some animal species, including the economically important disease in chickens known as Marek's disease. We are requesting $7.2 million for work with these tumors.

The state of the art varies with the different kinds of tumors. We are probably furthest along with Burkitt's lymphoma and nasopharyngeal cancers in our attempts to pin down virus causation of human cancers. The EB herpes-type virus, now available in quantity from tissue culture, has permitted us to gain important information on patients with lymphoma or nasopharyngeal cancers; such patients have antibodies in their serum against EB virus. I might add that quantitatively patients with these lymphomas have very much higher levels of antibody and antibodies are found in 100 percent of the patients.

In corresponding nondiseased control groups of the same age we can find EB virus in some of the subjects or we can find the antibodies against the EB virus but the levels are much lower and the percentages run much lower than in the case of the patients where it is 100 percent. These findings, coupled with the extensive animal and tissue culture data, are strongly indicative that the EB virus is the causative agent in producing these tumors. We must conduct much more extensive fieldwork with human populations, however, to prove causation, ultimately by the actual demonstration of a reduction in incidence of these tumors by corrective measures developed from the research. The data are suggestive that vaccination will be successful in preventing these types of tumor. In the coming year we will gather the additional information in population groups exhibiting high incidence of Burkitt's lymphomas and nasopharyngeal cancers, those types where the association is strongest and we have the most data available. The highest incidence is found in populations in Africa and in Southeast Asia, and we are working with the International Agency for Research on Cancer to ensure the international cooperation necessary to move ahead. We need more data to be sure of the validity of the early findings, to assess important time and space relationships of what the EB virus is doing in these populations, and how its distribution relates to cancer induction. We expect, to improve further the yield and purity of EB virus aml to conduct critical work necessary in a preliminary way for vaccine development. We still have need for an improved animal model for safety testing and fundamental studies.

Here I might interpose that we just this year produced three new animal cancers caused by herpes-type viruses in three different species of animals. These are in primates, including chimpanzees, and in rab- bits and guinea pigs, so we have hopes that the monkeys here again will serve as a suitable animal model system not unlike the polio story for needed tests for safety and effectiveness.

All these efforts are expensive since they involve large numbers of animals, costly materials, complicated logistics, complex equipment, and highly skilled workers in various locations.

In the case of cervical and penile cancers and chronic myeloid leukemia, data available to date are not so extensive. Here we will employ the methods developed for the lymphomas and nasopharyngeal cancers to try to obtain the required information as rapidly as possible. Here also we will conduct additional field investigations and extensive laboratory studies; they will involve the same type of complex and expensive resources.

TUMORS ASSOCIATED WITH THE TYPE C VIRUS

The second group of tumors and viruses I want to discuss are the tumors associated with the type C virus. This is a virus that was discovered in animals years ago, known to be strongly associated with causation in animal leukemias. We have established clearly that we can transmit the virus and produce the disease as early as 2 weeks in mice with this type of virus.

These other tumors are associated with the cancer-causing virus known as type C, an RNA virus so designated from electron microscopy when seen in human and animal tumors and known to produce certain animal cancers. Several different species are involved and transmission of the virus has been clearly demonstrated in mice, cats, and chickens. The tumors associated with this virus are the leukemias--particularly childhood leukemia--sarcomas of bone, muscle, cartilage, and connective tissue, and other tumors, including Wilms' tumors in kidneys in children. Mortality from the leukemias--other than chronic myeloid leukemia which seems to be more associated with the herpes-type virus--totals 13,500; new cases of leukemias will total 17,000. Deaths from sarcomas this year in the United States are expected to be around 3,000, and 4,000 new cases can be expected. We are requesting $7.5 million for work on these tumors.

Evidence is mounting that tumors associated with type C virus may be produced in a manner different from the production of tumors associated with the herpes-type virus which I just discussed a moment ago. Although we have successfully prevented leukemias by vaccination in animals, there is some question whether this procedure will be effective in man. Evidence suggests that the genetic information of the type C virus is transmitted from one generation to the next in a covert and incomplete form. Several recently discovered techniques can reveal its presence. Sometimes a full virus can be detected, infect normal cells, and can induce cancers. Radiation, which under some conditions produces cancers, and cancer-causing chemicals are effective means for bringing forth the expression of this genetic information of the virus. Its presence can also be detected by immunological means. Sometimes special tissue culture cell lines or a helper virus, that is, a second virus, is required to bring forth these viruses.

A top priority question then is whether these findings in animals are directly applicable in man. Are cancers produced by the expression of this type C virus genetic information in all cases, including induction of cancers by chemicals? Only part of the time and with only some kinds of cancers? Or is a different mechanism entirely involved? Answers are especially critical since the approach to control of these cancers may be dependent upon the manner in which these interactions take place. Considerable investment of funds must be made to develop materials, animals, laboratory studies, and complex field investigations to determine the extent of cancer causation, with primary emphasis on the ]eukemias and sarcomas. Because of the causative role of chemicals in association with viruses, complex field studies in populated areas will be conducted to monitor populations for cancer incidence, virus exposure, patterns of antibodies against viruses, and exposure to chemical agents. Again, these efforts are costly because of the complicated logistics, expensive reagents and equipment, and the participation of highly skilled investigators. These studies have importance far beyond the cancer field since the laboratory developments here open up new approaches to gaining understanding of the manner in which cells function, and, in the case of development of embryos and repair of damaged tissues, the manner in which cells differentiate into new tissues.

In other words, learning about how this virus becomes expressed, or "switched on," as some people say, is a very similar problem to understanding how the cell controls its work through DNA and the RNA controlling the protein synthesis. We do have a handle, though, to get hold of this process in this case because we can bring out these viruses by special techniques and procedures which will allow us to follow the genetic information in relation to whether the expression is turned on or turned off. Sometimes we get tumors formed the way it is turned off, but with other conditions we get other findings. For example, these kinds of tumors all produce special proteins which are called antigens which we detect by looking for antibodies against these antigens. This is another way to tell whether that virus is there and whether it is being expressed or not. This provides us, then, a tool for finding out whether hereditary or genetic information is "switched on" or "switched off," not unlike the kind of hereditary information we have in the cell's own contents in the chromosomes. But this is somewhat simpler because the genetic information instead of being in the cell's own chromosome is actually a piece of virus that is transmitted from cell to cell and under special conditions we can get a handle on that by converting it into the full-blown virus or converting it so we can see expressions in other ways. This has ramifications in many fields besides cancer research.

OTHER VIRUS-ASSOCIATED TUMORS

Available research leads indicate that cancers of breast, lung, and large bowel and neuroblastomas are associated with viruses. Type C is the kind we were just talking about. Type B is the different kind. We see both of these kinds of virus particles in breast cancer cases. We see virus particles recently reported in lung tumors. Here this is such recent information that we do not yet have a category desiganation in terms of the name of this type of virus particle. We also have common antigens--as I mentioned a moment ago, special proteins detectable by immunological means like those produced by the sarcomas I was talking about--with neuroblastomas and cancers of the large bowel. This suggests virus association, but by no means establishes it. Mortality from these cancers next year will be 135,000, and new cases will number 212,000. We believe that the research leads are not as fully developed in this area as in the other two groups of tumors; therefore, we are requesting $4 million to develop programs along the line successful in the other areas, despite the larger magnitude of this part of the cancer problem.

CAUSATION BY CHEMICALS AND VIRUSES

Several lines of research (in sarcomas, leukemias, lung cancer, and other cancers) indicate increased incidence of cancer causation when chemicals and viruses act simultaneously. Recent public interest in environmental chemicals adds urgency to the need for further research in this area. An example of this is the Secretary's Commission on Pesticides under the chairmanship of Dr. Mrak.

We are requesting $2 million for the viruses-chemicals studies, that is, study of the interaction between viruses and chemicals, in this budget. We would propose to use such money for bioassay and screening; data generation and improvement of the assay systems involved; mechanisms of action of these interactions: and pathogenesis (that is, the better delineation of the course of the cancer in its initiation and development). Related studies, for which $800,000 is requested, will be conducted in population groups in conjunction with the third national cancer survey and migrant and other population groups, particularly cancers of uterine cervix, penis, and large bowel.

Background Paper. The National Cancer Program: Enduring Issues, by Michael McGeary
Source : http://www.iom.edu/?id=13984

The National Cancer Program: Enduring Issues Michael McGeary The following background paper was prepared by a consultant for the National Cancer Policy Board. It was intended as background for discussion, and does not necessarily reflect the views of the National Cancer Policy Board, the Institute of Medicine, the National Research Council, or the National Academy of Sciences. It is posted as public background information only. The National Cancer Policy Board was established by the Director of the National Cancer Institute in part to advise him on his statutory responsibilities as head of the National Cancer Program. The Board has begun by focusing on several key pieces of a national programcancer care, prevention, and research (NCPB, 1997).

The National Cancer Program formally dates from 1971, when it was created by P.L. 92-218, the "War on Cancer" Act. According to Section 407 of the Act, titled "National Cancer Program":

(a) The Director of the National Cancer Institute shall coordinate all of the activities of the National Institutes of Health relating to cancer with the National Cancer Program.

(b) In carrying out the National Cancer Program, the Director of the National Cancer Institute shall: (1) with the advice of the National Cancer Advisory Board, plan and develop an expanded, intensified, and coordinated cancer research program encompassing the programs of the National Cancer Institute, related programs of the other research institutes, and other Federal and non-Federal programs.

The purpose of this paper is to review the current status of the National Cancer Program, the issues involved in implementing it, and the prospects for reinvigorating it. The approach is historical, because the fundamental issues concerning a "national" cancer program were highlighted in the debate on the National Cancer Act of 1971 and during its initial implementation, and because it is important to ask why the original conception of the program was not realized and gradually lapsed before thinking about whether and how to mount a more active program today.

The first part of the paper will explore what the National Panel of Consultants on the Conquest of Cancer, the original proposers of a National Cancer Program, had in mind in 1970. As we shall see, they touched on some of the most basic and enduring issues in biomedical research policy generally (how much to invest in basic research vs. how much in applied research and development, top-down vs. bottom-up planning and direction, how far a federal agency can and should go in coordinating related activities in other federal and/or state agencies or the private sector, and how much effort a research agency should put into technology development and transfer). The Panel tried to shift the pendulum toward more applied research and development, more active dissemination of state-of-the-art practices, more centralized planning and program direction, and stronger federal leadership of national activities.

The second part of the paper will look at the early implementation history of the National Cancer Program. The concept gradually fell into desuetude.

The third part reviews the status of the program today, beginning with the 1994 report of the Subcommittee to Evaluate the National Cancer Program of the National Cancer Advisory Board, which recommended a revival of the national coordination feature of the National Cancer Program as well as more emphasis on translational and applications research.

The final part reviews key points from the history of the National Cancer Program and summarizes some enduring central issues that will have to be addressed in strengthening and expanding the current Program.

1. Origins of the National Cancer Program

In its 1970 report, the National Panel of Consultants reviewed the impact of cancer and the major advances in fundamental understanding of cancer made during the previous decade, and concluded: "A national program for the conquest of cancer is now essential if we are to exploit effectively the great opportunities which are presented as a result of recent advances in our knowledge. (1) The Panel identified three "major ingredients" in an effective national program: a new independent agency (the National Cancer Authority), a comprehensive national plan "for a coherent and systematic attack on the vastly complex problems of cancer," and expanded financial resources (U.S. Senate, 1970:3-4).

At the present time there is no coordinated national program or program plan. The National Cancer Institute has done excellent work itself and has supported grants and contracts in the scientific community which have resulted in much outstanding work, but the overall research effort is fragmented and, for the most part, uncoordinated. The effort in cancer should now be expanded and intensified under an effective administration charged with developing and executing a comprehensive national plan for the conquest of cancer at the earliest possible time.

Most of the debate leading to passage of the National Cancer Act a year later centered on the advisability of creating an independent National Cancer Authority subsuming the National Cancer Institute and reporting directly to the president, but the debate reflected an underlying difference of opinion about the proper scope of the federal effort against cancer that goes to the heart of what a national cancer program should be. The medical research lobby led by Mary Lasker, which conceived of the War on Cancer, had a strong view about what the program should encompass as well as how it should be carried out, but other groups had conflicting views.

The Lasker forces were one part of the trifold coalition that accounted for the spectacular growth in NIH's budget from the mid- 1950s to the late 1960s (the other parts were supportive congressmen in key legislative positions and strong NIH leadership). (2) Lasker also had access to Democratic presidents. (3) But after 1968, the key congressmen (Senator Lister Hill and Congressman John Fogarty) and NIH director James Shannon were gone. A Republican, Richard Nixon, was president, and federal budget cutting and the New Federalism were in vogue. Growth in the NIH budget, including NCI, halted after 1968. Concerned, Lasker and her associates arranged for a Senate resolution creating the Panel of Consultants and directing it to recommend the measures needed to achieve cures of the major kinds of cancer at the earliest possible moment, (4) and they played a key role in choosing panel members and staff with sympathetic views, including prominent Republicans with close ties to President Nixon.

Although Mary Lasker was widely appreciated for her help in greatly increasing the NIH budget, her views about how that money ought to be used did not coincide completely with those of the biomedical research community or NIH leadership (Strickland, 1972:187,207). Lasker believed there was too much emphasis on research relative to efforts to turn the results of research into practical therapies for patients, and she was impatient with the reluctance of scientists and federal research managers to engage in directed research. Lasker believed that federal health efforts should be much more aggressive in trying to make an immediate difference and boldly marshal the full range of national resources against categorical diseases such as cancer. In other words, compared with what NCI then did, the National Cancer Program should be engaged in a broader and more balanced range of activities ranging from basic research to dissemination of state-of-the-art practices at the community level, and more actively coordinate all cancer-related activities within NIH (not just NCI) with those of other federal agencies, state and local governments, foundations, voluntary, and other nonprofit organizations, and industry.

In addition to calling for an independent National Cancer Authority, a comprehensive national plan, and more funding, the Panel report called for increased support of existing comprehensive cancer centers and establishment of new ones around the country as the best organizational means of carrying out an expanded attack on cancer. Such centers would allow multidisciplinary interaction in both clinical and nonclinical research, teaching, diagnosis, preventive programs, and the development and demonstration of improved methods in the delivery of patient care. They also could work with medical centers and clinics in their areas "to assure the widespread use of the best available methods for early detection and treatment of cancer," and collect data and disseminate useful information to professionals and the public (U.S. Congress, 1970:6).

The original draft of the Panel's report had language about using large-scale planning and management techniques similar to those developed by NASA, reflecting the view of the Panel's staff that medical research was "lacking the organization and discipline necessary to achieve spectacular results in a reasonable time." The scientist members of the panel objected, and words like 'centralized control' were deleted; 'administration' was used in place of management, and the panel's emphasis on the importance of freedom in basic research was explicitly spelled out (Rettig, 1977:100). For example, the recommendation that a comprehensive national plan for a coherent and systematic attack on cancer be developed was modified by the sentence: Such a plan would include not only programmatic research where that is appropriate, but also major segments of much more loosely coordinated research where plans cannot be definitively laid out nor long-range objective clearly specified (U.S. Congress, 1970:3). The report ended up calling for the generous use of grants in order to stimulate continued independent exploration, particularly in those areas where knowledge is not sufficiently mature for a coordinated program aimed at reaching defined objectives, and for reliance in the planning process on the participation of the scientists who will be doing the work rather than hierarchical imposition of a research plan from above. However, the effective use of collective planning does not mean that centralized administration or management of resources should be sacrificed (U.S. Congress, 1970:7).

Opposition to the legislation based on the Panel of Consultants report focused mostly on the provision transforming NCI into an independent agency and came from NIH leadership and the biomedical research community, but there were also serious reservations about the program planning aspects of the bill. For example, Harold Ginsberg, professor of microbiology at the University of Pennsylvania School of Medicine, and Salvador Luria, Nobel laureate and professor of biology at MIT, testified (among others) that the basic knowledge about the nature of cancer was not well enough understood for a large-scale program-planning effort leading to a cure for cancer within a short of fixed time period, no matter how much money was spent (Rettig, 1977:238-239).

The organizational status of the National Cancer Program ended up being a compromise. Instead of a new independent agency, NCI was elevated to a bureau, and the NCI director was made a presidential appointee and given the authority to submit a budget request directly to the president. Another vestige of the original provision for an independent National Cancer Authority was the establishment of the National Cancer Program under which the NCI director was given planning and coordination authority beyond NCI. As quoted above, Section 407 gave the NCI director general authority to coordinate all cancer-related activities within NIH and also with all other governmental and nongovernmental organizations, and went on to give the NCI director a number of specific national program responsibilities, including to:

use the research facilities and personnel of NIH for accelerated exploration of opportunities in areas of special promise.
encourage and coordinate cancer research by industrial concerns.
collect, analyze, and disseminate all data useful in the prevention, diagnosis, and treatment of cancer, including establishment of an international data bank on the results of cancer research wherever conducted.
establish or support the large-scale production or distribution of specialized biological materials and other therapeutic substances needed to further cancer research.
support training programs.
call special meetings of the NCAB if needed to avoid delay in acting on a new scientific or technical finding.

Section 407 also created the President's Cancer Panel to monitor the development and execution of the National Cancer Program. In addition to mandating an annual report on the status of the National Cancer Program, Section 407 said any delays or blockages in rapid execution of the Program shall immediately be brought to the attention of the President by the Panel.

The 1971 act included several additional sections creating new programs aimed at extending research into practice. Section 408 provided for the creation of new national cancer research and demonstration centers for clinical research, training, and demonstration of advanced diagnostic and treatment methods. Section 409 reestablished the cancer control program with a separate appropriation.

2. Implementation of the National Cancer Program

Even before the legislation was signed into law in December 1971, NCI director Carl G. Baker, M.D., began an elaborate program planning effort that culminated in a strategic plan sent to Congress in October 1973 and a five-year operational plan in August 1974. The strategic plan was updated once, in 1974, and rolling five-year plans were issued annually until the mid-1980s (5).

In the first few years, there was extensive input from the scientific community into scientific program contained in the strategic plan for the National Cancer Program. The plan was organized as a multi-level hierarchy of goals, objectives, approaches, approach elements, and project areas. Baker and staff posed the fundamental goal (develop the means to reduce the incidence, morbidity, and mortality of cancer in humans) and developed seven objectives for working purposes. A series of 40 panels involving more than 250 scientists met at Airlie House between October 1971 and March 1972 to identify several approaches to each of the seven objectives, several approach elements under each approach, and multiple project areas under each approach element.(6) The result was summarized in the wheel, a circular graphic that was used to illustrate the conceptual basis for the National Cancer Program (Figure 1).

There were several more rounds of planning involving large numbers of researchers, including cancer control planning sessions held in September 1973 and a major revision of the strategic plan in January 1974 that fed into the first five-year operational plan (NCI, 1974). After that, however, the plan was revised each year by staff. The text began to be repeated from year to year, with just the numbers updated.

The plans explained that the NCI director was also director of the National Cancer Program and responsible for its development and management. That is, the NCI director had two hats. He was head of NCI, the lead federal cancer research agency. He was simultaneously charged with developing [with the advice of the National Cancer Advisory Board] a coordinated program in cancer research and control that includes activities conducted in and out of the Federal Government, to assure the Nation of a well-balanced cooperative program that recognizes the relevant contributions and achievements of the biomedical community (NCI, 1974:1-2).

Most of the reaction to NCI's planning of the National Cancer Program had to do with the dangers of overplanning NCI's own research program. An IOM committee chaired by Lewis Thomas reviewed the National Cancer Program plan and strongly urged that a distinction be made between the majority of cancers, about which basic knowledge was weak and undirected investigator-initiated research projects were the most appropriate strategy, and cancers in which enough was known to benefit from a planned and directed program, such as childhood lymphatic leukemia, Hodgkin's Disease, and Wilms' tumor (7). The plan responded to this issue by explicitly stating that a major part of the program would be continuing full support of research projects generated spontaneously by independent scientists, aimed at broadening the knowledge base with respect to cancer (NCI, 1974:VI-6).

The National Cancer Program concept in the 1971 act went well beyond the traditional directed vs. undirected research issue. First, it called for a greater and sustained effort to identify areas of research in which knowledge has reached a stage where a focused effort might have a significant payoff for control of cancer in man (NCI, 1974:VI-6). This would imply an effort not only to do research but to monitor the results, have criteria to decide when research results are ready to be developed for practical use, and devote significant resources to applied research and development.

Second, the National Cancer Program concept saw NCI, although primarily a research agency, becoming involved not only in the development of research results into practical applications but working with the full range of national institutions involved in cancer in bringing those applications to bear in prevention, diagnosis, treatment, and rehabilitation efforts as part of a national attack on cancer. The National Cancer Program was not supposed to become the national cancer care system but it was supposed to interact enough with the system to improve the delivery of patient care by promoting the use of state-of-the-art treatments by front-line health care providers (8).

The War on Cancer started off with great fanfare. President Nixon signed the act into law just before Christmas 1971, saying there would be progress against cancer because of recent scientific advances and because the law permitted the President to take personal command of the federal effort to conquer cancer so that its activities need not be stymied by the familiar dangers of bureaucracy and red tape (quoted in Strickland, 1972:289). Nixon had already increased NCI's budget by a third ($100 million) in FY 1972. In May 1972, Nixon appointed a new director, Frank J. Rauscher, Jr., recommended by the President's Cancer Panel.

At his first press conference, Rauscher emphasized the new cancer control program, which was to be the main vehicle for translational research and applications work. He said, My philosophy is, let's do what we can do now with existing data. He defined cancer control as demonstrating to the medical community that existing knowledge can be put to immediate use in care of patients with certain rapidly-growing cancers and talked about sending scientists out from cancer centers to community medical institutions to show them state-of-the-art chemotherapy for acute lymphatic leukemia, Hodgkin's' disease, and non-Hodgkin's' lymphoma (NIH, 1972).

In the first year and a half, NCI began a flurry of initiatives, including the designation of the first dozen comprehensive cancer research and demonstration centers and the establishment of 21 grant-supported cooperative cancer research groups, 20 breast cancer screening centers jointly funded by NCI and the American Cancer Society, 10 cancer rehabilitation demonstration-action programs in cancer centers and community hospitals, and a program in which 7 leading cancer centers would develop prototype chemotherapy programs and train physicians in about 120 community hospitals (NCI, 1973b).

The cancer research program expanded greatly in the first few years as funding jumped at nonincremental rates. The rest of the National Cancer Program did not grow at that rate. What happened? First, as Ginsberg, Luria, and other researchers warned in the hearings on the War on Cancer Act, there was still an enormous lack of basic knowledge on which to act. In the first annual report of the President's Cancer Panel, chairman Benno Schmidt (who had chaired the Panel of Consultants), said Of course, we are still far away from being able to put either a date or a price tag on the ultimate conquest of cancer. Schmidt explained there will be no quick breakthrough and work on the cancer problem will take years. He noted concern of researcher that national cancer program planners would not realize vast areas of ignorance (Schmidt, 1973:7):

In the opinion of the Panel, there is no need for this concern. The plan and the program provide for a very large element of unplanned, untargeted, undirected, investigator-initiated science....No one in authority has the nature of this program confused with that of the Manhattan project or the space program.

Secondly, the cancer control program did not become a, let alone the, major thrust of NCI. It turned out that there was also a great amount of ignorance about how to effect change, either in the practices of community physicians or in behavior putting individuals at risk, such as smoking. The demonstration projects often turned out not to be replicable.

Third, the demands of running a greatly expanded NCI demanded much attention, and there were severe limits to the voluntary coordination that the NCI director and his division directors could effect beyond NCI. National Cancer Program gradually shrank to be largely NCI's activities alone. This trend was probably hastened by the natural tendency of NCI leaders to focus their time and energies on sustaining the Institute's budget generally and the number of new and competing NCI research grants in particular and by a realistic appraisal of the limits of voluntary coordination. To put it another way, running NCI is itself a full-time job.

The national planning and coordination effort was not sustained for long. First, as already noted, the extensive use of external scientists in the planning process did not continue after the first revision of the strategic plan in 1974. No mechanism for involving affected organizations as organizations (rather than individual scientists as experts on program advisory and proposal review panels) was ever set up, although NCI has always made efforts to ensure diversity of institutional backgrounds in appointments to the NCAB.

Second, the 1971 act was recodified in 1978. In the process, the language regarding the scope of the National Cancer Program as including other federal and nonfederal programs was dropped (Tisevich, 1996:2621).

Third, there was little national (or even federal) planning and coordination in any case. Although the opening overview of the scope of the National Cancer Program in the five-year plans had a figure showing the various groups included, both NCI-funded and non-NCI-funded (Figure 2), the subsequent chapter describing National Cancer Program coordination did not contain much. They typically listed the cancer-related programs of other federal agencies, then described the NIH, DHEW, and federal interagency committees that NCI officials served on, and had a small section on coordination with nonfederal organizations (the last was dropped after 1982). In 1975, an Interagency Coordinating Committee for the National Cancer Program was set up, chaired by the NCI director, to provide a forum for the exchange of information on the cancer-related activities and policies of Federal agencies (e.g., DOD, USDA, NSF, FDA, NIOSH, CDC) and to promote joint or cross-funded projects (NCI, 1975:VI-15). But the committee was not mentioned in any succeeding plans! Interagency committees with more focus lasted longer (Interagency Collaborative Group on Environmental Carcinogenesis; Interagency Coordinating Committee for Cancer Control and Rehabilitation chaired by the director of the NCI Division of Cancer Control and Rehabilitation), but they did not add up to a comprehensive program. NCI funding of the comprehensive cancer centers was offered as the main form of coordination with nonfederal organizations, although there were some joint projects with state health departments and the American Cancer Society. As time went on, the activities described in the text supported less and less the standard final paragraph in the coordination chapter: The National Cancer Program, by coordinating information exchange and research planning between the Federal and non-Federal participants in the program, helps facilitate a concerted and cooperative effort against cancer.

3. Current Status of the National Cancer Program

In FY 1993, the House and Senate appropriations subcommittees with jurisdiction over the NCI budget called for an evaluation of the National Cancer Program after more than 20 years. The language of the House subcommittee was reminiscent of the views of the instigators of the National Consultant Panel on the Conquest of Cancer:

The Committee notes that since the initiation of the expanded war on cancer in 1971, more than $23 billion has been appropriated for cancer research at the NCI. While the Institute is to be congratulated on many breakthroughs in molecular biology and other basic cancer research areas, the Committee must express its impatience with the lack of overall progress (excerpted in NCAB, 1994:A-1).

The Senate subcommittee was more positive about the achievements of the Program, listing several recent research advances, but it too showed an interest in improved patient care and outcomes. It noted that overall survival rates had improved from 38 percent in 1971 to more than 52 percent, and asked for a plan for future research across the broad spectrum from basic biology to applications and for evaluation of cancer control efforts including the distribution and quality of preventive services, screening, diagnosis and treatment, aftercare, and rehabilitation; and the barriers to state-of-the-art cancer treatments which are detrimental to our ability to adequately address cancer in some populations, particularly minority and older Americans (excerpted in NCAB, 1994:A-2).

The NCAB conducted the evaluation in three phases. In the first phase, six panels of experts met to identify advances over the previous decade and evaluate the potential of that new scientific knowledge in preventing cancer, reducing morbidity and mortality, and improving survival and quality of life (NCI, 1994). In Phase II, the President's Cancer Panel collected information and heard testimony about progress and problems in the Program. In the final phase, a subcommittee of the NCAB reviewed the materials from Phases I and II, and from the Special Commission on Breast Cancer, and reported recommendations for the future directions of the National Cancer Program (NCAB, 1994) (9).

In the executive summary of its report, the NCAB Subcommittee identified six problems hindering progress against cancer, most of which are outside the purview of NCI and research per se (NCAB, 1994:5). One was the lack of national coordination in cancer-fighting efforts in the public, private, and voluntary sectors (10). An absence of coordination of the National Cancer Program (NCP) results in research and service gaps and costly duplication of effort. (11)

The Subcommittee quoted the mandate in the original 1971 National Cancer Act that the NCI director plan and develop an expanded, intensified, and coordinated cancer research program encompassing NCI programs, related programs of the other institutes, and other federal and nonfederal programs, and noted that several years later, the responsibility for other federal and nonfederal programs was removed from the authorities of the NCI director and put in the general authorities of all the NIH institutes.

This Subcommittee believes strongly that the original legislation characterized correctly the broad scope of NCP research-related activities. It is the Subcommittee's view that the NCP extends beyond research to its application to the people and includes all nonresearch, nongovernmental, and community constituents whose actions impact the cancer problem. Better coordination and collaboration among all public, private, and voluntary agencies with cancer related activities are critical if we are to reduce the burden of cancer.

In the body of the report, the Subcommittee took a more positive approach to the coordination issue. It argued that the success of the National Cancer Program is dependent on the entire community, and illustrated the point with its own concept of the National Cancer Program wheel. All the actors involvedindividuals, organizations, and agenciesare arrayed around the wheel (which in a way underlines the complexity as well as the necessity of coordination in impacting cancer at the individual level) (Figure 3compare with Figure 1).

The Subcommittee gave a clearer presentation than the program plans of the early 1970s of the interrelated but different stages involved in the National Cancer Program, and it emphasized that the set of actors is different in each stage (NCAB, 1994:10):

Basic research, the foundation and engine. The key participants are the basic scientists and sponsors who fund their work and the basic research infrastructure.
Translational research, the bridge connecting basic research to its application. This is the stage at which basic science discoveries are first tested in humans and fundamental research becomes a product or service, and the key participants are researchers and their funders, individuals who enroll in clinical trials, and firms, regulatory agencies, and third-party payers who determine whether promising technologies reach the application stage.
Application of research. In this stage, findings that have advanced beyond basic and translational investigation undergo final study in a defined population, and if warranted, dissemination to the general public. The key participants in this phase are not researchers or research funding agencies but pharmaceutical and biotechnology firms, medical providers and third-party payers, legislative, legal, and regulatory institutions, and each individual.

The report also repeated a basic premise of the report of the Panel of Consultants that the NCI-designated cancer centers are a primary vehicle for carrying out the National Cancer Program, along with the community clinical oncology programs and clinical trials cooperative groups. Not only are the centers and related programs a mechanism for relating basic and translational research and research training, they are involved in efforts to apply the results of research through public information and education programs, community outreach activities, and training programs for community physicians in state-of-the-art treatments (NCAB, 1994:13).

The Subcommittee's first recommendation was:

Establish a Presidentially led plan for overall coordination of the National Cancer Program that includes appropriate Cabinet-level representation, criteria for broad participation in Program planning and activities, and re-establishment of the 1971 legislative authority for national coordination of NCP cancer-related research activities of government, industry, and voluntary sectors.

The report contains 36 more recommendations (e.g., for strengthening basic research, translational research, and the application of research), but they do not address the lack-of-coordination problem or clarify further how the broad range of actors that must pull together in a successful National Cancer Program can be better coordinated. That task is apparently left for an NCI director strengthened by restoration of the 1971 coordination authority and energized by a presidentially mandated planning exercise. To date, the legislative authority to coordinate federal and nonfederal programs has not been reinstated.

4. Conclusion

After a brief recap of the main points from the history of the National Cancer Program, this section discusses three perennial tensions that affect the National Cancer Program.

Historical Points

Origins
The impetus behind what became the National Cancer Program was the view among members of the medical research lobby that great advances in the understanding of cancer had been made over the previous 15 years, but NCI was too focused on basic research and not active enough in developing practical applications of research findings of benefit to people or in getting the word out about those applications. The purpose of the Program was to do more than support good basic research but to have an immediate impact on cancer incidence, morbidity, and mortality by building up applied research and development (called translational research and applications today) and actively promoting their transfer into widespread use.
The group assumed there would be strong and sustained public, and therefore political, support for a crash program to conquer cancer on the scale of the Manhattan Project or the Apollo Project.
Although the expansive language about the National Cancer Program remained in the National Cancer Act of 1971, opposition to a crash program and the super agency proposed to carry it out from researchers concerned about feasibility and executive branch leaders concerned about costs and the impact on other research programs led to a compromise on organizational arrangements that left the head of the National Cancer Program in an anomalous position.

Implementation
Over the years the broad conception of the National Cancer Program as the basis for coordinated national action on a broad range of activities faded, and NCI leadership came to focus on NCI's research programs and on efforts to increase funding for undirected basic research. The broad attack on cancer led by the NCI director along the lines envisaged by the Panel of Consultants and its supporters did not eventuate for some very practical reasons.
The NCI director's formal authority to plan and coordinate a national program among other federal and nonfederal organizations withered away.
The rest of the NCI director's special status and authorities (presidential appointment, direct and immediate access to the President through the President's Cancer Panel, the bypass budget, and authority to coordinate cancer-related activities within all of NIH) have not been used much, and NCI generally functions like the other NIH institutes in terms of planning and budgeting.

Current Status
A recent broad-based subcommittee appointed by the National Cancer Advisory Board called for the resurrection of the National Cancer Program to accelerate the transfer of new knowledge to practical use.
The NCAB subcommittee made a number of specific recommendations for improving and increasing basic research, translational research, and work on research applications (and for an increasing budget to pay for it), but although it said there was a serious lack of coordination, it was not very specific about the problems or solutions beyond recommending that there be a new Presidentially led plan for overall coordination and restoration of the NCI director's lost coordination authority.
The current director is undertaking a major reorganization of the NCI (including the Division of Cancer Prevention and Control) and is open to new ideas about strengthening the cancer program and improving quality of cancer care provided to the poor, minorities, and the elderly.
The practical limits to a nationally coordinated program against cancer remain, including lack of knowledge about what works (witness disagreements among organizations about mammography for women under 50), distrust of central direction by voluntary organizations and state and local governments, fragmentation within the executive branch, the taxing demands of managing the NCI itself, and the sheer costs in time and money of continuous comprehensive planning and coordination.

Enduring Issues
How best to distribute types of research at NCI (or anywhere)?
This issue involves the trade-off between investing in basic research versus investing in other types of research, not to mention activities aimed at getting research results into practical use. Although, NCI is one of the largest federal research agencies and has done comparatively well over the years, its budget is always limited in terms of the problems it is trying to solve. What is the appropriate balance between investment in:
basic research (which is aimed at gaining a fundamental understanding of the mechanisms of cancer better to prevent or treat it),
translational research (which is aimed at turning existing knowledge into better prevention and education programs, diagnostics, clinical techniques, etc.), and
applications (which involves transferring research results into practical use)?
The allocation of funds among these categories tends to look different depending on whether one sees the NCI as a research institution or as the nation's lead agency in the fight against cancer. There are always those who think the best way to proceed is to put a greater share of NCI's budget into basic research projects, preferably individual investigator-initiated grants, because that is where significant breakthroughs are likely to happen resulting eventually in fundamental prevention and cures, and there are always those who think that past progress in research is not being used quickly or broadly enough and want to allocate more resources to applied research, development and testing of applications, and dissemination and outreach activities to make more of a difference now.
The appropriate balance among research categories within NCI is also affected by what and how well other organizations and agencies are addressing in the National Cancer Program agenda (see coordination issue below).

How to translate research into clinical care?
As broadly as the National Cancer Program was defined in the initial planning stages, and it was conceived to be much bigger than the NCI mission, no one ever thought it could or should become the delivery system for cancer care. No matter how much investment NCI or other institutes and agencies make in translational research or in education and demonstration programs on better applications, a number of other organizations affect what is actually done in day-to-day cancer carepurchasers and insurers, providers, other federal agencies (Health Care Financing Administration, Food and Drug Administration, Centers for Disease Control and Prevention, Agency for Health Care Policy and Research, etc.), state and local governments, and so on. This problem is not disappearing. With the advent of managed care, in fact, other organizations are not just regulating cancer care provision but, in their coverage decisions, affecting the amount and kinds of clinical research that can be done and the incorporation of state-of-the-art technologies and techniques into widespread practice. Although NCI might be able to concentrate on its research mission, a National Cancer Program has to actively look for ways to improve technology transfer, that is, disseminating state-of-the-art knowledge and practice into everyday use.

How to achieve coordination?
Increased national coordination was the least successful outcome of the 1971 National Cancer Act and the National Cancer Program it created. Why is coordination so hard? Part of the answer, graphically illustrated by the National Cancer Program wheel of the NCAB Subcommittee (Fig. 3), is the fragmented and decentralized nature of the system. In addition to NCI and the advisory groups it works under (NCAB and President's Cancer Panel), other NIH institutes and a number of other federal agencies are involved in cancer-related activities one way or anotherAHCPR, HCFA, FDA, CDC, DOD, VA, USDA, DOE, et al. There are, of course, numerous nonfederal organizations and agencies involved at various levels and pointsstate and local governments, ACS and many other voluntary cancer groups, pharmaceutical and biotechnology industries, hospitals and clinicians, employers and insurers.

A second part of the answer is the voluntary nature of the coordination authority granted in the National Cancer Program. The 1971 National Cancer Act did not give the NCI director authority to command anyone else to do anything, and in any case, despite certain expanded formal authorities (bypass budget, President's Cancer Panel access to the President), the NCI director is layered under the NIH director and DHHS. The idea was that sharing information would lead to opportunities for voluntary joint action. It did in many cases, but it was always (and still is) limited by the third part of the answer, the sheer complexity of the problem, lack of knowledge about what is effective to do, and resulting differences of opinion among independent organizations about desirable policies.

A fourth reason for the difficulty of coordination is its high cost, especially in time demands on organizational leaders, versus the expected payoff (given the many constraints already discussed). Informal (and therefore uncounted) coordination occurs through a natural division of labor among organizations who generally know what each other is doing and do not need regular formal coordination meetings. Even as director of the National Cancer Program, the NCI director only has the power to persuade, and a large number of others to persuade. And the director cannot get around potential role conflicts between being director of NCI, with all the vested programmatic interests (and rivalries with other federal programs for budget) that implies, and being director of the National Cancer Program, of which NCI is just one piece.

Although the kind of comprehensive coordination implied by the 1971 National Cancer Act is probably unworkable, the director of the National Cancer Program might be able to coordinate activities in carefully chosen areas by exhortation and education, that is, using the position as a bully pulpit. Could the NCI director exercise leadership in any issues similar to the way a series of Surgeons-General attacked smoking or C. Everett Koop led in AIDS policy, or is the position too layered and too occupied by running NCI itself? This vocal and public role, to be effective, must be careful to focus only on issues for which change is possible, that are clearly important and likely to remain so, and where moral suasion is sufficient for the task (as opposed to bureaucratic or budget authority).

The dilemmas posed by aspirations for a National Cancer Program directly impinge on the role of the National Cancer Policy Board as well, a topic best left to the Board for discussion.

References
IOM (Institute of Medicine)
1973 The National Cancer Program Plan: A Review. Washington, DC: National Academy of Sciences, April 6.
NCAB (National Cancer Advisory Board)
1994 Cancer at a Crossroads: A Report to Congress for the Nation, from the NCAB Subcommittee to Evaluate the National Cancer Program. September.
NCI (National Cancer Institute)
1972 National Cancer Program, Summary of Project Areas Proposed for the National Cancer Plan. September.
1973a National Cancer Program, The Strategic Plan. January.
1973b National Cancer Program, Progress and Achievements. November 9.
1974 National Cancer Program, Operational Plan: FY 1976-1980. August.
1975 National Cancer Program, 1975 Annual Plan for FY 1977-1981. October.
1994 Measures of Progress Against Cancer: Consolidated Report.
NIH (National Institutes of Health)
1972 The NIH Record, XXIV (June 7):1,7.
Rettig, Richard A.1977 Cancer Crusade: The Story of the National Cancer Act of 1971. Princeton U Press.
Schmidt, Benno1973 Annual Report of the President's Cancer Panel for 1973.
Strickland, Stephen P.1972 Politics, Science, and Dread Disease: A Short History of United States Medical Research Policy. Cambridge, Mass.: Harvard University Press.
Tisevich, Dorothy A.1996 Legislative history of the National Cancer Institute and the National Cancer Program, Cancer, 78(Dec. 15):2620-2621.
U.S. Congress1970 Senate Committee on Labor and Public Welfare, National Program for the Conquest of Cancer, Report of the National Panel of Consultants on the Conquest of Cancer, parts I and II, 91st Cong., 2nd sess., November.

EndNotes:

(1)The story of the National Panel of Consultants and subsequent legislative history of is well told by Richard A. Rettig (1977). Stephen P. Strickland has a good short account in the last chapter of his post-war history of NIH (1972:Ch.XII).
(2)Strickland (1972) provides the fullest account of how the coalition came into being and operated.
(3)For example, in 1966, she got President Johnson to invite the Secretary of HEW, the Surgeon-General, and the NIH institute directors to the White House. Johnson surprised them by asking whether too much energy was being spent on basic research and not enough on translating laboratory findings into tangible benefits for the American people (quoted in Strickland, 1972:207).
(4)Senator Ralph Yarborough, the resolution's sponsor, told his colleagues on the Senate floor that the goal was to defeat cancer by the nation's bicentennial in 1976 (Rettig, 1977:81). Yarborough and Congressman Claude Pepper, who introduced a similar resolution in the House, also mentioned the Moon-shot analogy.
(5)Before becoming director in July 1970, Baker was associate director for program, responsible for planning and analysis. With Louis Carrese, he developed the convergence technique, an adaptation of program planning techniques from systems analysis to the management of research, which was used in NCI's major directed research programs (e.g., special virus leukemia program in 1964, chemotherapy program in 1965, and carcinogenesis program) (Rettig, 1977:70-71).
(6)There were 7 objectives, 35 approaches, 146 approach elements, and 764 project areas (NCI, 1972).
(7)The Thomas committee mentioned the development of leukemia chemotherapy as a possible example of a problem that might benefit from a centrally managed scientific plan (IOM, 1973:12).
(8)The Program did become the health care delivery system for most children with cancer, however, because there are relatively few of them and they can be accommodated in a reasonably sized clinical trials program and a few specialized medical centers.
(9)The NCAB subcommittee had 15 members from a variety of backgrounds. Five were members of the NCAB (including the chairman), and one was chairman of the President's Cancer Panel. Others were from industry, academia, and the National Coalition for Cancer Survivorship. The results of Phases I and II and the report of Special Commission on Breast Cancer are summarized in appendixes to the NCAB Subcommittee's report.
(10)Other problems included problems with health care insurance; inadequate cancer care, especially for the poor, elderly, and uninsured; and unhelpful or limiting laws, policies, and regulations (the Subcommittee also cited inadequate support of translational and basic research).
(11)In another place, the report said Federal and state cancer research and care programs are not well coordinated and at times work at cross-purposes. Realigning and streamlining these programs and processes must be among the highest priorities in the effort to re-engineer government and private sector cancer activities (NCAB, 1994:9).

Petite note historique avec repérage dans les archives de l'INSERM 
parCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   (service des archives DISC-INSERM) 
 

Les débuts : le décret du 18 juillet 1964

L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) a été créé (décret 64-627 du 18 juillet 1964) par transformation de l'Institut national d'hygiène (INH) dont la fondation remontait à 1941 (in Archives INSERM, 1er CA, cote 9239-04). Selon le statut de 1964 l'INSERM avait pour mission : 
-de tenir le gouvernement informé de l'état sanitaire du pays 
-d 'entreprendre toutes études sur la santé humaine 
-d 'effectuer, de susciter, d'encourager les travaux de recherche médicale 
-d 'apporter son concours aux enseignements préparatoires à la recherche médicale 
-d 'assurer la publication de tous travaux et études se rapportant à ces activités 
Placé sous la tutelle du ministre chargé de la Santé publique et de la population (Raymond Marcellin), LíINSERM est géré par un Conseil d'Administration et un Directeur général assisté d'un directeur administratif et financier, puis d'un secrétaire général. Le premier Directeur général de l 'institut, Eugène Aujaleu, venait de quitter la Direction générale de la santé. 
  
 


Présidents du Conseil d'administration

1964 - 1966 - Jacques PARISOT 
1967 - 1980 - Jean BERNARD  
1981 - 1982 - Gaston MEYNIEL  
1983 - 1986 - Olivier SABOURAUD  
1987 - 1989 - Gaston MEYNIEL  
1990 - 1995 - André KIRN  
1997 - 1999 - Pierre LOUISOT 
2000 - 2002 - Dominique MEYER

Directeurs généraux de l'INSERM

Eugène AUJALEU  1964-1969 
Constant BURG   1969-1979 
Philippe LAUDAT  1979-1982 
Philippe LAZAR   1982-1996 
Claude GRISCELLI  1996-2000 
Christian BRÉCHOT   2000


 

Pour mettre en ouvre sa politique scientifique, c'est à dire pour la création et l'évaluation des laboratoires, le recrutement et la gestion de carrière des chercheurs, la conjoncture scientifique, la direction de l'INSERM  s'appuye sur un Conseil scientifique et sur 13 Commissions scientifiques spécialisées, dont la nomenclature souligne l'importance donnée par l'organisme aux nouvelles disciplines biologiques.(in Archives INSERM, cote 9440). 
 

Liste des présidents du Conseil scientifique

 1965 - 1967 - Jean-François CIER 
 1968 - 1969 - Pierre ROYER (CS provisoires) 
 1970 - 1974 - Pierre ROYER 
 1975 - 1979 - Etienne-Emile BAULIEU 
 1980 - 1981 - Pierre DOUZOU 
 1981 - Philippe LAZAR 
 1982 - Jean ROSA 
 1983 - 1986 - Jean-Pierre CHANGEUX 
 1987 - 1990 - André CAPRON 
 1991 - 1994 - Claude AMIEL 
 1995 - 1998 - Rose KATZ 
 1999 -          - Pierre CORVOL

Les Commissions scientifiques spécialisées (CSS) de l'INSERM en 1964

1/ pathologie cellulaire et tissulaire, cancérologie, hématologie, radiopathologie 
2/ Génétique, immunologie, allergie, pathologie moléculaire 
3/ Microbiologie, maladies infectieuses et parasitaires 
4/Métabolismes organiques, physiologie,  pathologies hépatiques et digestives 
5/ Métabolismes inorganiques, Physiopathologie rénale et ostéoarticulaire 
6/ Physiologie et pathologies cardiovasculaires et respiratoires 
7/Physiologie et pathologie endocrinienne 
8/ Neurologie neurophysiologie, psychologie et psychiatrie 
9/ Pharmacologie et thérapeutique 
10/ Chirurgie expérimentale 
11/ Hygiène de líenvironnement 
12/ Alimentation et nutrition 
13/ Epidémiologie, médecine préventive et action médico-sociale

Outre leur régime électoral, il est à noter que les événements de 1968 eurent pour principale conséquence de modifier la répartition des responsabilités entre le Conseil scientifique et les Commissions scientifiques spécialisées : ces dernières prenant désormais une importance première en matière de recrutement et de gestion de carrière (chercheurs et ITA). 
De 1964 à 1969, l'INSERM installe de nouveaux laboratoires (plans in Archives INSERM, cote 9525). Les nouvelles unités de recherche étaient implantées le plus souvent dans les C.H.U. de l'Assistance publique de Paris et dans certains grands C.H.R. L'organisme revendiquait 88 unités de recherche en 1968 (rapports d'activité des unités, in Archives INSERM cotes 9203, 9419, 9811, 9815, 9841) souvent dirigées par des cliniciens de haute réputation, Jean Hamburger à Necker, Etienne-Emile Baulieu au Kremlin-Bicêtre, Georges Mathé et Maurice Tubiana à Villejuif, Jean Caroli et Raoul Kourilsky à St Antoine, André Kirn à Strasbourg, etc.  La création de ces nouvelles unités s'inscrivant dans le cadre des budgets et des grands programmes lancés par la Délégation générale à la recherche scientifique et technique (DGRST) via des 'Actions concertées' biologie moléculaire ou cancer et leucémies. Un bel exemple de réussite de la recherche médicale de très haut niveau sera donné par la découverte du système d ' histocompatibilité HLA qui vaudra le prix Nobel au Pr. Jean Dausset en 1980.

Les années 1970 : une politique contractuelle

Au début des années 1970, tandis que le siège de l'INSERM  s'installe à Paris (13ème) au 101 rue de Tolbiac, sous la direction de C. Burg et P. Laudat (in Archives INSERM CAC 2001165), le développement de l'Institut s'inscrit dans le cadre d'une politique de concertation voulue par les pouvoirs publics avec les autres établissements recherche. 
En 1971, l'INSERM inaugure une politique d'orientation scientifique fondée sur une nouvelle forme de financement de la recherche : les Actions thématiques programmées (ATP) à caractère multidisciplinaire et d'une durée de trois ans (en 1971, 14 ATP ont été lancées) 
 

1 - Pharmacologie clinique (Pierre MANGIN) 
2 - Interactions cellulaires (Michel BOIRON) 
3 - Biologie du comportement (Jean SCHERRER) 
4 - Immunopathologie du système nerveux (François LHERMITTE) 
5 - Epidémiologie et mécanismes de la prématurité, de la souffrance foetale et des états malformatifs (Pierre ROYER) 
6 - Action physio-pathologique des acides gras à longue chaîne sur le myocarde et plus particulièrement sur le myocarde humain (André FRANÇOIS) 
7 - Mécanismes du vieillissement (François BOURLIERE) 
8 - Pathologie bronchopulmonaire et pollution (à l'exclusion du tabac et de la silicose) (Paul SADOUL) 
9 - Effets des hormones sur le tractus digestif (Serge BONFILS) 
10 - Immunopathologie des glomérulonéphrites (Jean HAMBURGER) 
11 - Physiopathologie de l'articulation (Florian DELBARRE) 
12 - Néo-antigènes des cancers expérimentaux et humains (Pierre BURTIN) 
13 - Alcool : aspects pharmacologiques et incidences psychosociologiques (Bernard METZ) 
14 - Incidences directes ou indirectes sur la santé de l'homme de l'eau considérée comme un milieu biologique(René TRUHAUT)

Par ailleurs, le décret 74-390, du 9 mai 1974,  modifie le statut de l 'INSERM qui est désormais chargé: 
- de centraliser et de mettre à jour toutes informations sur les activités de recherches biomédicales tant françaises qu'étrangères. 
- d ' encourager, d ' entreprendre et de développer, à son initiative ou à la demande des  pouvoirs publics, tous travaux de recherche biomédicale. 
- d ' apporter son concours aux enseignements préparatoires à cette recherche. 
- d ' assurer dans le domaine de l'information, de la protection des découvertes et de leur  exploitation, en liaison, le cas échéant, avec l'Agence nationale pour la valorisation de la  recherche, les relations entre ses laboratoires et les industries intéressées. 
- d ' informer le gouvernement de l'état sanitaire de la population et d'entreprendre toutes  études sur les problèmes intéressants la santé de l'homme, la médecine et la situation  sanitaire, notamment dans les domaines de l ' hygiène physique et mentale, de  l'épidémiologie et des nuisances. 
- d ' assurer la publication de tous travaux se rapportant aux activités sus énoncées, soit  directement, soit par souscription, soit par octroi de subventions.

Il est intéressant de noter l'apparition du terme de "recherche biomédicale"(et non plus médicale) et  l 'importance des nouvelles missions de l ' INSERM en matière d'information scientifique et technique et de valorisation de la recherche. 
Le 6ème plan ayant préconisé d'infléchir les orientations de l'INSERM vers les retombées socio-économiques de l'innovation médicale (in Archives INSERM cote 9440-26), une politique contractuelle est mise en place, destinée à favoriser le développement de certains secteurs de la recherche ou la coopération entre différentes équipes ou organismes (CNRS, Institut Pasteur, universités, hôpitaux, etc.). 
- les contrats coopératifs sur programme : destinés à faciliter les travaux entre chercheurs appartenant à des laboratoires différents pour faciliter l 'approche multidisciplinaire de certaines recherches. 
 - les contrats de recherche internationaux : en vue de développer les relations scientifiques entre l 'INSERM et des laboratoires étrangers. 
 - les contrats d ' essais thérapeutiques  et  d ' évaluation des méthodes de diagnostic : destinés à mesurer l ' efficacité, les inconvénients, le coût, la valeur réelle de l'information des méthodes thérapeutiques, ou encore de comparer des méthodes thérapeutiques ou de diagnostic. 
 - les contrats individuels d'épidémiologie : afin de développer les recherches en santé publique et en économie de la santé.

En 1976, une coopération franco-américaine de lutte contre le cancer est instaurée par les gouvernements des deux pays (programme Nixon), l ' INSERM en est le coordonnateur pour la France. Dans le cadre des activités des communautés européennes, en 1978, un programme d'actions concertées est mis en place; l ' INSERM y contribue par des actions spéciales de recherche (ASR, in Archives  INSERM, cote 9442-10) et des actions thématiques programmées, (ATP, in Archives INSERM, cotes 9230, 9442, 9435, 9505) qui seront remplacées par des programmes de recherches coordonnées, en 1980, (PRC, in Archives INSERM  cotes  9311, 9441).

La régionalisation des activités de l'INSERM démarre en concertation avec le CNRS au cours des années 1970 avec l'installation de laboratoires d'immunologie fondamentale (F. Kourilsky) à Marseille Luminy,(in Archives INSERM, cote 9203-216). 
 

Les années 1980: l'essor d'un Etablissement public à caractère scientifique et technique (EPST)

Après avoir préparé les Assises nationales de la recherche lancées sous les auspices du ministère de la recherche et de l'industrie ( in Archives INSERM CAC 2001165, art.23), en 1982 Philippe Lazar devient Directeur général de l'INSERM. Le décret du 10 novembre 1983 constitue l'INSERM en établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST ), placé sous la double tutelle du Ministère chargé de la Recherche et du Ministère chargé de la Santé. A côté de la mission fondamentale de développement et d'acquisition des connaissances dans le domaine de la santé et de la recherche biomédicale, le décret assigne à l ' organisme les missions complémentaires de valorisation de ses résultats, de développement de l'information et de la communication, de participation à la formation à et par la recherche et de  développement de la coopération internationale, notamment de la coopération avec les pays en voie de développement. Dans cette optique, les réseaux Nord-Sud sont créés entre 1985 et 1986, (Fondation NORD-SUD, in Archives INSERM cote 9310-01 ).

L'INSERM est réorganisé, un Conseil de direction scientifique (CODIS) est  mis en place et directement rattaché au Directeur général (in Archives INSERM CAC 2001165, art.22), tandis que le rôle du Conseil scientifique en tant qu'instance d'évaluation scientifique est clarifié ( in Archives INSERM cote 9440-04). Les CSS sont dorénavant organisées en deux sessions, l'une au printemps chargée d ' examiner l 'activité des Unités de recherche et de réévaluer leur directeur tous les quatre ans, dans la limite de  trois mandats successifs (règle des douze ans) et celle d'automne chargée díévaluer l'activité des chercheurs (in Archives INSERM cotes 9232, 9420, 9514, 9612, 9720, 9721, 9822, 9914).

En matière de personnel, par arrêté du 20 juin 1983 un comité technique paritaire central (CTPC) est créé, doté de toutes les compétences pour les questions touchant aux personnels de l'INSERM. La période est marquée par la réforme du statut de ces derniers qui deviennent fonctionnaires (décret 84-1206 du 28 12 1984), tandis qu'en 1987 les postes d ' accueil pour les chercheurs étrangers sont mis en place (postes verts).

Pour la régionalisation de l'INSERM, un décret de 1983 institue des Administrations déléguées régionales (ADR) bientôt assistées de conseils scientifiques consultatifs régionaux (CSCRI) par arrêté du 26 septembre 1984 (in Archives INSERM cotes 9440-27, 9440-28).

En 1984, le Conseil scientifique en concertation avec les CSS définit les thèmes d' une action d'animation de la recherche, destinée à regrouper sur des thèmes d 'avenir, à l 'occasion de réunions scientifiques des chercheurs travaillant dans des domaines proches, utilisant des méthodologies communes ou ayant une même préoccupation ( comme par exemple : la génétique moléculaire et les maladies héréditaires). A côté de cette réflexion générale sur la politique scientifique de l ' organisme, le Conseil scientifique se préoccupe de deux grands champs de la recherche : l 'investigation clinique et les sciences humaines et sociales dans le domaine de la santé. Une intercommission consacrée aux sciences sociales est créée en 1983 ( in Archives INSERM cotes 0004, 0116). Des réseaux de recherche clinique ou en santé publique suivront en 1985-1987 (in Archives INSERM cotes 9527, 9618, 9719, 9731, 9802, 9806).

A l'instigation du ministère de la Santé, l'INSERM lance en 1986 un programme de recherche sur le sida donnant naissance à líAgence nationale de recherche sur le sida (ANRS) dirigée par le Pr. Jean-Paul Lévy 
 

Les années 1990 : le retour à la clinique

Dans les années 1990, les efforts de l'INSERM portent sur une meilleure prise en charge de la recherche clinique avec l'intensification des réseaux de recherche clinique et la mise en place des contrats nationaux d 'études pilotes( CNEP, in Archives INSERM cote 9624). Sous l'égide du Ministère de la Santé, la recherche clinique hospitalière voit ses moyens décupler . Cela se traduit par la signature de sept conventions entre l ' INSERM et les hôpitaux, qui permettent la naissance des centres d'investigation clinique (CIC, in Archives INSERM cote 0127). En concertation avec la Délégation à la Recherche Clinique (DRC) mise en place en 1990 par l'AP-HP. Il est créé une commission spécialisée des postes d ' accueil pour internes et chefs de clinique ( in Archives INSERM cote 0130). 
 

Les Commissions scientifiques spécialisées de l'INSERM en 1998

1 - Santé, société et environnement 
2 - Génétique, développement et différenciation cellulaire 
3 - Infection et immunité 
4 - Neurosciences et santé mentale 
5 - Régulations hormonales 
6 - Systèmes cardio-vasculaires, respiratoire et musculaire 
7 - Système épithéliaux 
8 - Métabolismes et nutrition

L'année 1992 voit la création des Instituts Fédératifs de Recherche (IFR) qui regroupent autour d'une stratégie commune et sur un même lieu géographique, voire en réseau, des équipes relevant des organismes de recherche, des universités, des hôpitaux. En 1993, l'INSERM met en place les expertises collectives : analyses critiques et synthèses des connaissances d'un groupe d'experts sur un sujet précis, pour répondre à une question des pouvoirs publics, de la société ou encore des industriels. 
En 1997, Claude Griscelli, successeur de Philippe Lazar, met en place les équipes de recherche INSERM; structures autonomes, de petites tailles , elles fonctionnent comme une unité de recherche (créées toutefois  pour 4 ans, éventuellement renouvelable une fois) et, comme elles, bénéficient du même soutien administratif et scientifique avec un projet qui doit s'inscrire dans une stratégie locale de développement de la recherche. Pour faciliter la mobilité des équipes, dynamiser la politique scientifique d'animation de la recherche, et ouvrir cette politique aux partenaires de l'INSERM, en renforçant ses liens avec les autres organismes de recherche, les universités et les hôpitaux plusieurs appels d'offre sont lancés. 
 

- PRISME: Programme d'incitation et de soutien à la mobilité des équipes. 
- APEX: Programme d'aide aux projets exceptionnels. 
- PROGRES: Programme de recherche en santé. 
- IDS: Interactions entre les déterminants de la santé.

La politique de développement d'une recherche clinique de très haut niveau qui implique une coopération très étroite avec la biologie et la génétique moléculaire se voit ainsi renforcée par les successeurs de Philippe Lazar, tous deux cliniciens, les professeurs Claude Griscelli ( nommé ci-devant) et Christian Bréchot, deux cliniciens originaires du CHU Necker. 
L'accent est ainsi mis sur le rapprochement entre la recherche fondamentale et la recherche clinique.  Les CIC, centres d'investigation cliniques, sont au nombre de dix en 1999, et en 2000 un réseau national pour permettre la réalisation d'essais cliniques multicentriques à forte composante cognitive et en santé publique est constitué. Par ailleurs, les comités de coordination pour la recherche médicale et en santé (CCR) sont eux aussi créés ( 14 en 2000). 
 

L'INSERM en chiffres... 
  
 


 

1964 
1974 
1984 
1994

 Effectifs  
 

   452 chercheurs,      613 ITA (total : 1 065) 
1 019 chercheurs,   1 785 ITA (total : 2 804 
1 640 chercheurs,   2 605 ITA (total : 4 245) 
2 000 chercheurs,   3 000 ITA (total : 5 000)

 Nombre de labos 
 

  27 unités de rec. et 28 équipes de recherche 
  74 unités et 55 équipes  
224 unités et 16 services communs 
248 unités et 14 services communs

 Budget  
 

      54 MF 
    246 MF 
 1,4     MdF 
 2,6     MdF

 (le budget in Archives INSERM cotes 9215, 9408, 9503, 9516, 9529, 9615, 9710) 

La recherche médicale dans les archives du CNRS

Pour la période 1934-1949, versement AN 80-284 (sauf autres indications)
Pour la période 1950-1968, rapports d’activité annuels du CNRS, versement AN 94-035 (d°)
A partir de 1969, archives du Comité national, PV du Directoire du CNRS, versements AN 79-243, 82-433, 83-008 (d°)

1934

Commission des Offices, Coordination des services de la recherche scientifique, rapport De Calan, octobre 1934.
Activités de la 1ère section de la Caisse des recherches scientifiques. Recherches biologiques, 123 subventions, 635 000 F. Tuberculose et cancer, 14 subventions, 100 000 F (loi du 30 avril 1921). Epuration des eaux, 7 subventions, 145 000 F Sur un budget total de 1,8 MF pour la Caisse. "Le rapport annuel de la Caisse permet de constater que les subventions sont en majorité attribuées à des membres de l'Enseignement supérieur. Mais les laboratoires subventionnés dépendent d'autres administrations que du Ministère de l'Instruction publique. Par exemple l'ancien Institut d'hydrologie et de climatologie est rattaché au Collège de France ou le Laboratoire de l'Office national d'hygiène sociale".

1938

Avril. Réunion du Conseil supérieur de la recherche scientifique.
Discours de Jean Perrin : "Début 1937, nous avons créé une section de 'médecine expérimentale' au CSRS pour laquelle nous avons exprès choisi le titre qu'avait au Collège de France la chaire de Claude Bernard.../ Ainsi nous allons enfin pouvoir utiliser pour l'un des groupes de recherche où s'attache le plus notre espérance, ces jeunes travailleurs enthousiastes des facultés de médecine et de pharmacie qui comprennent que la guérison de nos maux résultera le plus souvent d'études poursuivies sans buts immédiatement utilitaires et devant être classées parmi les recherches de science pure. La nouvelle section est organisée par le doyen Gustave Roussy".

André Mayer annonce l'ouverture d'un Institut de la nutrition et des enquêtes sur l'alimentation qui regroupe les labos d'énergétique de Société d'hygiène alimentaire, physiologie de la nutrition de l'EPHE et les enquêtes sur la nutrition de Lucie Randoin, une entreprise lancée en 1935 sous l'égide de la SDN qui a permis de réunir les premières statistiques fiables sur les habitudes alimentaires des français.

Composition de la nouvelle section de médecine expérimentale du CSRS (6 sur 11)
Achard, Charles, Ac sc, Ac méd Med, pdt.
Baudouin, Alphonse, F méd Paris
Brumpt, Emile , fac méd Paris
Bugnard, Louis, fac méd Toulouse
Collin, Rémy, fac méd Nancy
Cornil, Lucien, fac méd Marseille
Debré, Robert, fac méd Paris
Flessinger, Noel, fac méd Paris
Gosset, Antonin, Ac sc
Leriche, René, Coll de France
Mouriquand, Georges, fac méd Lyon
Nicloux, Maurice, fac med Strasbourg
Roche, Jean, fac méd Marseille
Soula, Camille, fac méd Toulouse, CNAM
Tiffeneau, Marc, fac méd Lyon
(Membre Hors sect Florent E. Terroine)
(AN 80-284, l. 42)

29 juin
Maris présente à Jean Perrin les recherches d'un certain Louis Bugnard qui engendre de monstrueux protozaires à sacs folliculaires rhopaliques par induction magnétique /80284 l 52/

5 novembre
Discours du recteur Roussy à la séance de rentrée de l'Université de Paris : "Il nous faut des séminaires de travail avec des laboratoires et des bibliothèques assez amples pourrépondre à l'appel de toutes les curiosités intellectuelles. Et notre ami Jean Perrin l'a compris dont l'effort de persuasion vient d'aboutir à la création d'un vaste organisme de recherche scientifique (le CNRS). Ainsi ne verrons nous plus comme au siècle dernier un Claude Bernard agé de trente ans et qu'ont déjà rendu notoire de retentissantes découvertes, s'arrêter décourgagé par la situation faite aux hommes de science et se demander s'il n'abandonnera pas la recherche désintéressée pour la pratqiue médicale".

10 novembre
Note Delbos, L'institut de biologie du CNRS (créé le 21 mai 1937) comprend trois sections : l'Institut du travail rattaché au CNAM (1936), l'Institut de la nutrition et l'Institut de Biométrie humaine de Henri Laugier. Les collaborateurs techniques sont : Mlle Charretier, M. Grandjian, Mme Meired-Devals, M. Krauss, Mme Lipschitz (bio hum), Mlles André, Chevalier, Hueber, Pesnel et Surget (nutr.) Enquetes sur l'alimentation : Mlle Blanchard, Mlle Caillot, M Dusseaux, Mlle Flammarion, M Gero, Mlle Gramond, Mlle Huguet, M Le Gallic, Mlle Leguiller, Marc, Mme Pelleau, mlle Perraud, Mlle Rey, Mlle Sosson.


1939

Haut comité de coordination de la recherche scientifique et technique. Rapport général (80 284 liasse 30) Rapports annexes par la Commission de l'hygiène, travail humain, alimentation et culture (n°13, 14 et 16) Laugier rapporteur. Les recherches en biométrie, profils biologiques. Aviateurs. Etude des populations de l'Empire. n° 15 Plan de recherches scientifiques appliquées à l'agriculture et à l'horticulture (Chouard)

Inventaire des laboratoires pharmaceutiques réalisé dans le cadre d'une éventuelle mobilisation (80 284 liasse 21)
- Laboratoire de biochimie médicale, 19 rue Van Loo Paris 16/ arsénobenzols collutoires/ dir Pierre Jacquemin Fred Lehnhoff, Cherles Desgrez, dr en pharmacie/ 11 personnes/ 1 frigidaire 1 cenrifugeuse, 1 microscope
- Laboratoire du dr A. Grimberg, analyses médicales, 4 chercheurs
- Laboratoire d'ananlyse des substances alimentaires dr Gaston Sellier (propriétaire des murs), travaille seul, Paris (14)
-Laboratoire biologique André Pâris/ préparation de solutions hypodermiques en ampoules/ 2 chercheurs, Paris (15)
- Laboratoire du bactériophage/ Théodore Mazure pharmacien/ 3 chercheurs yougoslaves
- Laboratoire homéopathiques modernes/ René Baudry/ Levallois / étant donné la spécialisation de nos labos ceux ci sont peut aptes à servir à des fabrications de guerre.
- Laboratoire de biologie appliquée Carrion / Louis Cuny/ analyse méd./ Paris
- Laboratoire d'analyses médicales Cazes/ Saint Georges Chaumet
- Spécialités pharmaceutiques Cordial/ André Guilhard/ Paris
- Laboratoires Dausse, pharmacie galénique
- Laboratoires Louis Deglande
- Produits de stomatologie et dentifrices scientifiques/ Serge Kostritsky
- Laboratoire E Ferré, J. Leroy, fabrication de comprimés effervescents
- Laboratoires Fournier Frères, dr Joseph Albert Fournier, dr en médecine, lic es sciences, né 1870/ préparation de produits pharmaceutiques/ A Fournier ancien préparateur en Sorbonne, s'occupe à l'heure actuelle de gaz de combat/ 10 collab.
- Laboratoires Licardy Neuilly, conditionnement de produits pharmaceutiques, dir Jacques George, ils sont deux.
- Produits pharmaceutiques Lumière et clinique Lumière Lyon, labo phamraco construit en 1900 à Lyon, 19 chercheurs, une dizaine de coll techn., 20 ouvriers, recherche de nouveaux produits pharmaceutiques et toutes analyses requises par la clinique
- Laboratoire de médecine légale de la faculté de médecine de Paris, dir pr. Balthazard, fac de méd, pl. Mazas. 3 cherc. 2 coll.
- Laboratoire Mativell, dir Marcel Billat, 75015, glucides et alcaloïdes, un cherc.
- Laboratoire de l'usine Grimault, contrôle des spécialités pharmaceutiques, un cherc. Ed. Reynoult
- Laboratoire de l'usine des produits pharmaceutiques Robin, Antony, controle des matières premières, dr. Bourquert.
- Laboratoire de recherche de l'hopital Saint Michel/ dr Hubens-Dubal préparation des protéines extraites des cancers, laboratoire de Mlle Lebert, examen clinique, 75015
- Laboratoires Sauba, fabrication de 500 spécialités pharmaceutiques dont la variété constitue un véritable arsenal thérapeutique, 3 cherc. Montreuil
- Laboratoires Crinex Paris, chimie et physiologie/ 500 rats
- Laboratoire La Vasicine, dir Cesar Derbecq, 75009 la Vasicine est un produit pour la circulation du sang, atelier de conditionnement
- Laboratoires Midy, Marcel et Robert Midy, traitement des rhumatismes, Paris
- Laboratoires Astier, dr. Pierre Astier, Paris (16), fabrication et vente de produits pharmaceutiques
- Laboratoires Pierre Aubry ampoules pharmaceutiques, Paris (16)
- Laboratoire Rasetti (dr. en pharmacie), atomisation évaporation dans le vide
- S.A. pansements brevetés Corbière, dir Gaston Auger, pharm., préparation d'ampoules hypodermiques. Paris (17)
- Laboratoires du dr. Coirre, Paris, fabrication de produits pharmaceutiques, deux laborantines juives.
- Laboratoire de la liposeptine, Lille, fabrication de sirops et d'elexirs, Jean Lemoine pharmacien.
- Laboratoire Eugène Isuard, pharm., Paris, essais sommaires des produits pharmaceutiques
- Etablissements Roques, laboratoire de chimie minérale
- Laboratoire d'analyses biologiques du dr. Vagram, Paris, dir. Echilinguirian dit Wagram, bactériologie, autovaccins, bactériophages, diagnostic biologique de la grossesse
- Laboratoire de recherches biologiques de préparation de sérums et vaccins à usage vétérinaire,
Cuvillier, Gisors, Eure
- Labo Cooper, Paris, Coopération pharmaceutique française, analyses médicales, Georges Francke.
- Laboratoire biologique Jean Lepeut, Paris, fermé pour cause de maladie
- L'armanite, Paris, fabrication de permenganate d'argent pour la pharmacie, Victor Chauvette
- Laboratoire d'analyses médicales Oliviéro et Dumartras, paris, analyse méd.
- Laboratoire du dr. Payot, Paris, produits de beauté
- Laboratoire du dr. Mialhe, fabrication de digitaline
-Laboratoires de la SARL J. Bengue et fils, Paris, fabrication de spécialités pharmaceutiques, Alexandre Lesparre.
- Insitut de sérothérapie hémopoiétique à Romainville, mise en ampoule de sérums, laboratoire de bactériologie, cheveaux lapins, douze autoclaves, fabrication de sérums, de vaccins, Gaston Gallo, dor vétérinaire
- Laboratoires Georges Tixier, dr. en pharmacie, à Pantin, opothérapie, biologie, chimie biologique, centrifugeuse, pas de bête, Théodore Spengler du Polytechnikum de Zûrich
- Laboratoires de la parfumerie Bourgeois à Pantin, 2 cherc.
- Laboratoire F. Hoffmann-La Roche et Cie à Fontenay s/Bois, synthèse de petites quantités de produits organiques, analyses, essais biochimiques. dir le suisse Jean Jeannerat
- Laboratoire l'organotchnic, Joseph Badreau, dr en pharmacie, Aubervilliers, produits physiologiques
- Etablissements Nyco, Aubervilliers, synthèse organique d'excipients pharmaceutiques, dir Lafage
- Laboratoire de la compagnie générale de radiologie (tubes à vide, lampes triodes, pompes à vide) usine d'Asnière, directeur F Gauttier du Parc, Marcel Matricon ing. ESE
- Parfumerie Jean Patou, St Ouen, dir Yvonne Baby
- Laboratoires Péloille (pharmacien), Champigny s Marne, fabrication de sparadraps et bandes adhésives
- Laboratoires Charles Roux, dr en pharmacie, Malakoff, fabrication de spécialités pharmaceutiques
- Laboratoires Elizabath Arden, toute la recherche se fait à New York
- Parfumerie SA Coty, dir Raymond Goéry, analyse des matières premières entrant dans la parfumerie
- Parfumerie Croll, Suresne
- Laboratoires Substantia à Suresne, fabrication de produits pharmaceutiques, mr. Scheidel-Buchet
- Lancome SA, Courbevoie, travaux d'émulsions
- Etablissements Léopold Baserom, parfumerie, Bois Colombe, un ing. diplomé de l'U. de Riga
- Laboratoire de chimiothérapie et de syphillis expérimentale de l'I. Alfred Fournier, Paris, 200 lapins, 2000 souris, labos très outillé, installation complète de filtration bactériologique, dir lab Constantin Levaditi.

12 juillet
CNRSA, Comité spécialisé pour l'étude des problèmes de l'alimentation
(Mayer, Mouriquand, C. Richet, Schaeffer, Terroine, Chevallier, mme Randoin. Longchambon confie la présidence à André Mayer)
Enquête sur l'alimentation a montré que les besoins de la population métropolitaine sont à peu près couverts par la production. Pour certains aliments indispensables et en particulier pour les vitamines, la marge de sécurité est très étroite. Au cas où une partie du territoire viendrait à être envahie ou bien si la main d'œuvre agricole était trop réduite la production deviendrait inférieure aux besoins. Production de lait, il semble que les laits écrémés soit trop pauvres en vitamines Mayer demande à Mouriquand de bien vouloir remettre un rapport sur la valeur diététique des différents procédés de conservation du lait, spécialement en pédiatrie. Vitamines Levures alimentaires. Vitamine A et huiles de foies de poissons, Mayer propose de charger AC d'un rapport sur le stockage et la conservation, Cheftel et Machebeuf chargés d'un rapport sur la collecte des foies de poisson. Fabrication artificielle de vitamines, Aubel fait remarquer que la pluspart des procédés actuels sont brevetés par les Allemands. Restriction alimentaires en temps de guerre, Question posée par Charles Richet. Mayer fait remarquer que cette question est particulièrement importante pour les adolescents. Richet chargé d'un rapport. Soja dans l'alimentation humaine, rapport Demolon.Conservation de vitamines dans les légumes secs, Mayer demande un rapport.

11 septembre
Note Terroine au président de la commission de chimie du CSRS. "On me prive de René Wurmser, mon spécialiste de la spectrographie. Puis je utiliser les moyens du laboratoire de Claude Fromageot à la factulté des sciences de Lyon?"

1940

15 mars
Note Ghilardi l'Institut biologique du froid (Meudon Bellevue) s'occupe de physiologie humaine, de cryothérapie, de l'action du froid sur l'homme (aviateurs), de la microbiologie du froid. Il comporte quatre sections où viendraient travailler chimistes et médecins. Projet de construction d'un caisson 4,5/2,5, -75°c, 7 cm mercure. (réunion 13 février 1940) (80284, l-52)


Comité spécialisé pour l'étude des problèmes scientifiques de la cicatrisation
28 mars
E Fourneau, laboratoire de chimie thérapeutique de l'IP, signale un rapport du pr. Chevallier du Museum sur les Gommes-Resines. "Je ne sais s'il y une bonne technique pour l'étude sur les animaux, mr. Carrel s'est occupé de la question, sa méthode parait un peu barbare, mais elle pourrait être modifiée..../ Enfin l'antisepsie est essentielle.."

6 avril, première réunion du comité
(Abeloos, Aubel, Binet, dr. Chevallier (pr. Marseille), Chouard, Courrier, Ephrussi, Faure-Frémiet, Fourneau, Giroud, Jolly, Lambret, Leroux, R. Levy, Millot, Marquis, May, Maher, dr Jacques Mawas (EPHE), Moricard, Policard, Randoin, rey, Ing. de Rudder, Roche, Vlès, Verne, Wurmser).
Communication de Fauré Frémiet et May, action chimiothérapique dans la cicatrisation : Wurmser. M. Lacassagne reste à la disposition du comité, mais ses occupations ne lui permettent pas d'en faire partie. pdt. élu, M. Jolly. Wurmser, rapport sur le potentiel d'oxydo réduction et la cicatrisation des plaies. Mayer : le rapport phosphore calcium est très mauvais dans la ration (alimentaire) française, des laboratoires de culture des tissus sont à équiper à nouveau. Rapport Fauré Frémiet : mécanismes histogéniques de la cicatrisation (11 mai 1940) mécanisme cellulaire (cellules mobiles véhiculées par tissus conjonctif et constitution d'une charpente cellulaire), multiplication et division (différenciation) cellulaires, travaux de Rapkine; cristallisation fibrilaire du collagène. Concl : mesure de rapidités de cicatrisation. Rapport sur le rôle des vitamines dans les processus de cicatrisation, role des vitamines B et A (huile de foie de morue). Rapport sur le rôle des vitamines dans le processus de cicatrisation A. Giroud. Action des agents chimiques sur la cicatrisation des plaies, E Aubel. Rapport sur le rôle des agents oxydants et reducteurs sur la cicatrisation, R. Wurmser. L'importance du glutathion évoqué par Rapkine. Mais il n'est pas possible de se faire actuellement une idée précise sur la question. Action des agents physiques sur la cicatrisation des plaies, rapport Vlès (25 4 40), les notions que nous possédons à l'heure actuelle relatives à l'action des agents physiques sur la cicatrisation des plaie sont sensiblement toutes d'origine clinique. Pour une physique de la plaie. Héliothérapie de guerre. Utilisation des rayons UV v/ IR. Sur le rôle des hormones dans la cicatrisation, Courrier, influence de la thyroîde sur la croissance et la regénération osseuse. Role de l'insuline (Ambard) dans la nutrition locale. On sait l'action des extraits embryonnaires ou tréphones de Carrel dans les cultures in vitro.
Rapport sur la cicatrisation nerveuse Raoul May (6 4 40). Rapport sur la physiologie des réparations osseuses, Jean Roche. Rapport sur la cicatrisation des plaies de l'œil. Proposition de programme d'expérimentation des vitamines (B1) sur la cicatrisation.

12 avril : programme R. Courrier : étude de l'action des hormones dans la regénération des tissus détruits (prolifération cellulaire) en collaboration avec Boris Ephrussi. Ce travail serait effectué dans mon labo du Collège de France

19 avril : Gautheret : proposition de programme d'expérimentation des vitamines sur la cicatrisation

24 avril : F. Vlès demande travailler sur cicatrisation (il est attaché à poudrerie du Bouchet)

26 avril : Longchambon demande mutation de Moricard au Val de Grace
Note 'Brit. med.' en 1925 A. Carrel a montré que l'extrait embryonnaire accélère la cicatrisation


Comité spécialisé pour l'étude des problèmes de la transfusion sanquine
16 mars, première réunion officieuse (Roussy, Jammes, Jolly, Leblond (coll de F) Gosset, Tzanck (97 bd Malesherbes, Paris 17) girard, Wurmser, Fauré Frémiet, Mayer).
Roussy : il n'y a pas en ce moment de problème important en matière de transfusion sanguine. La première question à envisager consiste à reconnaitre quel est le type d'hémorragie dont a souffert le patient, afin d'avoir si poissible un test qui permette de savoir s'il suffit de lui ingecter du sérum physiologique ou s'il faut lui injecter du sang, et quelle quantité. La seconde question concerne les tests qui permettent de juger de la valeur d'un sang conservé. Enfin on discute des procédés de conservation. C'est le problème de la contradiction entre les tests cliniques et les examens microscopiques... Nous savons à quel point les veines tantôt tolèrent n'importe quoi et tantôt font les accidents les plus graves pour les choses les plus anodines.../ Est ce que nous sommes surs qu'en injectant du sang conservé nous pratiquons une greffe véritable? Injection à une femme de groupe O génotype M du sang O, mais génotype L est restée pendant trente jours de type MN pour redevenir M.
Jammes : le problème la conservation, les ampoules n'eccède pas 12 jours de durée pratique, peut on doubler ce temps? (proposition Wurmser, dr. Briault, de modifier le pH du sang)
Tzanck : oui mais cette méthode doit être validée par des tests. Le procédé actuel de conservation du sang est le citrate de soude.
Girard : c'est probablement le plus mauvais. Il faut utiliser l'héparine, ce que l'on ne fait pas en France. J'ai fait des tests de préparation industrielle, moins chers que les Américains. L'héparine, c'est le procédé de la nature.
Wurmser : utilisation acide citrique et soude. Expérimentations sur les animaux.
Gosset : problème du temps de transport (quatre jours de province à Paris). On a employé du sang vieux, mais si on le fait systèmatiquement on aura des malheurs.
Tzanck : problème de la double coagulation (la seconde au bout de 48 h, rejettant les globules rouges)
Gosset : les Anglais prennent 500 gr. ils sont plus généreux que les français (250gr). Espoir : les sérums sanguins.
Mayer : la transfusion immédiate de donneur à récepteur est impossible militairement.
Gosset : nos ampoules ne font que 250 gr. Mais si vous voulez vraiment remonter un homme il faut 1 kg.(de même pour la femme en couche).
Mayer : à 1 kg on donne effectivement au transfusé une capacité respiratoire réelle.
Gosset : toutes les transfusions militaires devront être d'au moins un litre.
Mayer : il y a aussi l'effet d'une petite transfusion pour réveiller un homme à plat . A t'on des indications sur l'utilisation par les Anglais de sangs ou de sérums séchés?
Tzanck : En réalité, il y a trois raisons de transfuser : hémorragie rapide et arrêt de la circulation sanguine, l'injection d'une petite quantité de sang et d'une grande quantité de liquide (sérum polycitraté de Normet) remet la circulation en route. Mais le sérum n'a pas d'effet physiologique.
Wurmser : une hémorragie sévère n'épuise pas pas la réserve de globules rouges chez l'homme
Tzanck : question qualité, il faut refuser les sangs hémolysés (examen microscopique), mais avec des petites quantités (10 cc) on n'a jamais d'accident. On peut injecter de l'eau distillée jusqu'à 50 cc mais en allant lentement. Il faut aussi rejeter les sangs avec des globules crénelés... Nous sommes actuellement dans une situation terrible, si nous utilisions les techniques indiquées, sur 200 ampoules, nous en trouverions 190 d'inutilisables.
Girard : la crénelure est due à la vitesse de déplacement des globules dans un champ électrique.
Jolly : la forme normale du globule est discoïde...
Mayer : Tzanck a l'air de dire qu'il faut transfuser du sang sans hémoglobine
Tzanck : pas à moins de 5% en tout cas. Le sang est bon tant qu'il y a des empilements de cellules discoïdes. D'autre part je vous présenterai une méthode de conservation sous oxygène (possibilité d'injection sous 20 jours). Nous avons à l'heure actuelle plus de 1000 transfusions pratiquées à Paris.
Roussy : une question à Mayer, considérez vous comme important la conservation des globules blancs et des plaquettes?
Tzanck : les avis sont discordants sur la conservation des plaquettes. Quant au globules blancs on les voit diminuer, mais peut être est ce parceque les globules rouges se chargent de l'hémoglobine.
Jolly : j'ai fait des expériences sur des cobayes sur la pycnose, la disparition des polynucléaires par dessication
Tzanck : je commence à ne pas avoir de réaction par demi cc d'hématie dilué dans le double d'eau distillée
Girard : En matière de conservation je ferai toujours passer les polysulfonés après l'héparine (mais son cout de fabrication est élevé, 350/400 F les 100 grammes).
Wurmser : doit se rancarder sur les procédés d'anticoagulation physique. Nous avons travaillé sur des sangs chargés d'antiseptique.
Tzanck : demande d'inclure Hamburger dans la commission.
Chouard propose Chevallier et Genevois
Mayer : si la question des vitamines devient intéressante, on les mettra.
Wurmser : question matériel, si nous voulons faire du travail scientifique, il faut des animaux de laboratoires.
Gosset : le service de santé des armées vient prendre le sang à Saint Antoine. Puis il y a une série de centres régionnaux : Marseille, Lyon, Caen. mais nous n'avons pas assez de donneurs (les Anglais en ont 80000); le budget du Centre Saint Antoine de Paris (Finances) est de 13 MF (décision Paul Reynaud)
Si on arrive à conserver le sang 20 jours on triple notre stock. Le sang conservé n'a pas bonne presse dans les armées, on aime mieux la transfusion sur le tas.... Mais les jours de grande attaque, le sang frais n'existera pas...
Rapport sur la teneur en vitamine A du sang des donneurs de centre de transfusion de Paris (A. Chevallier, M. Sureau). 23% des sujets sont carencés. L'injection de Vit. A parmet dans 73% des cas un relèvement des taux. Concl : on doit surveiller l'alimentation des donneurs. Quant au tranfusé cette voie d'administration absolument physiologique peut être utilisée pour apporter au malade les vitamines, les hormones et certains agents dont il peut avoir besoin.

3 avril
Rapport Pierre Girard sur les moyens chimiques de conserver la fluidité du sang, plaidoyer pour la fabrication d'héparine. Traitement des hémorragies, test permettant de reconnaitre la quantité de sang à injecter, rapport A. Tzanck." Lors d'une perte sanguine, les symptomes observés traduisent les troubles d'automatises régulateurs (collapsus, choc) bien plus que l'hémorragie elle-même. La perturbation de ces automatismes peut entrainer la mort avant même que l'anémie ne soit incompatible avec la vie. A condition que l'hémostase soit assurée, tout liquide de remplacement peut être aussi efficace que la transfusion sanguine...et c'est cette efficacité qui fit attribuer à des substances diverses des propriétés mystérieuses"
Rapport de René Wurmser, le problème de la stabilisation du sang. Dans le laboratoire de Pierre Girard, préparation d'anticoagulants polysulfonés du type de l'héparine. "C'est la seule solution à retenir actuellement, mais en attendant améliortion du citrate" (réalisé dans mon labo avec laboratoire central de l'Armée du médecin colonel Jame)

6 avril
Première réunion du Comité au CNRS
Test permettant de reconnaitre la quantité nécessaire de sang à injecter (Tzanck)
Tzanck : objection contre l'héparine, rendre incoabulable le sang transfusé.
Girard prend en charge l'apprentissage de la fabrication de l'héparine
Pagnez souligne le danger de l'hémolyse quand on réchauffe trop vite le sang
Tzanck expériences sur animaux, en cas d'ulitilisation des mêmes génotypes, il est possible d'affirmer la valeur de greffe vivante;
Jame : tests d'innocuité du sang conservé au Val de Grace
Tzanck : tests de conservation S Antoine
Girard : tests sur l'héparine (avec Tzanck)

26 avril
La transfusion sanguine dans les intoxications par le pr. Léon Binet, (transfusion sanguine et intoxication alimentaire, ingestion d'amanite phalloide) Claude Bernard avait raison (leçon sur les anesthésiques et l'asphyxie), la transfusion combinée à la saignée amène la désintoxication de l'animal. Index du taux de l'hémolyse (travaux menés avec Wurmser) "On suspecte la toxicité possible de l'hémoglobine libérée, Cannon et Bayliss ont établi le poids moléculaire de l'hémoglobine en 1933. Fontes, Thivolle, le Sang 1934 ont confirmé le role toxique de l'hémoglobine hétérogène. Delaunay et Gnoinski congrès international de la transfusion Paris 1937 Le Sang, insistent sur le role d'une hémolyse partielle pour l'excitation des centres hématopoiétiques et respiratoires.. Après avoir pris connaissance des nombreuses communications concernant les transfusions de sang conservé en Russie au cours de la guerre d'Espagne, on ne peut que rallier l'opinion du pr Jeanneney qui conclut à l'utilisation du sang conservé jusqu'au 15ème jour". Rapport du pr Wangermez (Bordeaux) transmis au CNRS en mars 1940 sur l'étude du sang conservé à la glacière poursuivie depuis le mois d'octobre 1939. Jeanneney, Carrel suggère de rechercher la pression sesmotique, le pH et la capacité respiratoire du sang conservé.
Rapport sur la teneur en vitamine A du sang des donneurs du centre de la transfusion de Paris, A Chevallier et M Sureau.

4 mai : rapport Binet sur la transfusion sanguine dans les intoxications par le gaz. Note du dr. Briault exposée au comité spécialisé pour l'étude des problèmes de la transfusion sanguine. "Au cours d'une mission dont j'ai été chargé par le laboratoire central de l'armée, j'ai eu l'occasion de pratiquer en compagnie de mon confrère Henri Olivier des transfusions de sang de blanc à nègre". Deuxième rapport de René Wurmser exposé au Comité spécialisé de la transfusion. Influence de la température sur la conservation du sang (la temparature la plus favorable est -0,5° c.)

8 mai : Note Longchambon. Questions à aborder avec les Brits : Emploi du sang dilué dans la transfusion, emploi de l'héparine dans la conservation du sang, emploi du plasma humain dans la transfusion

9 mai : Pierre Girard à CNRS. Les anglais utilsent ils l'héparine? Les anglais ont ils des informations sur les effets hématopoiétiques de l'hémolyse du sang?

11 mai : Dir. CNRS à mr. Montel, dir. de la mission scientifique franco-britannique, désignation des membres : James, Jeanneney, Binet, Tzanck, Wurmser, Bazy, Justin-Besançon, Cordier Ajouter : Binet et Bugnard, départ mission CNRS en G-B le dimanche 2 juin 1940, Bugnard pourrait prendre des contacts à Londres.

15 juin : La transfusion de sang dilué, pr. Léon Binet, M.V. Strumza. (séance du 15 juin 1940) Intérêt de combiner utilisation de sérums artificiels et transfusion de sang frais en médecine de guerre. Expérience sur les chiens (par centaines)


Comité spécialisé pour l'étude des problèmes physiologiques du choc
17 avril, première réunion ( pr Gosset fac sc de Paris (président du comité), Pierre Duval, med cel Bazy, med cel Jeanneney, pr Levœuf, méd lt Jean Gosset, Ameline chirurgie hop Paris, André Mayer, med cdt L Binet, Justin Besançon, Delarue, Roussy, méd cne Cordier (véto), Leblond du laboratoire de synthèse atomique).
Jeanneney : les voies qui conduisent au choc. Justin Besançon : préparation d'une fiche d'interrogation sur les observations faites ou à faire sur le choc. La pathogénie du choc. Cordier : la thérapeutique du choc Justin Besançon expose les difficultés qui résultent du fait que depuis la dernière guerre, les clinciens et les physiologistes ont manqué de liaison.

8 mai : Les bases thérapeutiques du choc par M D Cordier. Physio pathologie du choc : l'atonie, l'anoxie tissulaire, traitement préventif local : hémostase, amputation, réchauffement, traitement de la douleur , prudence avec la morphine (anoxie), moyens mécaniques (respiration artificielle), moyens médicaux (pas d'adrénaline, un vasoconstricteur, mais un toni cardiaque (pitressine, strychnine ou caféine) hormone cortico-surrénale (cortine), oxygénothérapie et carbothérapie, histaminase et antihistaminase, restauratin du volume sanguin (sérum lyophile).
Pathogénie des états de choc traumatique par L. Jutin-Besançon. Pendant la guerre précédente, le Medical Research Committee tirèrent les leçons de la chirurgie de guerre, le livre de W.B. Cannon (1923) expose ces faits. Un choc n'est pas une syncope, mais un épuisement endocrinien des surrénales. Cannon donne comme première raison du collapsus la chute de la pression sanguine (Tzanck). Nécessité d'augmenter la perméabilité de la paroi capillaire. La résoption des produits de l'attrition musculaire, des brulures cutanées ou des pullulations microbiennes est accusée par les cliniciens et les biologistes de conduire à l'état de choc (la levée du garrot facteur toxique). En fait tout ceci devrait être controlé. La pathogénie des états de choc est complexe et les facteurs traumatiques multiples. Plusieurs sont insuffisement connus, il existe des documents physiologiques qui s'adaptent mal à la réalité clinique, ou des impressions cliniques dépourvues de l'appui expérimental. Il convient donc de reprendre le travail de laboratoire en liaison étroite avec la chirurgie de guerre, comme l'a fait en 1917-1918 le comité anglo américain présidé par Starling pour tirer des directives thérapeutiques.
Rapport de G. Jeanneney, Les voies qui conduisent au choc. Ecole française de la guerre de 14, Quénu et Duval ont établi que le choc était un sydrome depressif avec toxénie. Oui à la thèse de l'intoxication par autolyse des tissus broyés, ces remarques montrent l'importance du système nerveux dans le choc et apportent confirmation d'une vision quasi prophétique de Claude Bernard sur la manipulation des organes nerveux (endocrinologie).
L'oxygénothérapie au cours du choc L. Binet, J. Gosset. Le traitement de l'état de choc par les sérums artificiels, A Gosset, L Binet.

14 mai : Laugier assiste à la séance ainsi que MM Bugnard, Chouard et Roy. La fiche Jeanneney Justin Besançon est trop complexe pour pouvoir etre utilisée aux armées (Etats de choc, fiche clinique et thérapeutique, La presse médicale, n°36 17 avril 40). Difficulté de prévoir des "centres de choqués" dans la guerre de mouvement. Le blocage anesthésique des nerfs dans la thérapeutique du choc, orientation de recherches, P. Wertheimer. Les centres vasomoteurs ne répondent plus aux sollicitations périphériques (Cushing). La paralysie vasomotrice est elle un phénomène d'ordre physiologique? Quel est le rôle des mécanismes endocriniens? Les excitations douloureuses sont elles la seule origine des chocs? Le choc lié à la levée du garrot (et cocaïnisation).

Session du CSRS de mai 1940.
Demande des sections (publications). Maths : 97 000, mécanique : 210 000, physique : 300 000, chimie : 210 000, biologie : 270 000, médecine : 120 000, sc nat : 450 000, hist géo : 630 000, philologie : 370 000, philosophie : 130 000, sciences sociales : 120 000 (total 3 000 000)

23 juillet
Fabrication de vitamine A à partir de foie de thon, A. Chevallier demande facilité Commission armistice pour pêche au thon et acheminement des organes à usine Byla de Gentilly (procédé Chevallier) (AN F60 609)
Michel Macheboeuf rapport à Charles Jacob. « Des les lendemains de la défaite, il m'est apparu que l'emploi d'ersatz alimentaires serait à envisager pour l'alimentation des populations. Il conviendrait de ne pas chercher des succédanés synthétiques, mais au contraire le moyen de faire consommer par l'homme des produits habituellement dédaignés et que nous possédons en France». Propose l'utilisation des tourteaux d'arachides pour des crèmes-sandwich sans viande ou d'huile et de sucre fabriqués à partir des pépins de raisin. Réalise des produits charcutiers grâce à la récupération du sang dans les abattoirs, il déplore que la firme Olida de Lyon ne puisse en assurer la commercialisation, faute de fer blanc pour fabriquer les boites. (80284-36).

Décembre
Rapport à M le Ministre de l'Instruction publique sur le CNRS par Charles Jacob de l'Ac. des Sc. prof. à la Fac des Sciences de Paris
L'Institut de biométrie humaine trouve son origine dans laboratoire de Viroflay de la Cie des Chemins de fer de l'Etat. En 1936 H. Laugier songe à étendre et à rendre plus scientifiques les méthodes (de tests psychométriques). Ontient crédits de la CNRS. Institution se régularise par un arrété du 5 octobre 1937, Laugier directeur, Mme Weinberg, secrétaire gale. Cet institut reste à Viroflay jusqu'en mai 1940 ou il est transféré à l'INOP rue Gay Lussac, dirigé par M Piéron. Objet mesures et statistiques sur l'homme. Ont collaboré MM G. Darmois et Delaporte. On pense arriver ainsi à définir scientifiquement des groupes humains, en vue des applications, sociologie, orientation professionnelle, voire la médecine (préventive), mais aussi la recherche théorique : connaissance des races et classification à adopter pour l'humanité. En 1940, dir Mlle Weinberg + 5 aides techniques. Crédits 540 000 F de 1936 à 39, pour 1940 : personnel : 129 000 , matos : 125 000 F.

L'Institut de la nutrition et les enquetes sur l'alimentation.L'idée en revient à André Mayer qui voulait non un établissement nouveau mais un regroupement des efforts. Il existait auparavent, une société d'hygiène alimentaire (16 r de l'Estrapade à Paris), un laboratoire d'énergétique (Gasnier, assistant au Coll de Fce.), la seule installation calorimétrique de France pour l'étude de l'homme. C'est autour de ce dernier que s'est greffé l'I de la nutrition créé par la CNRS le 15 juin 1937. Budget annuel : 130 000 F Puis le CNRSA a installe le Comité spécialisé de l'Alimentation présidé par A Mayer. Celui ci a travaillé, quoique de façon un peu désordonnée, sur les vitamines et les aliments de remplacement (Macheboeuf, Chevalier, Genevois, Chouard, Jacquot). J'ai désigné Chevalier et Jacquot pour la liaison avec Vichy. Les enquetes sur l'alimentation ont pour directeur théorique, A Mayer, en pratique le travail est effectué par Mme Randoin dont on connait les beaux travaux sur les vitamines.
Conférence SDN de 1935, sur l'alimentation populaire à l'instar de ce qui avait été fait dans les états totalitaires, All, Italie, Japon, URSS. En France l'enquête a démaré avec des crédits pris sur le fond de chomage. Trois enquêtes : production et importations de matières alimentaires (enq. publiée en 1937, L. Randoin)/ ensuite enquete sur l'alimentation dans les diverses collectivités (terminée)/ alimentation dans les familles (1937/38), enquête à terminer, faut-il le faire? Valeur scientifique est contestée par certains spécialistes dit Jacob. Une vingtaine de personnes rue de l'Estrapade. Cout 1,5 million de F.
L. Randoin dirige le Laboratoire de physiologie de la nutrition rattaché à la 3ème section des Hautes Etudes; il s'agit d'un labo de recherche pour les questions d'alimentation. C'est aussi un labo de contrôle biologique des vitamines, expériences sur animaux, financement par industrie pharmaceutique. Souhait d'une coordination interministérielle.


1941

15 novembre
Inventaire des labos universitaires 1941-42, enquête diligentée par Charles Jacob (dir. CNRS)
Toulouse, 14 labos soutenus par le CNRS dont celui de Bugnard (médecine)

24 juin
Laboratoire de physiologie de la nutrition, rapport Randoin, justificaction d'utilisation des subventions, liste de tirés à part, demande de budget pour 1941, 120 000 F (7 personnes), 60 000 de matos total, 180 000 F. Alimentation collective des familles, travaux suivis par Secrétariat gal à la jeunesse (Lamirand), secours à la famille des prisonniers de guerre (Huntzinger), Secours national. Dosage de la vitamine C dans les confitures d'écorce d'orange. Etude de la valeur nutritive du rutabaga. Etude des biscuits à la caséïne. Etude de la valeur antiscorbutique de juits de fruits, rosa canina, kumquats,... (80 284 l.49)


1942

février
Composition du Conseil supérieur de la recherche scientifique, section Médecine et physiologie humaine médecine (JO du 1 fav. 1942, AN F60 609)
Schaeffer, Georges, fac méd Strasbourg
Roche, Jean, fac méd Marseille
Collin, Rémy, fac méd Nancy
Fiessinger, Noel, fac. méd Paris
Baudouin, Alphonse, fac med Paris (doyen)
Leriche, René, Coll de France
Mouriquand, Georges (Lyon)
Chevallier, André (dir. Institut national d'hygiène)


1943

19 janvier
Note par laquelle C. Jacob évoque le cas où le CNRS met un labo et des subventions à la disposition d'une personne ou d'un organisme extérieur en prenant l'exemple de la Fondation française pour l'étude des problèmes humains du dr. A. Carrel

1944

8 décembre
Correspondance 'US Information Service' à dir. CNRS à propos du soutien en papier pour publications : Dopter, Sacquepée, Baillière edit, "précis de bactériologie" (9 t.), Calmette, Negre, Boquet "Manuel technique de microbiologie" Masson (4 t.), Tapernaux "Le Lait" Vigot (2,5 t.). Bull. Ac. médecine (400 kg), Annales pharmaceutiques (Jeannot) (300 kg).

13 décembre
Création d'une Commission des produits antibiotiques (Aubel, Heim, Lwoff, Prevot, Reilly, Rivière, Wurmser)
Cpte rendu visite par Terroine du Centre Cabanel et les résultats obtenus. Le cdt. Broch présente les travaux sur l'industrialisation de la tyrothricine (le cdt Broch demande à ce que le centre de production militaire de la pénicilline le premier en France ne soit pas frustré de ses résultats par une entreprise privée de Lyon (licenciée de Park et Davis). Lwoff s'intéresse à la question des milieux de culture et suggère la diminution de peptone. Applications cliniques envisagées : chirurgie, ORL, métrites en gynéco, pleurésies purulentes en pneumo.
Les expériences en clinique humaine sont en cours à l'hop. Claude Bernard (dr Reilly). Exposé se M. de Saint Rat sur la subtilisine, évocation des travaux du pasteurien G. Ramon. Scepticisme de Lwoff. Broch aborde la problème de la streptomycine (des communications journalières des travaux américains parviennent en France) il existe une usine de production aux States (Feldman a présenté à Oxford huit cas de méningites tuberculeuses guéries par ce produit). La souche française de straptomycine au centre Cabanel n'est pas excellente et pénalise nos travaux dit Broch. Heim doit contacter un mycologiste pour s'occuper de sélection. Broch demande à Reilly de lui fournir une souche étalon de streptomycine US

19 décembre
Frédéric Joliot-Curie (nouveau dir. du CNRS) est favorable au rattachement de la Fondation Carrel au CNRS. Elle a cherché les moyens d'utiliser les déchets de poisson à des fins alimentaires . CNRS, PV du Conseil d'administration, 19 décembre 1944.

Décembre
Note d'André Lwoff à dir. CNRS. Arguments plaidant pour la création d'une section ou d'une commission de microbiologie au Comité national de la recherche scientifique.
"En plus de l'étude des bactéries, des champignons et des protozoaires, la microbiologie groupe l'étude des virus longtemps considérés comme des formes infravisibles de bactéries mais que certains considèrent comme apparentés aux gènes, facteurs de l'hérédité mendélienne. Il pourrait sembler normal de rattacher chacune des branches de la microbiologie à la discipline correspondante par exemple, botanique, biochimie, etc., mais il ne saurait etre question pour des raisons pratiques de considérer l'étude scientifique des agents des maladies infectieuses humines comme une branche de la médecine, pas plus que de classer dans la technologie les recherches sur la foramtion lactique ou de rattacher à la mycologie les travaux sur la pénicilline ou encore à l'entomologie les recheches sur la lutte bactérienne conte les insectes. La microbiologie ne se développe efficacement que dans les laboratoires ou même des instituts spécialisés. Ce qui prouve son identité et sa fécondité, c'est son rayonnement et le fait que de nombreuses disciplines particulières ont été groupées par le microbiologiste. Nous citerons par exemple 1/ l'immunochimie née de l'étude de la formation des anticorps bactériens par l'organisme animal et qui vint d'aboutir à la synthèse in vitro des anticorps. 2/ L'étude des virus née des recherches sur les principes lysogènes et sur les maladies de végétaux qui a ouvert un chaptire nouveau de la biologie et de la bichimie. La microbiologie a ainsi conduit par des voies diverses à la solution des problèmes relatifs à la structure des protéines (anticorps artificiels) et à conduit à rejoindre la pathologie infectieurs et la génétique (virus). Le fait que la microbiologie n'est pas enseignée dans les fac de sciences, mais dans celles de médecine par des professeurs qui ne sont pas des spécialistes, a conduit la microbiolgie française vers une crise très grave. Il faut créer une section ou une commission de microbiologie destinée à rassembler les disciplines"
Proposition de nominations : Tréfouël, Jacques (dir. I. Pasteur), Aubel, Eugène, fac. Sc. Paris, Fromageot, Claude, fac sc. Lyon, Lemoigne Maurice (chef service fermentation IP), Lwoff André, I. Pasteur , Magrou Joseph, I. Pasteur, Lisbonne Marcel, Ac. Médecine, Boivin André, fac sc. Strasbourg, Grabar Pierre, (I.P.) /80284 l 212/


Les Groupes de recherche opérationnelle suscités par Louis Rapkine et Pierre Auger deviennent la mission scientifique française du CNRS à Londres (80/284 L. 57 à 60. GRO Londres)


1945

Mission Rapkine (Londres).
Francis Perrin, Kastler, Ephrussi travaillent avec le groupe de RO du Group Captain Drury sur les effets des bombardements. Mission de recherche opérationnelle relative à l'évaluation des résultats des bombardements aériens des chemins de fer français (Ephrussi)
Memorendum on biological warfare intelligence up to 1 sept. 1944 demandé par André Lwoff. (Les japs et les bombes bactériologiques).
Mission d'information sur l'effet des gaz toxiques et lacrymogènes sur les diastases A. Lwoff, F. Nitti, L. Rapkine.
Mission d'information sur la production de la pénicilline. J. et T. Tréfouël, Marguerite Lwoff, met cdt Broch, I. Marszak (CNRS). Fabrication de pénicilline sous l'égide de l'Institut Pasteur et du service de santé de l'Armée. Rapkine à Sir Percival Hartley (Nat. Instit. of Medical Res.) demandes de souches pour Tréfouël (Pasteur)
Mission Pénicilline (rapport Marszak). Centre d'étude et de fabrication de la pénicilline du min. Guerre (med. cdt. Broch)

16 janvier
Projet d'un plan général d'activité pour favoriser, en France, le développement de la recherche scientifique dans le domaine de la recherche expérimentale présenté au Comité Directeur de sciences médicales (Léon Binet, André Boivin (Pdt), Robert Debré, Justin-Besançon, André Lacassagne, Gustave Roussy, Camille Soula). /L205/
"Le clinicien auquel s'intéresse le CNRS est celui qui se montre vraiment imbu de l'esprit scientifique. Dans son observation des malades, il voit des choses qui n'avaient pas été vues avant lui.../ Il faut entourer un "chef d'orchestre" de techniciens spécialisés dans différentes disciplines... Le CNRS fournit du matos, mais de plus doit pousser à "une politique active". La recherche extra-clinique : progrès de la science, utilisation d'isotopes, ultracentrifugation (appareillage lourd) nécessite effort. Les labos de rec extra clinique doivent etre indépendants en fait des hopitaux et des facultés. Projet de créer un Institut de Médecine expérimentale (ou Institut des Hautes recherches médicales, cf. Rockefeller). Dont les grands services de recherche seraient dirigés par des médecins, de préférence".

7 février
Exposé Wurmser. Reprise des recherches sur la conservation du sang lancée en 1940, un procédé qui a été appliqué par le CNTS. Demande de mise en place d'une unité pilote pour préparation de protéines natives devenus d'usage courant à l'étranger et nécessaires à la plupart des recherches modernes en biologie (fibrogène, thrombine) et pour la chirurgie de guerre (traitement de choc).

6 mars
Réponse au rapport Boivin par André Lacassagne. 'Comment développer en France la recherche scientifique dans le domaine de la médecine expérimentale?'. Désaccord avec Boivin. Médecine clinique, "on ne peut partir de ce qui n'existe pas. Déclin de la médecine française. Impossibilité de trouver les "chefs d'orchestre" de Boivin". Retard adaptation faculté et hopitaux à méd moderne tournée vers la recherche. (Aux Etats-unis: l'hopital: un laboratoire avec des lits autour). Mais archaïsme de l'organisation hospitalière. (cf. ce que dit Lacassagne des pratiques de la dissection:le prélèvement d'organe n'est enfin autorisé que lorsque ceux-ci sont rendus inutilisables par la putréfaction). Tout établissement devrait aussi fonctionner comme centre d'enseignement et de recherche. Contre le grand Institut unique à la Boivin (il y a déja Pasteur), Lacassagne prone des Instituts par secteurs de la recherche.

Raoul Kourilsky : "la situtation actuelle de la recherche en médecine" note pour l'Association des travailleurs scientifiques (ATS). Retard organisation rec méd française. Obligation au jeune médecin en début de carrière (statut du 18 fructidor an VIII) de gagner sa vie en clientèle privée et de faire un surcroit de service hospitalier (organisation caritative de la médecine). Les causes essentielles qui s'opposent au développement de la recherche hospitalière sont donc avant tout le statu hospitalier des médecins qui fait de l'activité hospitalière une activité pratiquement bénévole compensée par la clientèle privée.../ D'autre part : "l'Assistance publique s'est jusqu'ici soustraite à toute conception impliquant une activité" de recherche à l'intérieur des hopitaux. Craignant les réactions hostiles des malades et de l'opinion... Elle redoute la recherche... celle ci se fait en fraude". Pour Kourilsky, le médecin désireux de faire de la recherche, devra supprimer toute clientèle extérieure.

14 Avril
Centre de chirurgie reconstructive
Intervention du cabinet du gal de Gaulle pour l'installation d'un CCR du médecin capitaire John Marquis Converse of the US Army (Hop Bellan) au CNRS. Converse vient d'un hopital britannique où il a soigné les petits gars de la RAF et des FNFL. Mis à disposition du gvrt français à demande de De Gaulle par gal. Eisenhower. Il a fait des centaines de reconstruction faciales à Bellan, technique encore peu connue en France. Il travaille avec le Gal Arène, sous l'égide du Service de Santé militaire

20 avril
Note Joliot. Il s'agirait d'étendre le centre déjà existant dirigé par Merle D'Aubigné et qui dépend de la Défense nationale (Hop Léopold Bellan). Et de récupérer une clinique du nom de "Sanatorium de la Malmaison" sise à Rueil et réquisitionnée par le min. de l'Air qui ne l'utilise pas. Elle servirait à la chirurgie faciale (Bellan restant pour la chirurgie osseuse). Merle voudrait appliquer des méthodes de rééducation moderne pratiquées en G-B. Donc demande transfert réquisition Air à min Def natle…/
Projet de création d'un centre de chirurgie osseuse et orthopédique et de rééducation motrice. Retard français. Beaucoup d'enfants qui jouissent d'une intelligence suffisante trainent des les hopitaux où ils prennent des habitudes de paresse... L'Etat français, qui a le souci de l'enfance, a laissé à l'abandon presque complet les infirmes de l'appareil moteur…/
Projet de création et d'organisation d'un centre national de chirurgie reconstructive. Reconstruire les blessés, notamment les brulés, si fréquents dans cette guerre de machine. C'est une erreur de vouloir séparer la recherche scientifique de la pratique clinique, le laboatoire est l'âme de l'hôpital ouvert aux trois armes et aux FFI

Rapport de la municipalité de Suresne au sujet de la réquisition de l'Hopital Poincaré-Foch. Avant guerre : fondation privée, hop. conçu pour classes moyennes. Sa situation financière était catastrophique et on peut dire que les réquisitions, d'abord allemandes, puis celle de l'Assistance publique l'ont sauvé financièrement parlant. Comporte un service pour tuberculeux (400 lits), un service de vieillards (400 lits à Garche), un service de phtisiologie, centre de triage, 150 lits. Article de Jean Marin dans 'Les Nouvelles' du 11 nov. 1944 met en cause l'inertie de l'AP et les disputes entre divers services de la Santé publique.... Non à la demande de réquisition par les armées pour installer la chirurgie réparatrice. D'aileurs Merle d'Aubigné et d'accord avec le Conseil municipal de Suresne.

Nominations dans le groupe 'sciences médicales' du Comité national
Baudouin, Alphonse (Paris).
Benard, H.
Besançon Justin
Boivin, André (Strasbourg)
Bugnard, Louis ( Toulouse)
Cachera, L.
Debré, Robert
Lacassagne, André (Coll de F)
Lamy, Maurice (fac med Paris)
Leveuf
Lisbonne, C.
Oberling, Charles, (fac med . Strasbourg)
Policard, Albert (fac méd Lyon)
Roussy, Gustave (Ac sc)
Soula, Camille (CNAM)
(conseillers)
(Chavallier, André)
(Cornil, Lucien)
(Reilly, J.)

24 avril 1945
Lacassagne dépéché par Joliot pour suivre travaux du Comité du min de la Santé sur la réforme hopitaux et hospices publics. Projet d'ordonnance: libéralisation pratique des autopsies. Création de postes de directeurs de laboratoires d'hopitaux. Le Comité directeur préconise de développer des labos dans les hostos de l'AP. Le personnel en serait payé par le CNRS et serai attaché à une personne, non à un service.

Mai
Mission en Allemagne, Cagniard succède à A. Lwoff. Services français avec lesquels la mission CNRS en Allemagne est en rapport. Santé publique, leservice Santé publique de Baden-Baden, dirigé par le Dr. Ameur pour la section médecine et par le cel. Brun pour la section de pharmacie est en rapport avec nous pour échanges de renseignements concernant soir les savants, soit les recherches, soit les médicaments. Relations avec des laboratoires allemands : Labo de biochimie de Tubingen (Butenandt) ou travaille Fouché, fait des recherches sur les hormones (métamorphose des insectes), le labo de biologie deTubingen (dr pr. Kuhn) des recherches de génétique sont faites en liaison avec le précédent.

Projets de soutien de la part du CNRS : Centre coordination des questions de nutrition (Terroine), Labo de bio chimie de la nutrition (Jacquot, Bellevue), Labo de physiologie de la nutrition (Randoin)

1 mai
Comité Directeur. Démarche de Debré et de Bénard auprès de l'Assistance Publique pour créations de labos: physio pathologie du muscle aux Enfants malades, physio pathologie du nourisson à Hérold, chimie biologique à la maternité de Port Royal, physio pathologie de la nutrition fac médecine Strasbourg, physio pathologie du rein et du foie à l'Hotel-Dieu.

14 mai
Ou loger le dr. Converse? Au lycée Marie Curie de Sceaux, refus de l'Educ. Nationale. C'est le gal De Gaulle qui a choisi Suresne. Entretien G. Palewski avec médecin gal Arène, FJC, dr Aujaleu min santé publique et dr. Converse. Décision d'évacuer les malades de l'AP vers la Normandie. Converse ramène d'Allemagne un important lot de matériel prise de guerre, mais Foch est toujours occupé par l'AP qui refuse de s'en dessaisir.

19 mai
Min Santé publique (Billoux) demande à dir. CNRS d'assurer la subvention du dr. Gounelle (pr agr Val de Grace)

13 juin
Equipement d'un labo pour la recherche sur le plasma sanguin à Bellevue (2 MF)

5 juillet
Mise en place d'un service d'information d'hygiène coloniale, maintenant que les relations avec l'Empire sont rétablies.
Eventualité récupération de l'infrastructure de la Fondation française pour l'étude des problèmes humains.
Projet de réforme de l'office public d'hygiène sociale du département de la Seine présenté par le dr. Robert Monod (Chirurgien chef des sanatoriums) constatation surprenante alors que l'OPHS devrait être confié à un hygièniste il l'est à un chirurgien. Que suis je allé faire dans cette galère? La biologie dans la mesure où elle intéresse l'organisme humain assure à la médecine sociale l'unité doctrinale. un laboratoire de biologie est donc nécessaire à l'office.

6 juillet
Le Comité directeur sollicite le soutien du Min. Santé pour démarche auprès de la Fondation Rockefeller.

20 juillet
Lettre de François Billoux (min santé) à Mal. A. Juin, chef d'Etat Major. D'accord pour évacuer Foch à condition que le min. de la Santé récupérèe les hopitaux d'Eaubonne et San Salvador occupés par les armées US et française. Service de santé de l'US Army évacue Eaubonne en aout, mais en oct. il sera toujours innoccupé. Quant à San Salvador, l'AP signifie qu'elle s'en désintéresse. Elle accepte juste de partager Foch (grands blessés militaires et tuberculeux).

Juillet -Aout
Rapkine. Deux missions de neurochirurgie (dr Jacques Lebeau, la Pitié).
Missions sollicitées par l'Institut Pasteur (dr Georges Stéfanopoulo, dr Pierre Lépine, , dr Bernard Sureau)
Deux missions sur les questions de nutrition (Schaeffer, Roche à Marseille)

27 aout
Lacassagne à Joliot-Curie. Le projet du min de la Santé envisage quatre réformes que j'avais suggéré au CNRS
- la pratique des autopsies (prélèvement d'organes frais)
- création d'un service central d'archives médicales (CHR)
- facilité aux médecins d'accorder plus de temps au labo
- création d'un poste de directeurs de laboratoires d'hopitaux. C'est le plus important. Offrirait un débouché aux médecins, trop peu nombreux en France, qui désirent se consacrer au laboratoire. Mais il est regrettable qu'on envisage de nommer à ces postes des médecins des hopitaux qui n'ont pas la responsabilité d'un service. Ceux qui ont rédigé le projet ne se sont pas reconnus que le métier de chef de laboratoire est un métier difficile.

30 sept
Note du dr. Geneviève Delahaye. On ne saurait considérer la Sté. d'anesthésie créée en 1945 que comme une société savante et pas un organisme de recherche. L'anesthésie est confiée dans les hopitaux à des auxiliaires non médecins plus ou moins entrainés ce qui entraine chaque année un certain nombre de décès imputables à l'anesthésie. Les membres du centre devraient obligatoirement être assistants dans un service hospitalier. Ils seraient la liaison idéale entre la clinique et la laboratoire...

Octobre
Compte rendu de l'activité du CNRS de sept. 1944 à oct. 1945
Commission d'étude sur la nutrition (Terroine) a commencé son activité en mai 1944. Conservation du lait (suroxygénation). Pain calcique, fréquence de plus en plus croissante des ostéopathies et l'existance de déficits staturaux très marqués chez les enfants, déficience de calcium (abus de céréales). Enrichissement du pain en vitamine B1 (matières amylacées)
Recherche scientifique de guerre. Transfusion sanguine : A la demance du service de santé militaire le CNRS étudie à la station du froid de Bellevue un nouveau procédé de fabrication du plasma sec. Mise au point de frigos portatifs pour le transport de sang sur le front Ouest (poches de l'Atlantique).

10 novembre
Ouverture du laboratoire de microanalyse organique (rue Vauquelin, dir. E. Kahane)

28 novembre
Création d'un centre national de chirurgie reconstructive

Décembre
Mission d'information sur la dessication du plasma sanguin (Lablond, Rapkine, Wurmser et Mme Tréfouel). Demandée par Conseil supérieur de la transfusion sanguine au min de la Guerre. CNRS met à disposition matériel de l'insitut du froid de Bellevue (Lainé). Mission auprès du MRC Leblond, Meyer-May.

Rapport sur l'activité de la mission scientifique française en Grande Bretagne
(fin aout 1944, fin déc. 1945) par Louis Rapkine
"Durant les quatre années de guerre, les Anglais ont trouvé la structure chimique de la pénicilline et mis sur pied son utilisation, ils ont développé l'utilisation des sulfamides et du plasma, ils ont pu établir un système de ravitaillement qui a fait l'adminration du monde entier, système non seulement équitable, mais physiologiquement sain. Les recherchs sur les vitamines, tant au point de vue biologique que chimique, ont été à la base, en partie du moins, de leur système de ravitaillement.../ Le CNRS devrait comporter cinq sous directions : recherche agronomique, recherches médicales, recherches biologiques, recherches physiques et chimiques, recherches mathématiques…/ Une remarque finale concernant la section des recherches médicales : l'expérience anglaise est basée sur la conception que les vrais progrès en médecine expérimentale sont dus aux hommes de science et aux savants de laboratoire. C'est ainsi que les comités du MRC sont toujours constitués par trois quarts de scientifiques et un quart de médecins. C'est la méthode scientifique et non pas la méthode clinique qui est prédominante. En France, où l'art clinique est si développé, il serait sans doute bon que la recherche médicale scientifique ne s'écarte pas trop de la tradition clinique afin que celle-ci puisse faire profiter la médecine scientifique des résultats auxquels la clinique arrive, mais par d'autres moyens". /L80 284 l 183/

Note du Bureau scientifique de Londres. La recherche scientifique et ses applications en Grande-Bretagne (traduc.)
"Le comité du conseil privé pour la rec méd et le Conseil de la recherche médicale (MRC) créé en 1920 pour remplacer l'ancien comité pour la rec médic. Le conseil comprend 12 membres nommés par le comité du conseil privé dont trois sont choisis pour leur valeur générale plutot que scientifique. Les neuf autres sont choisis dans les différentes branches de la médecine curative et préventive et des sciences fondamentales (nommés sur avis du pdt de la Royal Society). Budget, le MRC est budgété annuellement au chapitre "estimations civiles pour la recherche scientifique" Le MRC 1/ entretien certaines institutions peuplées de personnel contractuel 2/ il fait travailler des scientifiques dans les hopitaux 3/ octroie des subventions à des travailleurs indépendants Le principal établissement du MRC est l'Institut national pour la rec. médic. qui comprend des laboratoires de physiologie, pharmaco, biochimie, pathologie, bactério. D'autres établissements comprennent des labos de rec sur la nutriton, six depts pour la rech chimique rattachés aux hopitaux Le MRC controle ses propres chercheurs et désigne son propre secrétaire. Le MRC utilise la fonction d'experts extérieurs, hygiène industrielle, maladies professionnelles, il reçoit l'aide d'un bureau de recherche d'hygiène industrielle". /80 284 l. 2/183/

27 décembre
Commission des antibiotiques
(Aubel, Fernand Besançon, Bocquel, Boivin, R. Fabre, P.Grassé, R. Heim, Jeanne Lévy, G. Teissier, E. Terroine, J. Tréfouel, Vavon, R. Wurmser).
Présentation par R. Courrier à Ac des Sc et dans le Monde du 27 déc. 1945. Pétition des malades du sanatorium de Fenaille Aveyron à la suite d'une conf du pr. Charles Hollande, inventeur de la Clitobicine (?) les informant que la bacille de Koch était virtuellement vaincu.

1946

4 janvier
Création du Centre d'études scientifiques de l'homme de C. Soula prend la suite de l’Institut national d’orientation professionnelle (INOP).

5 janvier
Rapport concernant visite et décision du min. de la Population (René Prigent MRP) lors de sa visite à la Fondation Foch (H. Gounelle de Constans). L'AP s'est installée à Foch quand les Allemands ont réquisitionné Garches, elle a évacué les restes de la fondation sauf les pr. Kourilsky et Rouques. Kourilsky dirige le centre de tri des tuberculeux. Proposition de le réinstaller à l'hop. Piccini à Paris près de l'Etoile Le pdt. De la fondation (dr Justin Godard) semble d'accord pour héberger le CNRS. Lettre de Terroine à Teissier. L'idée du dr. Cavaillon est que la fondation Foch pourrait revenir au CNRS pour y installer un centre de recherches thérapeutiques. Rapport du dr. Converse à min. Population (14 1) sur le projet de centre chirurgical et d'un institut de rec biologique (CNRS). Coopération chercheurs cliniciens, centre de rééducation et de réhabilitation, ecole d'infirmières.

20 janvier
Commission des antibiotiques
Note Boivin à Teissier. La streptomycine découverte récemment en Amérique par Schatz, Bugie et Waksman. Action in vitro et in vivo contre le bacille de Koch. Permet sinon de stériliser l'organisme du moins de faire régresser la tuberculose chez le cobaye. A essayer éventuellement chez l'homme. La clitocybine, ne semble avoir d'effets qu'in vitro. A la suite de la campagne lancée par le journal 'Midi Libre', il convient de signaler les inconvénient qui résultent de la propagation dans le public de l'idée que la découverte de clitocybine apporte dès maintenant une soulution au problème de la guérison de la tuberculose (28 1).

1 février
Commission des antibiotiques
Question de la clitocybine, Fernand Besançon confirme qu'il n'y a aucune application clinique possible actuellement, Heim insiste sur l'intérêt mycologique de la sporule et propose d' aider le laboratoire Hollande.

15 février
Télégramme Juin à mission militaire à Washington. La Fondation Rockefeller discutera en avril les propositions de Rapkine pour l'octroi de crédits à la recherche française.

23 mars
Le CNRS décide de ne pas soutenir 'psycho', revue de psychanalyse

12 avril
Dr Cavaillon Secrétaire gal de la Santé, Min de la santé publique et de la population à dir. CNRS. Accord pour un service national (recherche fondamentale) piloté par le CNRS. Oui à projet de taxe de 10% sur les médicaments pour financer recherche en laboratoires (mais blocage immédiat cause pol. controle des prix du Gvrt.). Note pour le min santé publique sur la constitution d'un corps de chercheurs médicaux et de collaborateurs techniques. Au cours de l'année 1946 des conversations ont eu lieu entre le directeur du CNRS un représentant des finances (Mr de Grièges), le dir gal de la Santé et le dir de l'Institut National d'Hygiène. Il a été décidé que toute l'organisation et le financement de la recherche scientifique médicale seraient transférés à l'INH. Le Comité directeur de médecine du CNRS a été transformé en comité directeur de médecine expérimentale et les crédits affectés aux chercheurs médicaux du CNRS doivent être passés à l'INH dès l'entrée en vigueur du budget 1947.

16 avril
Terroine à mme Mineur. Pour mandater Fromageot et Rapkine délégués du CNRS en G-B pour étudier les procédes de fabrication de la pénicilline

23 avril
Terroine, note aux meuniers contre la fabrication de pain blanc (amande farineuse), la vitamine B1 est dans l'enveloppe (scutellum). Préconise la fabrication de pain calcique.

4 mai
Commission des antibiotiques.
Exposé Ungar : en mars, deux industriels sont envoyés par Nitti à Londres voir Raistrick. Mais les brits. ne veulent traiter qu'avec le Gouvernement français. D'autres part, point capital, les brits. ne veulent pas céder les brevets de fabrication de la panicilline (d'origine US) en culture profonde. En fait le problème est celui des souches (susceptibles de marcher en profondeur). Ungar propose des recherches en France. Broch dit qu'on n'a pas assez de cuves. Lwoff pense que la question des souches est plus importante que l'aération, se propose de voir avec Ephrussi lors d'une mission prévue aux States à l'été. La question est trop importante pour qu'on reste à la remorque de l'étranger. Ephrussi et Lwoff proposent de mettre des ingénieurs sur les cuves tout en lançant la sélection de souches Teissier leur demande de s'occuper de la question. Lwoff propose de réaliser les tests d'activité de la pénicilline à l'ENS. Wurmser propose un appareil importé d'amérique pour dessiquer la pénicilline. Aubel propose d'installer au Boucher unité fabrication de la subtilisine . Terroine signale que la clytocibine est accueillie au centre Cabanel par Broch.

23 mai
Création de la société des produits biochimiques (S P B C)

24 mai
Note Naegelin. Création d'un Service nationale de recherches thérapeutiques confié au CNRS (lettre Dr Cavaillon au dir gen de la Santé pour lui suggérer d'affecter une taxe de 10% (dont la moitié laissée aux fabricants) sur les médicaments au profit de la recherche.

18 juin
Note Terroine à Teissier à propos de m. Lessiau, un chercheur du labo Machebœuf à l'I. Pasteur qui aurait travaillé sur culture de pénicillium. Pasteur ne réussissant pas à doser les cultures, F. Nitti lui aurait interdit de continuer dans cette voie pour ne pas déconsidérer l'Institut

20 juin
Commission des antibiotiques.
Exposé du cdt. Broch, il est d'une nécessité absolue de réaliser en France la production de la pénicilline d'état pour de multiples raisons, indépendance de la production étrangère, l'intérêt est tel qu'il dépasse les considérations économiques sur le prix de revient. Question d'indépendance nationale (poudrerie de Ripault) négliger les considérations de cout. Ne pas adopter procédé de culture en surface, actuellement développé par le Centre Cabanel (abandonné par Welcome en G-B) c'est ce que nous conseillent les brits.
en attendant elle peut en acquérie aux States à des conditions économiques plus favorables (40 francs les 100 000 unités) que ne le permettront avant longtemps les fabrications d'Etat.
Projet d'usine pour démarrage produciton en avril 1947 (sur modèle usine de Liverpool)
Prévoir des labos :
- préciser méthode de controle thérapeutique des antibiotiques
- poursuivre la recherche sur les autres antibiotiques que la pénicilline, subtilysine, clytocibine, streptomycine...

4 juillet
Exposé Terroine : le min de l'armement a maintenu la décision de conserver le procédé de fabrication en surface (mais le chef du cabinet du ministre Quénec a promis des crédits pour la fabrication en profondeur)
Wurmser, Pruvost, Fromageot s'opposent à un conseil qui maintiendrait le principe de la culture en surface. Déclinent toute responsabilité en cas d'échec économique ou thérapeutique. Le cdt Bouissou dit qu'il a à peine les moyens nécessaires pour faire les cultures en surface. Wurmser signale qu'avant longtemps que seule la pénicilline de culture en profondeurs sera habilitée à usage thérapeutique
Le cel Fauveau va à Liverpool visiter l'usine anglaise

10 novembre
Création par E. F. Terroine du Centre national d’études et de recherche sur la nutrition et l’alimentation (CNERNA)

19 novembre
Le directeur de la Fondation Foch (Bd Raspail à Paris), H. Gounelle transmet son R.A. au CNRS. Il s’agit d’un important centre de recherches sur la nutrition qui travaille avec Terroine, fondé à l'initiative de la Fondation Rockefeller (le 15 décembre 1940). Gounelle a publié sur les œdèmes des carences alimentaires et sur l'état de dénutrition des déportés à leur retour des camps). « Au point de vue théorique et pratique il importe de ne pas laisser passer la prédiode exceptionnelle que nous traversons sans recueillir les documents permettant plus tard de mieux juger. On ne fait d'ailleurs que ratraper le retard dont souffre notre pays ou ce type de recherches est largement utilisé actuellement pour l'alimentation rationnelle des armées en campagne et des populations civiles ». Il est prévu de ramener le laboratoire de la fondation Foch au Val de Grace.


1947

Budget prévisionnel 1947, chap. 32/34, en MF courants

Etudes scientifiques de l'homme 0.10
Morphologie expérimentale 0.25
Nutrition 1.00
Labo physio respiration (fac méd, projet) 1.80

(sur un budget total ttes. disciplines confondues de 40 MF (15.9 matériel, 24.85 personnel)


15 février
Création de l'Institut de recherche scientifique sur le cancer (IRSC, Pr. C. Oberling, Mlle Le Breton)

Ouverture du laboratoire de biochimie de la nutrition (Jacquot à Meudon-Bellevue)

Avril
Note pour Mr. le Ministre de la Santé publique sur la constitution d'un corps de chercheurs médicaux et de collaborateurs techniques…/ Il a été décidé que toute l'organisation et le financement de la recherche scientifique médicale seraient transférés à l'INH. Le Comité Directeur de Médecine du CNRS a été transformé en Comité directeur de médecine expérimentale et les crédits affectés aux chercherus médicaux du CNRS doivent être passés à l'INH dès l'entrée en vigueur du budget de 1947". Le décret du 8 avril 1947 crée un corps de chercheurs, aligné sur hiérarchie du CNRS (art.3). /L284/

Rapport préliminaire des travaux de la Commission interministérielle de la recherche. La commission se divisait en 12 groupes, dont un sur les recherches médicales et thérapeutiques (pdt. pr. E. Terroine). Constat du manque d'organisation et du faible développement de la recherche technique et des recherches médicales dans notre pays. Aux Etats-Unis, un budget de 500 MF pour la rec. med., en France une trentaine de MF (Note et Etude doc n°608, 25.04.47, la Doc Fçse, ‘le CNRS’)

‘Sur un oubli dans le plan Monnet’, Comité d'action pour la défense de la recherche scientifique et de l'enseignement scientifique. "Au point de vue psychologique, la carrière de chercheur et de technicien n'a pas en France l'auréole romantique qui l'entoure aux E-U ou en URSS. Il n'existe guère chez nous cette mystique de la découverte qui attire tant de jeunes gens dans les laboratoires de ces pays. Ni l'enseignement secondaire, ni même l'enseignement supérieur, ne sont organisés pour le créer. Habitué à des exposés trop cartésiens de chapitres momentanéments achevés et morts de la science, l'étudiant ne voit guère comment il pourrait, lui, faire avancer nos connaissances. Et nous voici ramené au problème : préparation insuffisante des chercheurs débutants. Les programmes de l'Enseignement supérieur ont été établis vers 1900 et à peine révisés depuis, or depuis 35 ans nous assistons à un développement explosif de la science... ». Signataires du texte, pour l’. Pasteur : J. Trefouël, R Dujarric de la Rivière, C Abt, Beraud, P Brechot, Brety, Delsey, G Dumas, P Giroud, , P Grabar, M Guillaumie, R Laborte, A Lepine, Lemoigne, J Levaditi, A et M. Lwoff, Macheboeuf, P. Mollaret, J. Monod, P. Nicolle, J Houdin, D Prevot, L Rapkine, J Vieuchange. Pour la fac de médecine de Paris : Binet (doyen), E Brumpt, C Champy, H Galliard, P Castinel, G Lavier, A Lemaire, R Leroux, P Moulonguet, E Olivier, J Verne. Etc.

21 juillet
Création du Centre d'étude de physiologie nerveuse et d'électro-physiologie (Alfred Fessard, Coll de France)

25 novembre
Création du laboratoire de chimiothérapie et de pharmacodynamie (Jeanne Levy, Bianca Tchoubar). Travaux sur les neuroleptiques (Bentyl).


1948

Lettre A. Lwoff à propos de la collection nationale des protistes (protozoaires), créée par arrété du 5 janvier 1948 (dir. Edouard Chatton). Ensemble transféré au labo de zoologie du muséum.


1949

Budget matériel prévu pour la recherche médicale : I. du Cancer (Oberling), 15 000 F, CNERNA, 3000 F, I. de biométrie humaine, 500 F.

7 janvier
Réunion de la commission de l'organisation des colloques (Terroine, Bauer, Coulomb, Ephrussi, Laffitte, Lwoff, Rivière, Wurmser).
Lwoff s'enquiert de ce qui est prévu en endocrinologie sexuelle. Ephrussi dit que le projet initial est abandonné, le troisième colloque serait "morphogénèse chez les animaux et les plantes".Au point de vue Physiologie, Wurmser interrogé se dit mal informé. Il demande en réponse à Lwoff s'il n'est pas prévu un débat concernant les enzymes. Non dit Terroine. Il envisage alors une réunion sur la fermentation et la respiration, sujets cher au laboratoire Aubel et pense que Fromageot s'en chargerait. Lwoff souligne l'intéret du sujet qui peut s'attacher à certains aspects du métabolisme microbien. Il existe des travaux en France dit Wurmser. Wurmser s'intéresserait volontier aux applications de la mécanique quantique en biologie, mais il y a peu de spécialistes en France, de plus ils ne sont pas d'accord.. Un colloque sur la photosynthèse? Ephrussi observe que si les personnalités françaises font défaut, un colloque va à l'encontre du but. Wurmser consultera Lwoff, Aubel et Fromageot pour colloque sur la respiration. (pas mal de travaux sont déjà prêts en France). E. Bauer demande s'il n'est pas un peu prématuré de traiter de la chimie théorique appliquée à la biologie. Dans ce domaine, les français sont des personnalités modestes, Maguy, Pulmann, Daudel. Selon Wurmser, Delbruck et Stern ont beaucoup à dire dans une discussion sur la théorie des enzymes, mais la contribution française est assez pauvre et périmée. Wurmser choisirait volontiers un sujet sur les enzymes adaptatifs. Lwoff objecte que le spécialiste, Monod, a déjà été mis à contribution, il semblerait plus intéressant de se tourner vers la biosynthèse. Dans le domaine de la pharmacodynamie, Terroine transmet la proposition à Jeanne Lévy d'un colloque sur les anesthésiques et les analgésiques, mais limitée aux aspects scientifiques des protéïnes, à l'exclusion des utilisateurs... /80 284 l 148-5/

11 mai
Ouverture de la station centrale d'ultracentrifugation de Institut de Biologie Physico chimique grâce à l’achat d’une centrifugeuse Spinco commandée aux Etats-Unis (Wurmser)

1950

Février
Rapport scientifique du Bureau CNRS de Londres. Créé en 1920 le MRC avait en 1948, un budget de 1,1 million de £, soit, 1,2 milliard de francs (le budget total du CNRS: un milliard). Reçoit en plus des subventions Rockefeller. Le MRC chercheurs aux techniques nouvelles: spectrographie de masse, électrophorèse, etc.

11 février
L. Bugnard à doyen Chatelet à propos des élections au Comité national. « Mon nom ne figure pas sur les listes alors que je suis inscrit dans groupe ‘médecine’ du CNRS. Je suis directeur de l’ INH, c'est la raison pour laquelle j'ai demandé à etre classé dans le groupe médecine où je pensais pouvoir rendre des services en assurant une collaboration efficace entre le CNRS et l'INH. Je suis d'autant plus frappé que j'appartiens depuis 1938 au Comité de médecine expérimentale du CNRS ». Réponse Chatelet désolé de cette omission, « il importe en effet à mon avis que des rapports beaucoup plus étoits que par le passé existent entre les divers organismes et le CNRS ».

11 juin
Décret 49-7721 réorganisation le Comité national de la recherche scientifique en 31 sections (section 19 : Pathologie expérimentale, pharmacodynamique et thérapeutique expérimentale)

Juin
Préparation du Plan quinquennal du CNRS. Note Gaston Dupouy (nouveau dir. CNRS) : « le budget du Medical Research Council britannique est dix fois supérieur à celui de l'Institut National d’Hygiène. En zone d’occupation française en Allemagne, la recherche reçoit trois milliards de F, supérieur à la somme affectée en France aux mêmes buts ». Se réjouit des liens INH-CNRS qui a conduit le directeur de l'institut à être élu président du comité de médecine du CNRS, et à entrer à son Directoire comme suppléant (840284-101).

10 septembre
R Debré à L. Bugnard , « je reçois une lettre du directeur du CNRS qui m'impressionne beaucoup. Il s’agit de l’établissement d'un plan de cinq ans dans cet organisme. Je ne sais que répondre. Concerne t'elle la pédiatrie, la médecine expérimentale, la médecine en général? Ne faudrait-il pas coordonner nos suggestions ? ».


1951-55

17 mai 1951
Convention CNRS-I. Pasteur pour la création d'un centre de recherches sur les virus (inscrit au plan quinquennal du CNRS) Prof. J. Lépine, première convention passée entre les deux organismes. Bugnard soutient le projet et rappelle le partage des compétences : au CNRS la recherche fondamentale, à l'INH la recherche clinique.

15 juin 1953
Bugnard (INH) à CNRS: l'aide du CNRS est surtout individuelle. Il faudrait des groupes plus stables. Trois domaines à privilégier: les radiations, l'électro-physiologie et les virus.
Note du pr. L. Pasteur Valléry Radot, plaidoyer pour un centre d'études sur l'allergie (B. Halpern).

20 décembre1954
L Bugnard à G. Champetier (Dir. Adjoint du CNRS), « Pourquoi la disposition prévue par le Commissariat général au Plan pour le financement de l'INH par une taxe sur les médicaments a-t-elle disparu? »

Janvier 1955
B. Halpern à G. Dupouy. Demande d’un colloque sur le système réticulo-endothélial. Le CNRS répond que la section Pathologie expérimentale, pharmacodynamique et thérapeutique expérimentale n’a pas statué.

Juillet 1955
Colloque Fessard à Gif sur Yvette, la microphysiologie

Rapports d’activité des laboratoires
(AN 94-035)
Centre d'études de physiologie nerveuse et d'électrophysiologie (dir. A. Fessard). Installation d'un laboratoire d'histologie à l'Institut Marey. Thèse sur les propriétés du lobe optique des vertébrés. El. ectromyographie des muscles de l'homme dans le cas des réflexes tandinaux. Réalisation de micro-électrodes, étude de la torpille, isolement de la réaction d'une seule cellule au cours du réfelxe provoquant la chécharge électrique. Réflexes tandineux chez l'homme, fonctionement des voies optiques, microélectrodes implantée dans un neurone chez le chat, activation de l'écorce cérébrale du chat. Etude des mouvements réflexes de la rumination.
Institut de recherches scientifiques sur le Cancer (C. Oberling). Les travaux de surélévation et d'installation du batiment des laboratoires ainsi que la construction du pavillon des animaux sont terminés. Variation des stgructures basophiles des cellules glandulaires, état rubanné du nucléole, intervention d'un facteur alimentaire dans la transformation d'un myélome du rat leucémique, microscopie électronique. L'institut assure la liaison avec les centres anticancéreux notamment celui de Villejuif, logé dans le même groupe de batiments. Biomorphologie: role des virus dans la genèse des tumeurs. Physiologie cellulaire, hépatome expérimental du rat induit par le jaune de beurre. Isolemement des noyaux cellulaires. Le microcope électronique RCA récemment acquis permet l’observation de la structure glandulaire des cellules des ganglions lymphatiques.
CNERNA (E. Terroine). Officialisation du résultat de l'enquête de la commission des méthodes analytiques du lait. La réunion annuelle d'étude a porté sur nutrition et fonctions de la reproduction. Commission digestion des ruminants. Création commission pathologie physiologie, chimie et cytologie des foies gras. Elle intéresse un public évidemmnet plus restreint et plus médical que ne l'ont fait les années précédentes le "pain", les "corps gras", etc. et que ne le feront en décembre les problèmes de la volaille et de l'œuf. Lancement d’enquêtes sur le lait stérilisé, l’alimentation en Algérie (RA 53/54).
Laboratoire de physiologie de la nutrition (L. Randoin). Effet des carences alimentaires. Facultés anabolisantes des femelles gestantes: effets de la gestation , rétention d'azote, définition du besoin nutritif de la femelle gravide. Action d'épargne des antibiotiques pour quelques vitamines du groupe A. Etude d' l'appartion de malformations embryonnaires chez le rat, action de catalyseurs (cuprothiamine), utilisation du calcium au cours de la lactation (RA 53/54)
Laboratoire de biochimie de la nutrition (Jacquot). Aspects ntritionnels de la gestation, signification du rôle nutritionnel des antibiotiques, études de la carence en biotine, effets du cholestérol (RA 53/54)
Centre d'études scientifiques de l'homme (C. Soula). Etude des corrélations fonctionnelles portant sur 1000 sujets. Etat de la jeune génération (20-22 ans) : rôle des influences sociales et professionnelles sur l'état physique. Physiologie du travail, physiologie musculaire, mouvement volontaire, enregistrement, détection piezoélectrique. Le Laboratoire de physiologie du travail sert de conseil à GDF et EDF.
Service des Brevets (Volkringer). Accord avec la société financière de placements du Luxembourg pour l'expoloitation de produits chimiques susceptibles d'applications en médecine humaine et vétérinaire. L'Esprit, un appareil pour l'exploitation endoscopique.


1956 - 57

24 juin 1956
Laugier, mémorendum au S. d’Etat à la recherche. « Dans un domaine très étudié à travers le monde, les antibiotiques, la France est scandaleusement en retard. A part quelques chercheurs à Pasteur, toute la recherche est entre les mains de l'industrie des produits pharmaceutiques ». Relance idée d'un Institut International de recherche médicale à Paris, composé de trois grands départements: cerveau, cancer, antibiotiques. Prévoir un budget d'équipement de 500MF.

24 octobre 1956
Dr. Candiotti à C. Oberling, à propos inauguration de la nouvelle section du service de microscopie électronique créée grace au soutien du CNRS et de la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN).

24 octobre 1956
A propos du colloque de Caen. Note du pr. Schmitt à pr. R. Debré à propos de la pharmacologie. Le CNRS a fait de louables efforts (labos Lévy, Janot à Gif), mais il est maintenant nécessaire de créer labos dans les centres hospitaliers.

1 octobre 1957
Bugner à Volkringer (dir. Service des brevets du CNRS) pour transmettre une demande de renseignement de l'Ambassade d'Italie sur les effets du ‘Stalinon’ (affaire déclanchée en 1954)

Rapports d’activité des laboratoires
(AN 94-035)
Institut de recherches scientifiques sur le cancer (C. Oberling, Villejuif). Services de bio morphologie (études des virus cancérigènes). Département de physiologie et biochimie cellulaire (Mme Harel, P May, M Charlot, Mlle Jacob, M Clément, Frayssinet, Szabo).
Laboratoire de biochimie de la nutrition (dir M. Jacquot, EPHE). Nutrition et gestation, rôle nutritionel des antibiotiques (dr. C. Calet, synthèse des vitamines chez les ruminants (A. Rerat), physiologie des vitamines B (Th. Terroine), métabolisme du tryptophane (F Charconnet), métabolisme lipidique (G et J Clément), transfert des vitamines B de la poule à l'œuf, nutrition de la drosophile, nutrition appliquée (protides de l'Afrique noire).
Laboratoire de physiologie de la nutrition (Mme L Randoin, Ac de méd.). Influence de la vitaminose maternelle sur le développement de l'embryon, étude biochimiques et physiologiques de l'acide ascorbique et des facteurs vitaminiques C2, étude des propriétés physiologiques des glucides.
Centre d'Etudes de physiologie nerveuse de d'électrophysiologie (Fessard Coll de Fce, sous dir P. Buser fac sc Paris). Physiologie cérébrale, biophysique de l'électrogenèse (décharge du poisson torpille), microphysiologie des cellules ganglionnaires
Centre d'Etudes scientifiques de l'homme (Soula). Physiologie du travail, oxymétrie, technique de mesure des échanges gazeux, recherches sur la fatique, bio-chimie de la fatique musculaire, fonctions visuelles et fatigue, etc.
Laboratoire de biométrie (H. Laugier). Liaison entre le nombre d'enfants dans une famille et les résultats de tests mentaux


1958

30 avril
Bugnard à doyen Morin. Il est surpris d'apprendre que le CNRS a décidé la création d'un centre de recherches de neurophysiologie pour Henri Gastaud à Marseille. « Je ne comprend pas très bien dans ces conditions comment l'INH a été sollicité de son coté pour créer l'unité de Gastaud. Il me semble qu'il y a la un manque de coordination que l'on ne manquera pas de nous repprocher. Bugnard à Gastaud « J'ai été très étonné d'apprendre hier qu’en même temps que vous aviez obtenu la création d'une unité de recherche INH vous aviez fait une demande analogue au CNRS, avec le même succès. Je que vous puissiez me dire exactement comment seront réparties vos activités entre les deux organismes, question qui me cause assez d'ennuis ».

1959

2 juin
Commission de reforme administrative, Rapport n°4 (Education nationale) /Fonds DGRST liasses 660 à 662/ Suggestion de fondre l’Institut national d’hygiène (INH) au sein du CNRS. /Fonds DGRST liasses 660 à 662/
La commission dénonce les couts de fonctionnement exagérés de l’INH. Frais d'administration: 70 MF (soit 14% du budget alors qu’il n’est que de 2% dans le budget du CNRS) et le problème des chercheurs. Ainsi, sur les 350 chercheurs passés à l'INH de 1946 à 1955, 300 étaient des médecins qui ensuite passés à l’Enseignement supérieur et à la mécecine de ville, car l’Institut, contrairement au CNRS, admet le cumul avec des rémunérations hospitalières, mais pas en médecine privée. D'ou de nombreuses fraudes. Ainsi, une enquête effectuée auprès des directions départementales des contributions directes révèle que le tiers des chercheurs INH, ont une clientèle privée (cite le cas de Minkowski, du pr. Ribstein qui tire 3MF de la gestion de la Clinique Sophas à Nïmes). "Un tiers de ces chercheurs consacrent le plus clair de leur temps non point à la recherche, mais à l'exercice pur et simple de la médecine". En outre, l’INH est victime de la petite taille de ses unités de recherche, d’ou des difficultés de coordinations, pas de possibilités d'économies d'échelles pour l'achat de matériel. La commission souhaite donc le rattachement de la recherche fondamentale au CNRS, une mesure d'autant plus facile à prendre que le Directeur de l'INH (Bugnard) est également président de la commission de médecine du CNRS. En cas de suppression de l'INH, la récupération de son siège social rue Louis Bonnat dans le 16ème ardt. de Paris, permettrait une économie de 100 MF au profit de la recherche médicale.

23 juillet
Min. de la santé. La propositions de la commission est innacceptables. Le ministère ne saurait admettre de renoncer à son autorité sur la recherche médicale. Cette proposition est fondée sur une vision fausse: la recherche medicale appliquée ne peut se cantonner au laboratoire. Elle nécessite l'accès constant du médecin au lit du malade. D'autre part, les recommendations du CCRST préconisent la création d'un Fonds de la recherche, mais elles laissent subsister le responsabilité de chaque ministère dans son domaine propre. Au CNRS, la recherche fondamentale, à l'INH, la recherche appliquée. Si on veut rassembler l’une et l’autre le min. de la Santé propose d'envisager, afin d’éviter d'éventuels doubles emplois, le rattachement à l'INH de la section médicale du CNRS. Enfin, est ce le moment de réduire de 100 MF le budget de la recherche médicale française, compte tenu du retard de notre pays dans ce domaine ? La Santé est d’accord pour exiger médecins chercheurs INH, un certificat de non imposition au titre des bénéfices non commerciaux.

7 aout
Note du min. Education nationale (DES). D’accord si d'accord si le budget INH imputé au titre du min Santé est reversé au CNRS.

Septembre
Note du Service d'Etudes Economiques et Financières du Min Fin transmise au CNRS. « La recherche médicale fondamentale peut être rattachée au CNRS, c'est une science de laboratoire qui n'a que de très lointains rapports avec les soins à donner aux malades. Quant au service des enquêtes statistiques, cela ne justifie pas un établissement public autonome et pourrait être rattaché à la Santé » (20.09).
Avis de la DGRST. « Certes l’ INH n'a pas atteint taille normale, mais il ne serait pas plus logique de le faire absorber par le CNRS, que l'INRA par exemple. La DGRST reconnaît la responsabilité de fraudes dans le manque efficience de la recherche médicale due à la sous administration de l'INH. Il est donc nécessaire de développer la coordination de ces recherche. Par exemple, il devrait y avoir un accord de coopération entre l'INH et le ministère de l’Education nationale, qui réserve un budget de 30 MF pour la recherche médicale ».


1960-64

1960
Réorganisation du Comité national qui comporte désormais 32 sections, dont la section 19 ‘Pathologie expérimentale, pharmacodynamique et thérapeutique expérimentale’

Janvier 1961
Fermeture du Laboratoire de physiologie de la nutrition. Notice nécro de Lucien Randoin in ‘La presse médicale’ (n°54, 3 déc. 1960)

Juin 1961
Les commissions de Physiologie et de Biologie cellulaire du Comité national dénonce la risque que la réforme hospitalo universitaire de 1958 et l’organisation trop laxiste des cumuls font courir à la recherche fondamentale, au risque de décourager les chercheurs de faire carrière dans ces disciplines. /L108/

1963
Installation du Laboratoire d'immunologie des leucémies" (CNRS LA 47) au Centre Georges Hayem de l’hôpital Saint-Louis. (Dir J. Bernard, vingt chercheurs dont six CNRS, M. Boiron, J. Dausset, Ch. Larsen, Pr. J.C. Leclerc, J.P. Lévy, J. Péries).

1964
Publication du décret du 18 juillet 1964 qui crée l’INSERM sous la tutelle du min. de la Santé.
Commission CNRS pour le suivi de la mise en place de l’INSERM (R. Debré, J. Bernard, P. Drach). Le projet d’INSERM répond à l’éparpillement de la recherche médicale au CNRS. On devra aboutir au partage théorique suivant : à l’INSERM la recherche clinique, au CNRS la recherche fondamentale.


1965

5 juin
Le professeur R. Debré intervient au conseil d’administration du CNRS pour exprimer le souhait que le CNRS puisse faire appel à des compétences externes, savants étrangers au courant des développements de la science dans le monde, etc.

5 juillet
A propos subvention CNRS de 700 000 F à l'I. Pasteur, P. Jacquinot (DG CNRS) rappelle au conseil d’administration les liens entre les deux organismes. Sur 49 équipes de l’I. Pasteur, 14 sont dirigées par des chercheurs CNRS. En outre, 72 chercheurs et 83 techniciens CNRS travaillent à l'Institut. La contribution totale du CNRS à Pasteur s’élève à 4 MF.


1966

31 mars
Décrêt portant réforme du CNRS : création des départements scientifiques, création du dispositif de laboratoires associés. En tant que directeur du nouveau departement scientifique de Chimie au CNRS, F. Gallais demande qu'on lui rattache la médecine. « Je n'ai jamais obtenu qu'on définisse clairement le rôle respectif du CNRS et de l'INSERM en matière de recherche médicale, ce dont il résulte des empiètements regrettables. Il est clair que la recherche clinique doit aller à l'INSERM et la biologie moleculaire au CNRS ».


1967

Le découpage du Comité national ne relève plus désormais que d'un arrété d'administration publique. La direction du CNRS ayant été ventilée en six départements scientifiques, le département des sciences de la vie (C. Lévi) se voit attribuer les sections suivantes :
17 Biologie cellulaire
18 Biologie et physiologie végétale
19 Biologie animale
20 Physiologie
21 Psychophysiologie et psychologie
22 Pathologie expérimentale et pharmacodynamie


1968

12 janvier
A. Lwoff nommé directeur de l'Institut du Cancer (Villejuif), retraite de Mlle Le Breton. Protestation de Mathé au Directoire du CNRS contre le fait de nommer un non-cancérologue,même pas médecin (erreur, Lwoff est docteur en médecine, NDE) à la tête de l’IRSC.

1969

8 octobre
Mathé au comité consultatif du CNRS, « les ATP (Actions thématiques programmées) doivent pouvoir servir à des créations de labos ».

Laboratoires propres du CNRS dans le domaine de la médecine
Centre de biochimie et de biologie moléculaire (P Desnuelle, Marseille)
Institut de biologie moléculaire (R Dedonder, Paris)
Laboratoire de biométrie humaine (E. Schreider)
Institut de recherche scientifique sur le cancer (A. Lwoff)
Institut d'embryologie et de tératologie expérimentale (Nogent, E. Wolff)
Laboratoire de microscopie électronique appliquée à la biologie (Paris, R. Couteaux)
Insitut de neurophysiologie et de psychophysiologie (Marseille, J. Paillard)
Centre de recherches sur la nutrition (Bellevue, R. Jacquot)
CNERNA (Terroine)
Centre d'étude de physiologie nerveuse (A. Fessard)
Laboratoire de physiologie du travail (J. Scherrer)
Centre d'études des techniques chirurgicales (F. Caujolle)

Recherche coopératives sur programmes de la section ‘pathologie expérimentale’
Centrifugation analytique (R. Cohen)
Neurotoxines des venins (S. Lissitzky)
Antigénicité du tissu artériel (L. Scebat)
Relations entre le virus de la drosophile et les virus du groupe de la rage (L'Héritier)
Métabolisme et mode d'action des hormones (Mme L. Cédard)
Biologie des forets équatoriales (P. Grassé)
Etudes chromosomiques et pathologie humaine (J. Lejeune)
Stimulations antigénétiques multiples (P. Liacoupoulos)
Mécanisme de l'information visuelle (Y. Legrand)
Pathologie de la grossesse (G. Mayer)

Laboratoires associés
Labo de biophysique (M. Berger)
Immunologie des leucémies (J. Bernard)
Laboratoire René Leriche (R. Fontaine)
Labo de recherche sur la greffe du rein (J. Hamburger)
Recherches de chirurgie thoracique (J. Mathey)
Labo de chrirurgie expérimentale (R. Merle d'Aubigné)

Equipes de recherches associées
Recherches odonto-stomatologiques (R. Franck)
Métabolisme et encéphalopathies (B. Gaudier)
Pathologie chromosomique humaine (J. Lejeune)
Labo des isotopes (G. Milhaud)
Labo de rech sur l'hypertension artérielle (P. Milliez)
Labo de pharmacologie vasculaire et rénale (J. Schwartz)
Immuno pathologie expérimantale (A. Voisin)
Institut d'hématologie (R. Waitz)
Service de physio-pathologie cellulaire (R. Robineaux)

Comité national - Section 20, physiologie
LP (laboratoire propre) de physiologie respiratoire créé Vème Plan à Strasbourg (Dejours)
ERA (équipe de recherche associée) 186 physiologie sensorielle Lyon Chanel
ERA 187 dévelop syst nerveux des mamif Montpellier Marty
ERA 188 physio du panoréas Mialhe Strasbourg
ERA 189 thermorégulation Lyon Chatonnet
Recherches coopératives sur programmes (RCP)
RCP 201 étude du débit sanguin Mlle Planiol
RCP 206 neurones Jouvet
Physiologie cellulaire, endocrinologie, physiologie de la reproduction (labo histologie fac méd Bordeaux) , pharmacodynamie (LA 91 Montpellier), physio de la nutrition, physio respiratoire (labo fac med Lyon), physiologie cardio-vasculaire (LA 89, cent etud des techniques chirurgicales Hôpital Broussais, Paris), physiologie rénale, physiologie écologique, neurophysiologie (Marseille, Paillard), physiologie du travail

Comité national - Section 22 Pathologie expérimentale et pharmacodynamique
Charles Gernez-Rieux, dir I. Pasteur Lille, 266 chercheurs sur total de 5323
Biochimie pathologique, labo biochimie médical fac sc Marseille, labo de rec biochimique, Paris, labo de biochimie du tissu conjonctif, Paris, Unité enzymologique médialce, CHU Necker, labo chim biologique fac méd Lyon, labo microscopie électronique, Salpétrière, centre d'hémotypologie de Toulouse, Institut de pathologie moléculaire, CHU Cochin
Cancérologie Institut de cancérologie et d'immuno-génétique, Villejuif Labo de biophysique fac méd Nancy, ER CNRS de l'Institut G. Roussy.
Endocrinologie Labo génétique de la Fondation Curie, labo de neurophysio de Bordeaux, ER hématologie Orléans, labo des radioisotopes Necker, UR métabolisme moléculaire Bicêtre
Pédiatrie et génétique, ERA 47 Paris UR génétique médicale Paris, GR Hépatologie infantile, Paris, UR maladies du métabolisme chez l'enfant, Paris.
Immunologie IP Garches immuno génétique, Institut d'immuno-biologie, Broussais, immunologie cellulaire Instit de rec sur le cancer de Villejuif.
Hématologie, immunologie du cancer, Instit de rech sur les leucémies, Saint Louis, Labo central Hop Beaujon, service d'hémato de l'hop franco musulman de Bobigny, centre regionnal de transfusion sanguine, Saint Antoine
Neurologie UR de rech biologiques néonatales Paris, labo d'électro encéphalo Broussais Paris
d° Lyon, Labo de physio et psycho neurochirurgicales EPHE, labo pharmacodynamie fac méd Lyon, d° Paris, I. Pasteur, labo de physiologie appliquée à la pharmaco fac méd Toulouse, Institut de pharmacologie, fac méd Paris, Unité de neuro pharmaco du Coll de Fce.
Rhumatologie, labo d'enzymologie de l'Hopital des enfants malades, Labo d'exploration par les isotopes Cochin
Bactériologie et virologie, LA 36 IP Lille, ET et GR de l'I Gustave Roussy, Instit de rec cancer Villejuit, Labo Pasteur de l'Institut du radium à Orsay, Labo de pharmaco moléc G. Roussy


1970

Le Comité national comporte 41 Sections (Arrêté du 19 février 1970) dont onze en Sciences de la vie : (la scission de la recherche médicale en deux sections 23 et 24 ne semble avoir été effective qu’à partir de 1976)
18 Chimie organique, biologique et chimie thérapeutique
19 Physico-chimie des polymères et des molécules biologiques
20 Biochimie
21 Biologie cellulaire
22 Biologie des interactions cellulaires
23 Pathologie expérimentale et comparée
24 Thérapeutique expérimentale, pharmacologie
25 Physiologie
26 Psychophysiologie et psychologie
27 Biologie et physiologie végétales
28 Biologie animale
29 Ecologie


1971

Comité national - Section 23. pathologie exp. automne.
Président : M Delbarre
Débat général:
M. Gallais explique qu'il y a hausse du budget du CNRS mais des charges croissantes pour certaines activités (Institut de physique des particules, Réacteur à haut flux de neutrons de Grenoble) et des dépenses accrues de personnel. La recherche universitaire souffre plus que le CNRS des restrictions
Le cas de l'Institut de recherches scientifiques sur le cancer (IRSC) offre une bonne représentation du virage pris par le Comité national. Il s'agit d'un laboratoire prore installé en 1946 à l'hôpital de Villejuif et destiné à prendre la suite de l'institut fondé avant guerre par G. Roussy (C. Oberling). L'IRSC se développe dans les années 1950 pour apparaître comme un pôle français de l'oncovirologie. Mais des problèmes de succession des directeurs (C. Oberling, Mlle. Le Breton) se posent à la fin des années 1960 et l'institut est confié au pasteurien A. Lwoff, malgré les réticences de certains cliniciens qui s’étonnent de voir un biologiste, même prix Nobel, aux commandes d'un institut du cancérologie. Néanmoins, en 1971, lorsque la question de la succession de Lwoff se pose à son tour, un avis de reconduction est donné par le Comité national à l'IRSC
F. Gallais : fusion des deux Instituts du cancer: Institut de recherche scientifique sur le cancer (P. Grabar de l'Institut Pasteur) et Centre de Recherches sur la cellule normale et cancéreuse de Mlle Le Breton (Crozemarie). Evoque ses difficultés avec Mathé (sans le nommer). Difficultés succession Oberling. Refus de fusionner les animaleries (les chimpanzés)..

ATP Pharmacodynamie et Chimiothérapie: les fonds viennent des "autorisations de programme".
ATP Physiologie et Pathologie de l'Oeil: en cours de constitution.
ATP Physiologie et Pathologie du tissu calcifié: en cours de constitution.
ATP Action des hormones et des médiateurs au niveau cellulaire
ATP Physiologie oncologique.

Centre des toxicités de Toulouse: activité scientifique importante. Problème de la sucession du directeur actuel.
Centre d'études Bioclimatiques de Strasbourg: activité très satisfaisante. M Gallais souligne la possibilité d'utiliser cet institut comme un service, en particulier en ce qui concerne la physiologie du travail.
Centre de sélection des animaux (Orléans), pas assez de lignées sélectionnées (ex pas de hamster).
Institut de physiologie du travail: avis très favorable, c'est plus un institut de neurophysio.
Centre d'études des techniques chirurgicales: avis très favorable.
Centre d'hémotypologie de Toulouse: avis très favorable
Centre de Neurochimie de Strasbourg: Avis très favorable, manque de techniciens et crédits de fonctionnement insuffisants.
Institut de recherches scientifiques sur le cancer: Avis très favorable, pb avec succession de M Lwoff.

Comité national - Section 22. Physiologie.
La section doit dégager une philosophie générale de la physiologie et chercher à donner à celle-ci une image de marque. Elle doit jouer un rôle essentiel dans le recrutement et dans le contrôle de l'activité des chercheurs. Les moyens financiers de la section sont réduits. Il faut attacher un soin particulier pour ne maintenir au CNRS que les gens valables et determiner précocement si un attachéé sera digne de devenir chargé.


1972

Janvier
Les relations entre l’AP-HP et le CNRS, le cas Halpern /Entretien avec B. Halpern /le Courrier n°3/

Avril
A. Lwoff "Le cancer". La recherche sur le cancer est une chose trop sérieuse pour être confiée aux cancérologues. /Le Courrier du CNRS, n°4/.

29 juin
Directoire P.V.. Reconduction du Centre de recherches sur les toxicités de Toulouse (Prof. Paoletti). Il importe d'y faire participer l'INSERM. La France est en retard en matière de pharmacologie, manque de chercheurs. Il existe un Comité de coordination de la rec médicale ou siègent le CNRS et l'INSERM.

Comité national - Section 22. Physiologie.
Propositions de colloques:
Les phénomènes cycliques, structuraux et métaboliques et leus blocages chez les Eugléniens, notamment en culture synchrone, la Prédiction quantitative des effets physiologiques des ambiances thermiques, la physicochimie et la cristallographie des apatites d'interêt biologique, aspects moteurs du comportement et activités nerveuses programmées.
Revues éditées par le CNRS, Annales de la Nutrition et de l'Alimentation, Archives des Sciences Physiologiques. Subventions externes : Archives d'anatomie, de Microscopie et de Morphologie expérimentale, pas de subvention en 1972., Biotypologie, subvention légérement en hausse, Comptes-rendus de la Société de Biologie, subvention supprimée, Journal de la physiologie, reconduction de subvention antérieure et peut-être une subvention complémentaire en juin 1972.


1973

18-19 Janvier
Directoire, P.V. Morel : le problème de la pharmacologie, c'est l'isolement du à un mauvais découpage des sections du CN.

Mars
"L'Institut de Cancérologie et d'immunogénétique" G. Mathé. /Le Courrier n°7 /
Un LA CNRS couplé à INSERM et Association Claude Bernard de l'Assistance Publique (Bernard Halpern). "On a parfois opposé la recherche sur le cancer (la RF) à la recherche contre le cancer (RA)".

Equipe de recherche ‘Etude du conrôle de l'expression génétique et de la division cellulaire dans un système de cellules transformés par un virus oncogène’ (Montagnier, Inst. Pasteur). Relation génome proviral et céllulaire et contrôle de l'expression des gènes viraux Nature et rôle des modifications de la surface cellulaire dans la transformation viro-induite. Avis favorable.


1974

Comité national, section 22. physiologie
Le VII plan va être mis en place et la DGRST va envoyer une esquisse sur la programmation de ce plan pour la partie recherche. Un groupe "Sciences de la vie" être constitué avec trois sous-groupes santé, agriculture, et biologie. Opérations retenues en juin 1974 : Création d'un labo de physiologie sensorielle et neuro-comportementale en province (peut-être à Lyon). Extension des laboratoires de Gif et de Marseille par la création de départements de neurochimie. Financement de types d'équipement particuliers (blocs bioclimatiques, camionnettes-laboratoires) et de bureaux d'études techniques à la disposition de la communauté scientifique (biotélémétrie…)
Avis favorable de la section pour la réalisation par le SERDAV et l'ERA d'un film de 20 minutes intitulé "Reconstitution stéréologique des centres respiratoires" (Hugelin).
Souci des membres de la section sur la place de la physiologie des fonctions, inquiétude pour l'avenir de la recherche universitaire et questions sur le rôle du Comité National.
Réponse du Directeur: "la recherche fondamentale peut trouver sa place, à condition que le CNRS fasse l'effort de justification des contributions apportées aux applications par la recherche fondmentale. Si l'on veut être écouté par les instances gopuvernementales, il faut reconnaître que tous les universitaires ne font pas de la recherche. Le Comité National, vis-à-vis du public, doit défendre le rôle de la science, dont l'image de marque n'est pas très bonne actuellement. Il ne doit pas apparaître comme une groupe de pression défendant des intérêts catégoriels. Vis-à-vis de la direction du CNRS, le Comité National doit aider cette dernière à bâtir des choix défendables à l'extérieur; la discussion entre Comité National et Direction doit être franche et le Comité national doit savoir prendre ses responsabilités."
Laboratoires propres
Ils ont atteint un nombre à ne pas dépasser dans les Sciences de la Vie. Mention d'existence des E.R., G.R., L.A., E.R.A., R.C.P., G.I.S., aides individuelles renforcées ou Actions spécifiques qui sont autant de situations existant au CNRS. Les Laboratoires propres: il n'existe pas dans le milieu universitaire de possibilité de développement de la discipline, il faut constituer une formation de recherche massive, beaucoup plus grande qu'un laboratoire associé. Il faut soutenir la rechercvhe dans un milieu où la recherche n'est pas favorisée, ou protéger des noyaux de recherche parfois multiformes.

Le Laboratoire des Hormones Polypeptidiques est renouvelable au 1 janvier 1977, son renouvellement sera soumis au directoire en 1976, le DSDV (Berkaloffaloff) annonce qu'il envisage sa transformation en groupe de recherches.
Le Centre d'Etudes Bioclimatiques: volonté d'un encadrement plus important pour améliorer le rendement scientifique de ses équipements.
Centre de Recherches sur la Nutrition : nécessité d'une réflexion sur ses orientations.

ATP
Mécanisme d'action des hormones et médiateurs Physiologie et pathologie du tissu calcifié Physiologie et pathologie de l'oeil Physiologie écologique, puis Ecophysiologie comparée Génétique et développement d'un mammifère Pharmacodynamie et chimiothérapie Ontogenèse des processus psycl-hologiques .La part des ATP dans les crédits de formations atteint actuellement environ 30%, ce qui constitue un plafond à ne pas dépasser.


Comité national - Section 24 Pathologie expérimentale (printemps)
B. Grégory (DG CNRS) aborde la question de la place de la médecine au CNRS. Proposition de scission de la sect de médecine. Depuis que l'INSERM existe son existance pourrait être remise en question, mais pluridisciplinarité du CNRS (la médecine et phyisique, chimie, biologie, sociologie). Certainse sections créées il y a cinq ans étaient plus thémtiques que sectorielles, ex l'océanographie. La pharmacologie devrait être représentée au sein d'un comité thématique.
Le problème posé par la section de médecine est sa pléthore actuelle, 300 chercheurs, c'est trop. Grégory conclut en disant qu'il faudra découper la sect 24 en deux.La sect 24 remarque qu'elle n'est pas la section la plus nombreuse du CNRS, 300 chercheurs contre 360 en biologie cellulaire. Delbarre parle des difficultés pratiques de ce découpage. Milhaud insiste sur les avantages d'une section unique : c'est un traitement de faveur du aux besoins importants représentés par cette discipline : l'intéret porté par le CNRS à la médecine n'a rien à voir avec le découpage proposé. Mathieu "supplique" que la physiologie des relations ne soit pas coupé de la physiologie cellulaire. Bader pense que la seule justification du maintien de la médecine au CNRS est la création de nombreuses ATP (interidiscipl.) Favorable à deux sect de médecine au CNRS. Funck Brentano pas de division, préserver la vocation médicale spécifique au CNRS. Funck Brentaton et Milhaud sont contre la scission. Mathé se soucie des problèmes de l'environnement chimique (de la médecin) qui font qu'à l'heure actuelle la toxicologie est très insuffisamment développée. Peut être le comité thématique de pharmacologie pourra-t-il jouer le rôle demandé. Mathé propose "pathologie générale et comparée" et "pharmacologie et écologie chimique". La section estime que les avantages du maintien d'une section unique l'emportent sur les inconvénients, mais se rallie à la proposition Mathé. Motion "ayant pour but la connaissance ar tous les moyens multdisciplinaires offerts par le CNRS de l'organisme humain, de ses dérèglements, et des moyens de les pallier, la commission estime indispensable de rester une pour appréhender l'ensemble du problème".Mathé souligne les problèmes de l'environnement chimique qui font qu'à l'heure actuelle la toxicologie est insuffisamment développée. Evoque ATP Pharmaco, déjà quatre vingt demandes

( Automne)
Problème de la régionalisation (=INSERM) préparation d'une carte de France des labos pour 1980. Mathé demande que soient davantage étudiées les relations INSERM-CNRS, par exemple par la création d'un groupe de réflexion. Discussion sur le redécoupage du CN, le problème de la pharmacologie revient au centre du débat. Funck Brantation pense que la pharmaco doit être équitablement répartie entre les deux futures commissions. Proteste contre la "blocage" de la pharmaco dans une seule d'entre elles. Soutenu par certais mbs. de la commission qui demandent que l'on divise la 24 entre "fondamentalistes" et "cliniciens". Pour Mayniel, l'important est le développement de la pharmaco, qu'elle soit fondamentale ou appliquée.
Les ATP
Mécanisme d'action des hormones : Milhaud ne formule qu'un regret, elle a été assez peu médicale (elle relevait du domaine des fac. de sciences). Economie de la Santé: cpte rendu de Lhermitte.
Labo de pharmacologie et de toxicologie fondamentales. Milhaud fait un rapport très négatif sur le fonctionnement du labo dont le directeur (Paoletti) est défendu néanmoins par Mathé; Pour sauver une équipe Institut du radium (Rudali), la commission accepte un vote favorable étant entendu que le projet d'équipe de recherche sera présenté au DS hors classement.


1975

17 février
Comité des sciences de la vie
C. Paoletti soulève le pro blème des laboratoires que l'on ne ferme pas et qui sont donc maintenus, mais sans augmentation de leurs effectis: comment faire pour éviter un vieillissement de leurs corps de chercheurs? Lévi propose d'afficher certains thèmes ce qui permettrait aux sections de faire une politique cohérente, ex la physiologie sensorielle.
Les sections de biologie cellulaire, de biochimie et de pathologie expérimentale ont soutenu le lancement d'un grand laboratoire mixte (CNRS-INSERM) d'immunologie à Marseille Luminy (Fougereau, Delage, Kourilsky). Les procès verbaux des sessions d'automne montrent comment s'appréhende maintenant la recherche collective. La biologie cellulaire évoque : «l'activité scientifique de premier ordre du Centre de neurochimie de Mandel à Strasbourg», mais en revanche note que «la productivité scientifique de l'Institut de neurophysiologie et de psychologie de Marseille pourrait être améliorée». Le rapporteur mandaté auprès du Centre de toxicologie et de pharmacologie fondamentales se dit «frappé par l'enthousiasme du personnel dû à la reprise en main intelligente et efficace de C. Paoletti.

Juin
Directoire
"il y a en France 27 chercheurs pour 10 000 habitants contre 47 en Allemagne et 60 aux USA, mais eux ont atteint la saturation (croissance de 3% chez nous...). LP : il faut se poser la question de la finalité des LP. Curien a précisé la finalité des LP. Soutien à la rec. dans un milieu universitaire où la recherche n'est pas favorisée. Donner brièvement à une petite équipe les moyens de "décoller". Mais tout ceci ne doit pas être pérennisé. Notamment on doit se poser la question le LP peut il revenir au sein des formations du Comité national?
Labo d'étude des techniques chirurgicales. Berkaloff (DSDV) il n'est plus question de maintenir un LP qui nous ridiculise à l'extérieur. C'est l'heure de la vérité.
Labo de pharmaco et de toxicologie fondamentale, Loubatières déplore que trop de trop de gens se soient déclarés pharmacologues parce que la pharmacologie avait le vent en poupe. Il faudrait voir ce qu'est réellement la pharmacologie...
Centre d'études du système nerveux. Equipe Szabo a réussi à élever des poissons torpilles
Publication de l’ouvrage de Pierre Roubertoux "Genes et comportements. Analyse, génétique des comportements". les éditions Masson lui proposent d'abandonner ses droits d'auteur et de lui acorder en échange un "contrat". La commission donne un avis favorable à cette publication à condition que l’auteur refuse cette clause, si besoin est, intervention de la direction du C.N.R.S. auprès du syndicat de l'édition pour que ce genre de situation ne se reproduise pas.

Comité national section 22, biologie cell. Printemps
Propositions de colloques
"La biologie cellulaire des cellules hypothélamiques neurosecrétoires" présenté par J D Vincent U Bordeaux II, les neurones hypothalamiques possèdent à la fois les propriétés d'un neurone et celles d'une cellule endocrine, ils offrent un modèle privilégié pour l'étude de ces deux fonctions
"Mécanismes d'altération et de réparation du DNA, relations avec la mutagénèse et la concérolgénèse chimiques" P Daudel et Y Moule CNRS (club de cancérogénèse chimique fondé en mars 1973)
"Les hormones stéroidiennes et hypophysaires pendant la vie fœtale", J R Pasqualini CNRS
"L'assistance cardio respiratoire" J P Cachera CHU Henri Mondor. Résultats actuels au cours de l'infarctus aigu
"La formation des anticorps : synthèse cellulaire et controle génétique" Avrameas, Fougereau fac sc Marseille. Problème de la synthèse des anticorps.

Comité national, section 23, pathologie expérimentale (printemps)
Il y a afflux record de demande d'entrées dans le cadre des chercheurs. Protestation contre politique de restriction. Protestation de M. Benarous: la commission devrait faire ses propositions sur la seule valeur scientifique, et l'administration pourrait ajuster ensuite. Expérimentation d'un comité pour juger la carrière des chercheurs ayant des fonctions d'interêt général. Incendie du CHU st Antoine dans le labo du prof Milhaud, aide spéciale au labo.

Automne
Informations sur le 7° Plan fournies par le DSDV. Demande à la section d'essayer d'introduire de la recherche fondamentale telle qu'elle est pratiquée au CNRS. Benarous demande si les nouveaux accords de type Rhone Poulenc vont se multiplier. Réponse : l'intéret de l'accord réside dans la protection des labos et chercheurs du CNRS. Meyniel pense que ce type d'accord peut aider à supprimer de mauvaises habitudes. Berkaloffaloff : interrogation sur l'importance des troisièmes cycles? Le risque n'est il pas que la recherche médicale se fasse dans les facultés de sciences au détriment des fac de médecine? La recherche médicale ne peut se faire sans la fac de médecine, ce qui ne signifie pas qu'elle doive doive en avoir l'exclusivité.
Les labos de province : priorité de l'affichage. Berkaloff : il faut éviter la médiocratisation du recrutement, Berkaloff. est donc attaché à la liberté de recrutement pour les bons candidats. Budget 1976 : l'augmentation des salaires absorbe l'essentiel des augmentations du budg. 80% nouveaux postes de chercheurs devront être affectés à des labos de province. Souhait de structures inter-commissions pour le matériel.

ATP
mécanismes de la différenciation, difficultés posées par la répartition Paris-province.Ecophysiologie comparée : discipline pas assez développée en France. Economie de la santé : manque de coordination entre instituts (Maryse Gadreau, B. Majnoni, les ATP "Economie de la Santé". A propos colloque de Dijon, 7 mars 75). Physio du tissus calcifié : Mathé pense que l'épidémiologie des maladies dentaires devrait être développée en France. Pharmaco dynamique : pour Mathé, cette ATP est un succès. Deux problèmes, les difficultés du screening, le cout des animaux de laboratoire.

Examen des laboratoires propres
Centre de neurochimie: très important, transfert dans des locaux CNRS? Ce labo effectue des recherches de pointe sur le plan mondial dit Berkaloff. D'où risque du départ de l'université de cette "usine de recherche". A propos du recrutement d'une électrophysiologiste, Mathé proteste contre la technique du fléchage qui lui parait absurde. Labo de pharmaco et de toxicologie fondamentale. Il faudrait intéresser des biologistes à la pharmacologie. Mais Milhaud n'est toujours pas là. Centre de sélection des animaux de labo. Mathé s'inquiète de la contamination des animaux. Les souris venant de Grande Bretagne s'enrhument pendant le voyage, on ne peut donc pas les importer d'Angleterre ou les élevages sont pourtant excellents. Mathé propose la constitution d'un service central d'immunogénétique que Motta pourrait monter en collaboration avec l'INSERM.


1976

14-15 janvier
Directoire, P.V. Création d'un labo d'immunologie à Marseille, convention avec INSERM. François Kourilsky et Michel Fougereau critiquent les compétences scientifiques du CA du CNRS et demandent de participer à la rédaction de la convention. Grégory: cette convention engage les crédits des deux organismes (CNRS et INSERM). Plaidoyer de Jean Bernard pour l’opération Marseille Luminy.

Comité national, Section 21 biologie cellulaire
Les biologistes souhaitent que l'Institut de recherche scientifique sur le cancer (IRSC), l'un des plus importants instituts du CNRS avec 81 chercheurs et 119 ITA, puisse développer l'immunologie fondamentale. Mais ils commencent à déplorer certains dysfonctionnements : une direction difficile à exercer, l'absence de rotation des chercheurs, le peu de rendement d’un institut qu’il apparaît difficile de scinder en plusieurs laboratoires, un administrateur (J. Crozemarie) mis en cause, etc. Tandis qu’on demande la création d'un comité spécial pour réduire les dépenses, La section de pathologie dénonce de son côté : «le peu de rendement de l'IRSC.../ son gigantisme qui ne permet plus au chercheurs de communiquer entre eux, pour ne pas parler des "mauvaises équipes".../ des laboratoires vétustes, mais une singerie de luxe...». L'IRSC sera restructuré. D'autres laboratoires propres sont supprimés, comme celui des techniques chirurgicales dont on estime qu’il n'a plus de raison d'être dans un organisme de recherche.

Comité national, section 23 pathologie expérimentale et comparée (printemps)
Président: Jean Samaille (Lille II)
Secrétaire scientifique: Edmond Malaise (Villejuif).
la section 23 n’a plus à gérer qu'environ 150 chercheurs, tous grades confondus. Au printemps 1976, elle va traiter de 35 dossiers de candidatures extérieures (12 seront retenus), de 22 dossiers d'AR (dont 13 candidats au passage AR-CR), de 19 de CR (dont 16 candidats CR-MR) et de 6 de MR (dont 5 candidats MR-CR).
Le procès-verbal souligne le temps consacré aux chercheurs "à problèmes". S'ils ne représentent qu'environ un dossier traité sur dix, en revanche ils mobilisent neuf dixième des débats (en nombre de pages dans les P.V. par exemple). « X..., AR candidat CR, est un docteur en médecine qui ne publie pas, ce qui est déconcertant [sic]. Une lettre lui sera envoyée pour lui suggérer de se reconvertir». En attendant, il est prolongé pour deux ans. Jugement plus sévère pour un CR qui a deux publications à son actif, en vingt ans, mais dont il est vrai la section incrimine l'absence d'encadrement : «un directeur de recherche redoutablement absent», éternel problème du patron de thèse défaillant. «Y... est un CR de 61 ans (!), un cas désespéré [sic] dont on demande la radiation pour cause d'inaptitude à la recherche». A quelques mois de la retraite, il était temps de s'en rendre compte. «Quant à Z..., le rapporteur relève une nomenclature de travaux - "soi-disant" articles - ce qui dénote un cas qui relève de la psychose». Un autre relève lui de «la psychiatrie» et son passage, suggéré dans le cadre des ingénieurs (ITA) est refusé au mobile que «le corps des techniciens ne saurait souffrir ni de médiocrité ni d'indigence». Le chercheur en question sera donc lui aussi reconduit, etc.
Autant d'inscriptions sur la liste d'aptitude à la maîtrise que de postes de maîtres de rechreche : donc il faut considérer cette inscription comme une possibilité sérieuse de candidature à la maîtrise. Mais discussion sur ce point, il est décidé que l'inscription sur la liste d'aptitude = signification scientifique et non une prime de consolation pour un chercheur qui n'obtient pas la maîtrise. La promotion accélérée permet d'accélérer la carrière d'un chargé, le grade de maître rend en principe indépendant (plus de directeur de recherche). Les débats du Comité national doivent rester secrets, mais il importe que le nom des rapporteurs soit connu. Le rapporteur doit pouvoir prendre contact avec le candidat. Mode de scrutin: liste alphabétique des chercheurs et vote successif pour classer les chercheurs ; vote à la majorité absolue ou relative si il faut attendre le troisième tour. L'administration communique uniquement le nom de celui qui est en tête.
Paillard regrette que le vote se fasse plus à l'ancienneté qu'en tenant compte de la valeur scientifique des candidats. Vergnaud insiste sur la nécessité de faire passer en priorité les AR de 7/8 ans.
ATP : Substances antimitotiques. Génétique des petits mammifères. Hormones et médiateurs chimiques. Mitose et cycle cellulaire.

Automne
Berkaloff : Le CNRS doit prendre le train en marche. Si de nouvelles voies se développent en pharmacologie cellulaire, c'est maintenant qu'il faut prendre le train, ce qui ne signifie pas qu'il faille abandonner la pharmaco traditionnelle.
Centre d'étude des techniques chirurgicales La place de la recherche dans le domaine cardio-vasculaire s'est amenuisé. Le soutien devrait plutot venir de l'INSERM. Suppression.
Centre d'hémotypologie Le comité de don. ne s'étant pas réuni aucun rapport n'a été fait. De toutes façons, la section ne s'estime pas concernée par ce centre et ne désire pas l'examiner.
Centre de recherche sur la nutrition L'encadrement technique est très important, mais il n'y a pas de véritable direction de recherche. Il faudrait absolument que ce centre soit coordonné avec l'INRA et l'INSERM (auprès duquel il pourrait jouer le rôle de conseiller).
Mise en place des GRECO (groupes de recherche coopératifs) et des Actions Incitatives, Berkaloff : tout faire pour que les isolés s'intègrent à des équipes existantes. Problème de la difficulté d'évaluer les grosses formations LP et LA. Berkaloff dit que la section n'a qu'à donner son avis sur la partie du labo qui la concerne. Bouteille regrette que la plupart des labos doivent faire leur demande de crédit à six ministères différents. Berkaloff estime que le nombre de chercheurs idéal pour une équipe est de 6 à 7. A propos de la restriction de crédit pour la jouvence du matos : Bouteille : demande que les microscopes électroniques comme les chercheurs soient évalués sur leur productivité - Berkaloff : nous aideront ceux qui s'aident.
A propos des vacations : on se plaint beaucoup du DR du Val de Marne (motion au DG).

ATP, les priorités : microbiolgie, immunologie, neurobiologie. Berkaloff : demande d'éviter, dans la mesure du possible, l'autodistribution. Devoret souligne le retard de la France sur les molécules de DNA (approuvé par Berkaloff). Biologie spatiale? Berkaloff insiste sur la nécessité de préserver la génétique classique.

I. de recherche scientifique sur le cancer : Bouteille déplore le gigantisme de cet institut qui ne permet plus au chercheurs de communiquer entre eux. Demande intervention du CNRS pour re répartir les moyens à l'intérieur de l'IRC. Reconduction votée à majo. abs.
Recherche coopérative sur programmes ‘Anthropobiologie des populations andines, analyse du stock héréditaire et des phénomènes d'adaptation physiologique la haute altitude’ (J. Ruffié Jacques, Hôp Purpan Toulouse). Une autre RCP (87) a permis de faire une revue générale de différents échantillons de population sud-américaines et a démontré qu'il y aurait lieu de pousser désormais des investigations plus approfondies d'une manière séléctive. La situation de Ruffié est anormale, il fait de la médecine, mais refuse que son LP soit examiné par les médecins (Ruffié appartient à la sect. d'anthropologie).
Equipe de recherche L. Montagnier. Malaise regrette qu'on reproche aux chefs de groupes de ne pas savoir garder leurs élèves quand ils leur conseillent d'abandonner la recherche, faute de postes. Bouteille pense qu'une intégration ne peut se faire qu'au détriment d'une autre. Renouvellément.
Labo Halpern : le directeur prend sa retraite, solution mixte CNRS-INSERM est envisagée.Tubiana : dans le secteur de la médecine il n'y a que deux équipes dignes de ce nom dans le labo.
RCP Mathé : rapport favorable, mais Samaille pense que cette RCP est une industrie pharmaceutique qui ne veut pas dire son nom.

Comité national, nouvelle section 24 thérapeutique expérimentale et pharmacologie (printemps)
Président : M Meyniel Secrétaire scientifique : M Chedid
Colloques : Vote favorable (23o 1n) pour MM Mathé, Seligmann, Tubiana sur "les hématosarcomes non hodgkiniens : étude morphologique, immunologique et topographique"
Recrutement des chercheurs : protestations (Manuel) sur le faible nombre de mécdecins recrutés par le CNRS. Le chargé de mission (Fries) déclare que la direction a un souci constant de recruter des médecins, en plus des bologistes ou pharmaciens. A l'INSERM, seuls 50% des chercheurs ont une formation médicale (Mathieu).
Examen des AR : P… ne fait rien, un cas qui relève de la psychiatrie selon ce que dit le dir de l'unité. Faut il le faire passer ITA? Non les techniciens ne souffrent ni de médiocrité ni d'indigence", donc on le reconduit.Examen des CR, la déficience de l’encadrement des jeunes chercheurs est dénoncée par la section. Classement des candidats : Paoletti proteste car il estime que la pharmacologie a été très mal servie (un seul condidat, mais classé second).

(automne)
Informations générales : l’examen des formations devra être très soigné; explication du fléchage. Les chercheurs isolés doivent être aidés dit Berkaloff. : 15 à 23% du budget pour les aides individuelles. Mais la commission doit être extrêmement sévère pour l'attribution de crédits aux MR/DR qui ne doivent pas être aidés au détriment des équipes. Les relations avec la DGRST posent de multiples problèmes.
Questions des ITA : manque de postes, auquel il faut répondre par une redistribution des postes et non par une création selon le DSDV.
Relations CNRS/INSERM : une concurrence stupide. Les gros laboratoires peuvent avoir les deux labels mais les petites ERA qui se présentent devant plusieurs sections posent un problème. La chirurgie expérimentale pose des problèmes : faut-il conforter les secteurs déjà couverts ou développer d'autres thèmes de recherches ?
Le Président apprécie le découpage de l'ex section 24 mais regrette le manque de soutien de la recherche en biologie médicale. Problème de l'appareillage lourd : le nbre de microscopes électroniques va passer de 5 à 1, des spectroscopes vont être supprimés. Il faut un cofinancement université - CNRS. La pharmacologie : Inquiétude quant à l'avenir de cette discipline. C'est une science de transfert (entre fondamental et appliqué) et on ne doit négliger ni la pharmacologie classique ni la pharmacologie moléculaire.La situation est mûre pour une collaboration avec l'Industrie selon Berkaloff. Un questionnaire établi par M Lechat va être envoyé aux groupes CNRS et INSERM.
Les matériaux bio-compatibles : Il faut créer des réseaux en bio-mécaniques. L'Hormonologie : domaine vaste qu'il faut relancer et développer. L'odontologie : Peu de possibilités en France et enseignement de mauvaise qualité. La dermatologie : Il faut constituer des réseaux et utiliser les structures existantes. La biologie spatiale : discipline qui soulève des doutes (sérieux scientifique, coût...).

Examen des labos
- Laboratoire de physiologie du travail, problème avec les locaux dont une partie est restée au CNAM (crainte de voir s'opposer deux laboratoires s'il y a relogement) et difficulté avec le responsable depuis un certain temps à la retraite (nécessité de nommer un nouveau responsable).
- Centre d'études des techniques chirurgicales, renouvellement (Lockhart), la structure actuelle est à modifier (polymorphisme gênant), il faut une meilleur répartition chercheurs-ITA. Etude à réaliser sur l’ insertion des chirurgiens
- Centre de sélection et d'élevage d'animaux de laboratoire, problème de réorientation et de gestion : souhait d'une analyse financière.
- Centre d'études bioclimatiques (M Pocidalo) Renouvellement pour un an accepté (22o/24)
- Laboratoire de toxicologie et pharmacologie fondamentales (Lechat) : rapporteur frappé par l'enthousiasme du personnel, reprise en main intelligente et efficace de Paoletti.
- ERA Crabbe : cette formation jamais encore présentée devant la section 24 et appartenant à la section 22 se presente cette année aux sections 18, 22 et 24. La comission l'accuse de "manger à tous les rateliers" et refuse d’examiner ce dossier à l'avenir.
- RA Loubatières ne semble pas avoir résolu les problèmes de relation entre recherche et industrie pharmaceutique.
Propositions d'ATP : les drogues agissant sur les membranes, la toxicité des métaux lourds, les neuromédiateurs


1977

Comité thématique médecine
Berkaloff souligne la difficulté actuelle de faire faire de la recherche aux médecins faisant carrière dans le cadre universitaire. Trois difficultés pour les postes d'accueil : excellence nécessaire des candidats (éviter le substitut du service militaire), concours ouvert toutes sections confondues, retour dans l'enseignement supérieur ou recrutement définitif ? La règle est le retour dans l’Enseignement supérieur. Quel statut donner à ces candidats intégrés ? Salomon souhaite la création de postes au niveau AR-6 et non CR. Bouteille parle d'assimilation aux allocations de recherche

Comité national, section 23. Pathologie expérimentale et comparée.
(Semaille, Malaise)
Proposition de la section de créations de LP en milieu hospitalier (Necker, Saint Louis, Lyon).
Berkaloff : le CNRS veut développer sa précence dans le milieu médical. Les GRECO en sont à la phase préparatoire et plusieurs projets sont envisagés (dont la restructuration du LA Jean Bernard). Le CNRS préfère un GRECO plutot que de faire un pénultième LA. Mais au sujet des crédits, des questions sont posés pour que les chercheurs paricipants au GRECO ou autre réseau aient des avantages sur le plan financier.
Comité sectoriel indispensable pense DSDV car la biologie ext extrêmement étendue et il faut qu'il y ait des infos inter-sections. C'est peu satisfaisant car les idées ne fusent pas entre gens qui ne se connaissent pas.
ATP : Berkaloff. se déclare déçu par le manque d'imagination des chercheurs concernés par l'ATP microbiologie. Colloques : faut-il soutenir un coll. les virus entériques? (intestinaux) oui dit la commission car cela permet d'aider l'épidémiologie en France.

Automne
- Berkaloff : relations INSERM et CNRS : ne doivent pas copier leurs formules. Si les petites équipes du genre INSERM présentent des avantages, le manque de contact inhérant à ce genre de struture est cependant un inconvénient certain. Le CNRS est prêt à soutenir les petites equipes de l'INSERM, mais condition que soient données des responsabilités à l'un des adjoints du leader (problème des directeurs d'UR INSERM). Il ne faut pas désarticuler l'INSERM mais créer un réseau localisé avec conseil scientifique commun.
Manque de LP en milieu hospitalier : on a prévu d'en créer 3 (Necker, Saint Louis et Lyon)
Thèmes importants : cancérogénèse chimique (toxicologie), Boiron et Devoret chargé d'un rapport sur les voies à développer. Malaise plaide la cause de la thérapeutique expérimentale, problèmes de nutrition (à aborder au niveau cellulaire), instrumentation bio-médicale en France.
- LP centre d'immunologie, Marseille. M Fougereau remplace M Kourilsky (22o). Berkaloff. indique que tous labo doivent avoir un "DR de rechange".
- LA 47 la création d'un LP est prévue à terme pour le centre Hayem (l'équipe J.-P. Lévy est renouvelée).
Colloques : Images et signaux en médecine : avis favorable. Problème des enquêtes auprès des équipes. Le DSDV est reservé quant à ce type d'action. Pour les enquêtes de commissaires, il faut un mandat de la section et une acceptation du département.scientifique. Problème des réseaux et des contacts extérieurs : Berkaloff pense que les congrés "favorisent les jeunes quand il y a quelque chose à apprendre et les plus agés quand il faut faire comprendre". Janiaud (SNCS) soulève le problème de l'intégration des hors statut. Salomon montre que la situation des universitaires, qui peuvent ne rien faire, vu que leur emploi est garanti, génère des tensions.
On observe un manque de LP en milieu hospitalier : création prévue de 3 LP : L'un à Necker, l'autre à l'hôpital St Louis et le troisième à Lyon (permettant un effort en épidémiologie). Il s'agit de créer un réseau localisé avec un conseil scientifique commun et non de désarticuler les unités de l'INSERM.

Section 24. Thérapeutique expérimentale & pharmacologie
Exposé du DSDV : Il est possible de faire une politique de promotion des jeunes. La proportion des Docteurs d'Etat parmi les AR est inférieure pour cette section à celle des autres sections. Or c'est un très mauvais pronostic de promouvoir des chercheurs qui n'ont ni thèse ou équivalent (publications, diplôme). Il faut pousser les soutenances et publications.
Problèmes du mode de restructuration de la recherche médicale : nécessité d'avoir recours à une politique de réseaux (exposé du projet du Pr Jerome). Il faut s'orienter vers une formule souple dérivée des RCP ou des GRECO pour pallier la dispersion scientifique et géographique de certaines équipes, tout en favorisant le développement de certains thèmes pouvant faire l'objet d'ATP.
Le recrutement tournera autour de 3%, mais c'est peut-être la dernière année. La situation budgétaire est mauvaise.Le passage AR-CR nécessite impérativement l'obtention d'un doctorat d'Etat ou, à défaut, une activité scientifique de qualité équivalente.
Colloques : biochimie et la pathologie des tissus conjonctifs . VIIème congrès international de pharmacologie (subvention proposée de 40000 francs).
Le Pr Jerome présente un projet où il expose la politique de réseaux : formule souple, dérivée des RCP ou de GRECO, qui permettrait de pallier la dispersion scientifique et géeographique de certaines équipes ou chercheurs, tout en favorisant le développement de certains thèmes de recherche qui pourraient faire par exemple l'objet d'ATP, et trouver un mode de financement adapté.

Section 26 psyscho
C. Herzlich est autorisée à rejoindre la section de sociologie (SHS).


1978

16 janvier, 23 février
Directoire. Le problème de la recherche médicale déja évoqué il y a un an. Le CNRS doit-il maintenir une action dans un secteur déja largement couvert par l'INSERM, l'Université et Pasteur? Après enquête dans la communauté scientifique, la réponse est affirmative. Raison de principe: la recherche médicale relève des sciences de transfert et le CNRS a pour mission de veiller à ce qu’elle soit irriguée par la recherche fondamentale. Raison de fait: le CNRS dispose d'un millier de chercheurs dans ce domaine. Comment agir? Renforcer la fonction évaluative du CNRS. Le nombre de LP est trés faible (alors qu'en biologie, discipline voisinne il représente le 1/3). Manque de structure de concertation. Propositions : créer Comité thématique ‘médecine’ avec un conseiller scientifique auprés du DSDV (Lucien Hartmann). Créer des LP et des LM avec l'INSERM. Soutenir petites équipes (ERA) en les regroupant in GIS (Groupements d’intérêt scientifique). Lancer des ATP. Ainsi l'INSERM verrait bien ce dernier passer la main dans ce qu'il estime être son domaine prioritaire et fermer ses sections de pathologie expérimentale ou de pharmocodynamie. Cette perspective évoquée par le DG CNRS, R. Chabbal, est soutenue par Delbarre et F. Gros qui demandent la mise en place d'une structure de concertation nationale). La DGRST devrait avoir ce rôle dit Chabbal. Exemple des difficultés renctontrées dans le management commun (CNRS-INSERM) d'un labo, le "Centre de recherches néphrologiques de Necker-Enfants malades".

Lancement du PIRMED (Progr. Interdisciplinaire de recherche sur les médics.) Coordination des labos publics qui travaillent en pharmacodynamie. /Le Courrier n°47 sept. 82/

10 juillet.
Conseil d’administration. Le partage des compétences entre l'ISNERM et le CNRS. Création du Laboratoire d'oncologie et d'immunohématologie (pour stabiliser la prestigieuse équipe du Professeur Jean Bernard sur le point de prendre sa retraite). Il est normal que le CNRS prenne l'affaire en chage car il peut fournir à la recherche médicale des contact avec la recherche fondamentale en biologie et en chimie.

Section 23, Biologie des interactions cellulaires
P. Chambon (Strasbourg) : « le CNRS ne peut pas laisser le monopole de la recherche médicale à l'INSERM, (ce qui) reviendrait à l'abandonner aux mandarins ». P. Chambon et E. Wollman (I. Pasteur) «...tant que les concours (3° cycle médical) ne seront pas supprimés au profit d'un recrutement sur titre, rien ne sera possible.../ La biologie a plus fait pour la médecine que la médecine elle-même.../ le CNRS n'a pas à aider au double jeu médical...»

Comité nationale, section 24. Thérapeutique expérimentale & pharmacologie
Colloques : "Substances naturelles d'intérêt biologique" MM Potier, Barton et Sevenet, Nouméa, prévu sept 1979. Subvention demandée de 80000 francs.
Publication de la thèse "Les essais des nouveaux medicaments chez l'homme" par JM Rouzioux. Publication de l'ouvrage : "Les mycotoxines, les champignons". Recrutement des chercheurs : aucune répartition au préalable des nombres de postes nouveaux entre les diverses sections des Sciences de la Vie ne fut effectuée.
Promotions des chercheurs : le prorata du nombre de promotion attribué à chaque section n'est pas défini au préalable. Chaque section se prononce sur la qualité des chercheurs désireux d'accéder à une promotion et à les classer par ordre de valeur scientifique, sur une liste non limitative. De la confrontation ultérieure des listes résultera la répartition des postes entre les sections.


1980

Nobel de médecine à Jean Dausset, Dir. du LP d'oncologie pour ses travaux sur les incompatibilités des tissus, le facteur HLA. /Courrier n°38, octobre 80/


1982

Arrété du 30 juin
Redécoupage du Comité national : 45 Sections (), regroupées selon les 7 départments installés en 1976, soit pour les sciences de la vie (SDV) :
22 Structure biosynthèses et interactions des macromolécules biologiques
23 Biologie et physicochimie des systèmes macromoléculaires intégrés
24 Génétique et biologie cellulaire, microbiologie
25 Biologie des intéractions cellulaires
26 Biochimie et biologie végétales
27 Pharmacologie et thérapeutique expérimentale
28 Physiopathologie expérimentale et humaine
29 Physiologie animale
30 Psychophysiologie et psychologie
31 Biologie des organismes et biologie du développement
32 Biologie des populations et des écosystèmes


1984

Convergeance physiologie et biologie moléculaire. R. Monier: "Un fossé profond a longtemps séparé l'étude physiologique du cerveau et celle de ses activités les plus intégrées. Un heureux rapprochement est en train de s'amorcer. " J. P. Changeux: une révolution. /Le Courrier n°55-56 spécial/

Interview de Pierre Joliot. « La recherche: art, liberté, individualisme. Mon père m'a dit, fait de la biologie. La physique devient une science trop lourde. /Le Courrier n°54 janvier 84/


1991-92
Comité national, le clivage de la médecine en deux sections est finalement résorbé. Soit sur 40 sections, pour les SDV :
20 Biomolécules: structure et mécanismes d'action
21 Biomolécules: relations structures-fonctions
22 Thérapeutiqu et médicaments: concepts et moyens
23 Génomes-structures, fonctions et régulations
24 Biologie cellulaire, virus et parasites
25 Intéractions cellulaires
26 Fonctions du vivant et régulation
27 Biologie végétale
28 Biologie du développement de la reproduction
29 Fonctions mentales, neurosciences intégratives, comportements
30 Diversité biologique, populations, écosystèmes et évolution

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